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IPv6 : la France championne du monde

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ipv6, world ipv6 day

J’apprends aujourd’hui, au détour d’un article sur le blog cisco que la France est première dans le domaine de l’IPv6. Sous ce titre un brin humoristique, mais ô combien révélateur : France is Famous for Fine Wine, Cheese, and Now – IPv6 (la France est connue pour ses vins, ses fromages, et maintenant – l’IPV6), l’auteur Stephan Liu indique :

France is among the leaders in the worldwide deployment of the Next-Generation IPv6 Internet Their research and efforts date back 15 years and have played an important role in our understanding of IPv6. A recent study by Google has revealed that France is responsible for more than half of current IPv6 traffic worldwide. Three service providers are leading the IPv6 deployments – France Telecom Group’s Orange, Free and now with this joint announcement, SFR.

En substance, il nous dit que la France et en tête du déploiement de l’IPv6 notamment grâce à 15 ans de recherche. Il ajoute que cette recherche a aussi permis de mieux comprendre ce protocole. 15 ans après la France est donc responsable de la moitié du trafic d’IPv6 avec en tête les opérateurs Orange, Free et SFR plus récemment.

Je vous invite à lire l’article de 01net.com afin de saisir ce qu’est l’IPv6 et ses enjeux. Vous pouvez aussi lire l’article très complet de wikipedia sur le sujet. Mais pour vous la faire courte, votre adresse IP est un identifiant unique pour chaque internaute sur le web. Du fait de son unicité, il arrive un moment où il se fait rare. Notamment avec l’arrivée des pays émergeants sur le web. l’IPv4 est donc à bout de souffle. Il faut dire que cet IPv4 représente potentiellement 4 Milliards d’adresses. Il y a des solutions pour palier à son essoufflement, mais ce ne serait que retarder l’échéance. Il faut donc passer à l’IPv6 (qui représente un potentiel de 340 milliard de milliards de milliards d’adresses disponibles – rien qu’ça !). Le seul problème c’est que la bascule est plus longue que prévue à se faire. La prise de conscience fut tardive et les infrastructure ne suivent pas toutes.

Mais l’important c’est la prise de conscience avec notamment le World IPv6 Day qui s’est déroulé le 8 Juin et fut la vitrine du protocole le temps d’une journée. Le challenge était de taille : Près de 400 sites web (dont Google, Facebook, Yahoo ! et Bing) ont basculé vers l’IPv6 afin de réaliser un test grandeur nature. Un test qui est couronné de succès d’ailleurs.

Un bilan qui permet donc de se tourner vers le futur du net ?

Une chose est sure, la France est bien dans la course au numérique avec l’IPv6 et la fibre optique. Mais il ne faut pas non plus perdre de vue que cette même France veut « civiliser le net » (dixit Nicolas Sarkozy)… Attention donc aux tentations de Big Brother !

Web 3.0 : « l’internet des choses »

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web 3.0, Internet des choses, humain 2.0

Tout d’abord, n’allons pas trop vite en besogne. Le web tel que nous le connaissons aujourd’hui est nommé le web 2.0. Simple évolution logique du web 1.0…

Attardons nous sur ces deux appellations avant de voir poindre le nez du web 3.0.

Petit retour en arrière

Le web 1.0 c’est le web de l’hypertexte. C’est à dire des pages interconnectées entre elles grâce à un lien. le html (langage hypertext) en est son représentant technique. Le html est encore très utilisé aujourd’hui, mais couplé au CSS et parfois au javascript et même du php. Ce mélange forme le web 2.0 : plus évolué, plus rapide, plus de possibilités créatives.

Web 3.0, un terme marketing ?

Une fois posé simplement ce que représente le web 2.0, on est en droit de se demander ce qu’est, ou sera, le web 3.0. Une évolution rapide et logique du 2.0. Il est certain que le terme paraît un brin marketing, mais il symbolise néanmoins son évolution.

« L’internet des choses »

Sachez aussi que pour suivre une évolution, il faut rester sur la même ligne que le départ. Alors on a déjà des éléments de réponse : un web libre, ouvert, gratuit. Et à ça se rajoute l’interopérabilité.

Je n’oublie pas non plus la partie technique de ce que représente le web 3.0. C’est IBM qui intervient avec une définition datant de 2009 (source wikipédia) :

IBM estimait à près d’un trillion le nombre d’objets connectés par des capteurs reliant l’univers physique à celui du numérique, constituant ainsi  » l’Internet des choses « .

IBM a-t-il raison ? Le web 3.0 est l’avènement des objet interconnectés ? l’avènement de « l’Internet des choses » ? Et quelles sont ces « choses » ?

C’est tout un écosystème du web qui est visé. Autant les smartphones que les appliweb, le cloud computing, les différents OS et autres acteurs du web (bloggeur, contributeurs, internautes,etc…). C’est ce tout interconnecté qui créer le web 3.0. Il y a donc une donnée à la fois communautaire et éparpillée sur sa représentation. Ce fait explique en partie pourquoi il est très difficile de légiférer sur le web.

Pas encore pour demain ce web 3.0

Une chose est sûre, on se dirige de plus en plus vers cette interconnexion, cette synergie d’objets forment un réseau solide, mais encore expérimentale. En y regardant de plus prêt, le cloud computing, les web appli, même le html 5 à son niveau y contribue. Mais ces technologies sont récentes. C’est pourquoi, il faut attendre leurs maturation afin d’affirmer que le web 3.0 est en route.

L’humain connecté

Mais en prenant le contre pied, si le web 3.0 n’était pas l’internet des choses ? Verrait-on un jour ce web 3.0 ? Et quelle serait alors la suite logique du web 2.0 ?

On peut très bien imaginer un web ouvert qui empiète sur notre condition humaine. C’est à dire l’humain connecté. Nous avons déjà l’internet ultra présent et notre identité appartient au web (Facebook, Google, etc…) et est stockée dans des bases de données. De plus, avec la technologie portable, comprendre les smartphones, gps et autres, nous sommes toujours dépendants de cette dernière. Mais cet humanoïde ne sera possible que quand le fossé numérique se sera résorbé… Au moins d’un point de vue technique. Donc ce n’est pas pour demain… Peut-être un web 4.0 ?

Diaspora : un projet fou de réseau social

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diaspora

« Diaspora » : Du Grec diasporá, « dispersion ». Le terme désigne donc la dispersion d’une communauté ethnique ou d’un peuple à travers le monde.

Diaspora, c’est son nom. Ce nouveau réseau social se veut libre, ouvert et open-source. D’ailleurs, il va ouvrir ses portes d’ici quelques mois (Septembre 2010 ?).

Et oui encore un réseau social… mais celui-ci change la donne ! Les quatre étudiants New-Yorkais à l’origine du projet promettent qu’il sera respectueux de votre vie privée. D’ailleurs ils ne manquent pas de critiquer Facebook sur leurs Twitter ou encore de citer le blog de Matt McKenon qui a réaliser un excellent travail sur l’évolution de Facebook en matière de vie privée. On se rend vite compte que notre vie privée est exposée et ouverte à tout le réseau Internet.

Le principe de Diaspora est un réseau social décentralisé, un peu à la manière du peer2peer, et permet d’être maître de sa vie privée. L’idée est séduisante et pourrait attirer les déçus de Twitter, Facebook, ou encore les anti-Facebook et autres fervents combattants de la vie privée sur Internet.

Et ce sera sans doute mon cas, je m’inscrirai sur Diaspora pour me faire une idée. J’ai déjà essayé Facebook… une ignominie. Je suis de temps à autre sur Twitter : Mes espoirs reposent donc sur Diaspora.

Enfin, pour vous donner plus de détails sur ce nouveau projet, j’imagine que ce sera un logiciel à installer qui fera que vos données seront stockées sur votre ordinateur et non sur un serveur distant (puisque vous serez considéré comme propre serveur). De plus, il sera distribué sous licence aGPL (licence GPL adaptée au réseau). Puis fait rare pour un tel projet (preuve d’une réelle attente), il obtiendra sans doute plus de 200 000$ de dons sur la plateforme kickstarter. C’est énorme comparé aux 10 000$ attendus…

Vous savez tout, il vous reste à suivre de prêt le projet et attendre la première version. Tout se passera sans doute ici

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