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Le numérique a tué l’instant présent

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instant présent et numérique

Oui, ça vous parait être une antiphrase, mais je veux parler du vrai instant présent. Celui que l’on ne vit qu’un seule fois. Une fois dit ça d’ailleurs, doutez-vous bien que tout est dit…

Aujourd’hui le moment n’est plus unique mais fractionné avec les retranscriptions en live sur Internet, la multiplication et les duplicatas des contenus (films, musiques, etc…) et de leurs supports (audio, vidéo), sans parler que plus aucune vidéo n’échappe à Google, ni aucune photo à Facebook.

Il ne s’agit donc pas d’une critique, mais d’un constat. Le moment unique est amoindri par le numérique. Comme avalé.

Mais peut-être faut-il considérer ce phénomène comme une évolution sociétale logique ?

Le besoin de reconnaissance et le besoin de satisfaction sont de plus en plus présent. Ils ont aussi un point commun, l’image. C’est sous-entendre se montrer, sans crainte généralement. C’est aussi être consommateur de l’image. Les médias sociaux ont répondu à cette demande d’ailleurs.

Ce fait s’explique aussi par le défi technologique que représente les systèmes temps réel qui prennent en compte les contraintes temporelles ou encore tous les outils possibles mis à notre disposition pour retoucher les médias. J’en veux pour exemple que la photo numérique à remplacé l’argentique. S’en suit le fait que quasiment toutes les photos publiées sont retouchées. Encore une fois l’esprit de l’instant présent ne s’en dégage plus. Ajoutez à ça, le fait qu’elle soit partagée sur Internet et vu par des inconnus lui retire toute son unicité.

Après on peut évidement nuancer ces propos si vous me dites que depuis toujours, la photo est partagée ou a pour but d’être montrée. De même pour les autres médias. Mais Internet amplifie et accélère ce phénomène.

Enfin, le numérique ne nous appartient pas. Car prendre une photo, c’est une chose, la retoucher, soit. Mais la publier sur Internet c’est la soumettre à un lieu public. C’est aussi l’archiver sur un serveur quelconque. En plus de la dématérialisation, il y a une forme de dépossession dans tout ça. C’est sans doute ce qui me dérange.

Pour autant le numérique est une très bonne chose. On peut lui attribuer des fonctions de partage, de sauvegarde et d’optimisation. Le partage est une notion clé dans une communauté. Tout comme la sauvegarde. Quand il n’y avait pas ces plages de sauvegarde, ce sont nos aïeux qui se chargeaient de faire vivre le passé.

Le numérique est une évolution technologique de la société. On vit des moments 2.0 et notre mémoire est elle aussi conjugée 2.0.

Finalement c’est peut-être ça aussi la société d’aujourd’hui ? Le moment unique se vit sur Internet. Notre cerveau mute pour assimiler ces nouveaux moments, ces nouveau espaces. Nous avons besoin d’optimisation de notre mémoire via un réseau, donc de la partager à un plus grand nombre tout comme recevoir plus d’informations. Dans ces cas là, l’instant présent n’est pas mort, il revit, mais subit alors la transformation adapté à la société d’aujourd’hui. Rapide, fractionnée et collective.

Dans tous les cas, ce précepte n’est pas prêt de nous quitter, et qu’importe l’évolution : « les mémoires individuelles font la mémoire collective »

L’ordinateur du futur, un concentré scientifique ou technologique ?

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ordinateur quantique

L’avancée technologie sera possible grâce à l’avancée scientifique, c’est l’équation qui semble aujourd’hui de plus en plus crédible. La course aux octets et aux hertz arrive à bout de souffle. Bien qu’il se soit toujours bien développé, notamment avec l’arrivée des « cœurs ».

Des ordinateurs énergivores

Le hic c’est que les ordinateurs demandent beaucoup d’énergie, mais les ressources pour ordinateurs en demandent autant, comme les jeux vidéos ou certains logiciels, d’où cette course. Mais elle est tout aussi légitime car elle permet l’augmentation des calculs par les ordinateurs et donc une avancée pour la recherche. Il y a donc une volonté, et sans doute un défi, de rendre l’informatique toujours plus rapide, plus puissant, jusqu’à le rendre aussi puissant et capable intellectuellement qu’un humain.

Seul problème justement, cette limitation technologique. Le bit s’essoufle

Place au bit quantique

C’est là que la science intervient encore. Et de se dire que technologie et science sont très complices, pour ne pas dire interdépendants à présent.

Alors pour améliorer la puissance et repousser les hertz, il semble que ce soit la solution. On connaît déjà l’avenir proche des micro-processeurs qui ne seront plus sur du silicium mais du graphène. Mais l’ordinateur du futur va s’associer aux propriétés physique et évoluer au gré de de la physique quantique. Pour faire simple, on sait que le binaire, base du numérique, c’est deux états possible : 0 ou 1. Maintenant, sachez qu’il existe potentiellement le qbit pour bit quantique. Il sait gérer tous les états possible d’un bit en même temps.

ordinateur quantique

Pour exemple : 4 bits c’est 2 puissance 4, soit 16 états différents. Alors imaginez à présent que le qbit gère simultanément ces 16 états. C’est très abstrait, mais la puissance de l’ordinateur quantique est à présent révolutionné. D’autant que je rajoute une information :

En 2020, il n’y aura plus qu’un seul atome dans les éléments logiques d’un ordinateur [...]. On peut attraper un seul atome au bout d’un faisceau laser et coder de l’information à l’intérieur

Philippe Grangier, de l’Institut d’optique de Palaiseau.

On se rend donc bien compte du lien et de l’implication de la science pour la technologie. Chacun y voit un intérêt certain.

Pour en savoir un peu plus sur cet ordinateur quantique, il y a l’article de wikipédia.

Mais tout ça n’est pas pour aujourd’hui

L’ordinateur quantique c’est pour le moment une utopie physique car il y a beaucoup d’obstacles avant d’y parvenir et il faut être sûr de parvenir à un modèle tangible.

D’ailleurs il n’est pas exclu qu’avec le développement de la technologie que justement il voit le jour prochainement …

L’ordinateur du futur c’est donc une part d’utopie, beaucoup de réalisme et un défi pour la recherche. Et pour les geeks ?

La technologie, indicateur des tendances sociales

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big brother technoéthique

Aujourd’hui Internet est devenu une base de donnée géante et mondiale. C’est même une endroit de savoir commun et constamment renouvelé. Cette base de donnée est d’ailleurs alimentée par les réseaux sociaux notamment, ou encore nos recherches Google. Cette même base de donnée est par définition l’objet de convoitises. Elle permet de créer des profils d’internautes ! Au passage, j’en conviens, il apparait réducteur de comparer Internet à une base de donnée, mais l’image correspond aux besoins de l’article.

Qui s’intéresse à cette « base de donnée » ?

Tout d’abord, et pour faire simple, il y a des intérêts économiques et scientifiques. Scientifiques car Internet est public et les données sont non seulement des données empiriques, mais aussi des données très précises sur nos modes de vie. Ensuite économique car permet de créer des profils d’internautes, le tout dans un but mercantile et publicitaire. À partir de là, il est simple de deviner à qui profite le crime. C’est aussi bien les sociétés privées, les industries en tout genre ou encore les cabinets de R&D et autres observatoires en tout genre.

Le futur se lit dans les recherches Google

Je pense que les mots clés utilisés sur Google sont des meilleurs indicateurs que les sondages. Déjà le nombre est plus élevé et correspond à du temps réel. Par exemple, l’indice de confiance des consommateur peut être largement vérifié selon les recherches Google : En Allemagne, un suivi des recherches menées sur Google pour un bien de consommation particulier permet de mieux en prévoir les ventes au détail aux Etats-Unis que la méthode classique, qui repose sur les enquêtes auprès des ménages consommateurs.

Et maintenant sachez que c’est encore plus vrai grâce aux hastags sur Twitter, les mots clés sur Facebook, etc…

On peut donc prévoir des ventes, des tendances sur le comportement, la mode, etc… Faut-il croire pour autant que désormais le système marketing est en mesure de créer et prévoir les modes ?

Anxiety Index

PLus récemment, on est en mesure, via les blogs, des mesurer l’indice de moral des citoyens d’un pays. L’idée est simple, on analyse les billets de blogs publiés et on en tire une tendance à partir des mots utilisés dans les articles. Cette méthode est aussi utilisée en ce moment pour Twitter, les résultats devraient arrivé sous peu.

Alors que peut-on en retirer ? Nous sommes qu’au début, mais il y a un intérêt politique et économique ici. L’appareil politique peut s’adapter selon le moral de la nation et, tandis que le moral prédit aussi la bourse et la propension du consommateur à dépenser. Par la suite et au fur et à mesure de l’affinement de cet indice, il sera possible de prédire quel secteur sera privilégié par le consommateur ou encore créer des nouvelles lois mathématiques pour prédire le comportement humain. Enfin tout est envisageable…

Une éthique à repenser

Tout ça a un arrière goût de Big Brother. Analyser les données laissées par les internautes. On sait bien que même si les scientifiques utilisent ces données sans arrières pensées, tôt ou tard les formules seront utilisées à des fin mercantiles si elles tombent dans de mauvaises mains. Et je ne parle même pas des industries privées qui, elles, ne se gênent pas pour utiliser ces données, avec ou sans notre accord.

Sans relancer le débat sur la neutralité du web et la vie privée, il faut légiférer, et vite ! La technoéthique est un peu acquise, souvent bafouée.

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