citron vert limewire

Vous connaissez tous Limewire, le logiciel open source de p2p. Il a fait les beaux jours du p2p avec Emule et le torrent. Désormais il est inutilisable car suite à une injonction de la RIAA (un association qui défend les intérêts des maisons de disque), le logiciel est bloqué. Voyez par vous même sur le site de Limewire.

Je vous l’accorde, je n’ai jamais utilisé Limewire, par contre j’ai testé son cousin frostwire. Et je vous l’accorde aussi, cette nouvelle est une petite victoire pour la RIAA. Et en même temps, une grande défaite. Et oui, cet exemple est parfait pour illustrer la malléabilité de l’open source.

Qui sème récolte

La RIAA, à force d’acharnement, s’attire les foudres de la communauté autour de Limewire. Du coup, un Limewire tout neuf est sortit: Limewire Pirate Édition. Un des développeur de cette nouvelle version nous donne plus de détails via torrentfreak :

Tous les réglages distants ont été désactivés, la barre d’outils Ask a été enlevée et toutes les fonctionnalités de Limewire PRO [l’ex-version complète et payante du logiciel, ndlr] ont été activée gratuitement. » Cadeau ! Les nouveaux développeurs promettent que la Pirate Edition marchera mieux et plus longtemps que sa grande sœur officielle, et ne cherchent aucune forme de rémunération : « ni publicités ni mouchards » dans le logiciel, « les codeurs pirates font ça pour le bien de la communauté ».

L’équipe de développeurs reste anonyme pour le moment. Mais une chose est sûr, ce n’est pas la même que celle de Limewire car ces derniers ont appelé à ne pas reprendre le flambeau.

Précision, la RIAA a déjà réussi à fermer le site de la nouvelle version pirate mais pas encore le client p2p…

L’open Source qui dérange

Au delà de Limewire, la RIAA s’attaque à toute une communauté très active et solidaire en plus de s’attaquer à une entité invisible. L’open source, qui par définition est le contraire du propriétaire, ne dépend pas d’une entreprise ou du droit d’auteur. Le logiciel est « clonable » à l’infini car on a un accès à ses sources. pinguin linux open source

On comprend facilement la frustration des industries, mais surtout le génie des inventeurs de cette licence. Elle est légale, reconnue juridiquement et institutionnalisée mondialement (notamment avec la FSF et les associations de défense et de promotion comme l’April en France), sans compter le fort soutient de la communauté.

L’industrie perd une bataille mais pas la guerre

Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué comme on dit. L’industrie ne sait pas s’acclimater et une alternative voit le jour à chaque coup dur ou loi liberticide. Mais elle sait se montrer persuasive à coup d’injonction de justice et à grand coup de lobbying.

Mais sachez aussi que des protocoles tels que gnutella (utiliser par limewire et consorts) sont eux aussi open source…

Alors pour l’instant l’industrie n’a pas trouvée de parade et continue sa lutte à coup de millions. Cette industrie sait aussi se faire plaindre malgré un chiffre d’affaire toujours en hausse et dilapide l’argent du contribuable (aides de l’état, Hadopi, carte musique jeune, taxe copie privée, etc…) et ne sais toujours pas s’acclimater au numérique.

Le seul problème réel pour l’industrie du disque, est aussi le problème que pose le capitalisme. On  nous considère comme des consommateurs : Ils veulent nous pousser à dépenser par n’importe quel moyen et n’écoutent pas nos desiderata.

C’est donc la confrontation du modèle propriétaire contre le modèle libre et open source…