censure europe

Mise à jour : j’ajoute une dimension « mondiale » à cet article en précisant (merci owni) que la lutte n’est pas seulement européenne, mais bien mondiale. D’ailleurs en Asie, la pédophilie et le tristement célèbre tourisme sexuel est prohibé, pourtant on a bien moins de mal à trouver un enfant pour relation tarifé dans la rue que sur Internet. Malgré tout ça, les différents gouvernements (notamment l’Indonésie) cherchent à mettre en place des filtres et une liste des « bons et des « mauvais » sites. Jusqu’où va aller ce vent de conservatisme ? On était plus tranquille au final quand Internet était encore peu maîtrisé par les politiques (que dis-je ils ne maîtrisent toujours pas…)

«Le Parlement européen veut vous enlever le droit de rechercher en toute intimité», écrit le moteur de recherche Ixquick en réaction à l’adoption de la “Déclaration écrite 29“, il y a deux semaines, au Parlement Européen. Cette une phrase lourde de sens. Au nom de la lutte contre la pédo-pornographie, les moteurs de recherche pourraient devenir des moteur d’indexation et d’archivage de vos adresse IP et vos recherches. Et à ixquick d’ajouter : « Chaque fois que vous utilisez un moteur de recherches courant, vos données de recherches sont enregistrées.
Les termes de votre recherche, l’heure de votre visite, les liens utilisés, votre adresse IP et votre identité d’utilisateur de cookies, tous sont enregistrés dans une banque de données.
 »

Un label inutile ?

Sachez pourtant qu’en terme de vie privée, ixquick sait de quoi il parle car en 2008 le moteur de recherche à reçu le label de protection des informations personnelles (« European Privacy Seal »). Le mieux c’est que à ce jour c’est le seul à avoir reçu ce label.

Derrière ces belles paroles, l’Europe tue d’une main ce qu’elle à construit de l’autre. Si la déclaration écrite 29 venait à devenir une loi, alors ce serait la mort d’un modèle. Le moteur de recherche tel que nous le connaissons deviendrait un vulgaire archiveur comme je l’ai écris plus haut. “Cette proposition ajoute une nouvelle brique à la société de surveillance, écrit Christian Engström, Et c’est encore pire à l’heure où l’on parle du droit à l’oubli.

Les sites pédophiles : un mirage ?

Et ce n’est pas tout. Encore au nom de la pédo-pornographie, on va traquer et espionner les citoyens (notamment avec la loi LOPPSI en France). Pendant ce temps, on s’écarte des vrais problèmes. Mais la réussite, il faut bien l’avouer, des gouvernements c’est de faire croire que le pédophile guette et sommeille derrière chaque jeune internaute. Pourtant il est bien vain de croire que des images et vidéos pédophiles sont accessibles en « 3 clics » comme pourront vous le soutenir des policiers et autres fonctionnaires de l’état.

L’industrie pédophile sait s’adapter à la technologie et aura toujours un coup d’avance si les gouvernements ne s’adaptent pas ou s’ils s’écartent des vrais problèmes. Cette industrie engrange des bénéfices, alimente bon nombre de « consommateur » et ceci au nez et à la barbe de tous. Car ils utilisent des réseaux souterrains privés. Google n’indexe pas ces réseaux. Au pire ils ne vont pas sur Internet. On voit ainsi les limites de Google. Google n’est pas le web, Google indexe seulement une énorme base de donnée de sites, de vidéos et d’images, mais seulement ceux qui lui ont demandé.

En tout cas, depuis des années que j’écume le web, jamais je ne suis tombé par hasard sur un site pédophile. Et heureusement ! Mais maintenant que va-t-on faire si l’on nous surveille sur les moteurs de recherche ? se tourner vers des solutions sécurisés… ceci va entraîner justement l’utilisateur lambda à sécuriser sa ligne, son accès à Internet, ses recherches et son surf. Du coup cette technologie va s’améliorer selon la demande. C’est déjà le cas avec le proxy, les VPN et la recherche sécurisée en SLL via google. Mais ça j’en ai déjà parlé, c’est le même lien de cause à effet qu’avec HADOPI.

La vérité est ailleurs

Pour comprendre un peu plus ce milieu obscure, je vous invite même à lire confession d’un pédophile, l’impossible filtrage du web édité par inlibroveritas, il est gratuit et très instructif. Cliquez sur le lien pour connaître une autre vérité. Je suis en train de le lire.

Non ! Le danger n’est pas derrière chaque clic. Si on écoutait Nadine Morano, sa donnerait ça :

Un discours alarmiste qui nous dit que le danger est dans la chambre de l’enfant à partir du moment où il à un ordinateur à sa disposition. Par nature, je m’aventure à dire que le prédateur sexuel est frileux, timide et malin. Ainsi on peut déduire simplement que le web est trop « exposé » pour lui. Il cherche plutôt dans son entourage proche. C’est plus simple, moins risqué et immédiat. Une étude souligne que le véritable « risque » pour un enfant vient de son vis-à-vis. C’est à dire souvent un enfant du même âge. Que ce soit des insultes, humiliations ou avances sexuelles. La vérité c’est que Internet essuie un acharnement médiatique et politique car il est gênant. La pédophilie est une excuse pour le verrouiller.

En conclusion, je trouve normal de lutter contre la pornographie infantile, mais pas de bafouer le droit à la vie privée sous ce prétexte. C’est qu’un écran de fumée, une manière déloyale de tuer la liberté sur Internet. C’est une malhonnêteté intellectuelle venant de l’Europe et des politiques. Et quand on pense que en Finlande, Internet à 1 méga est devenu un droit…