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la neutralité du web, une vraie tour de Babel
30/08/10

Mise à jour 2 : suite à un bug, j’ai du rééditer l’article
Mise à jour : Google négocie un accord avec verizon. Pour citer pcinpact : « L’accord voudrait laisser à Verizon, l’un des principaux FAI des États-Unis, le droit de favoriser la transmission de certains contenus si leur créateur a payé l’opérateur pour ce privilège. Les gros distributeurs de contenus, comme YouTube, pourraient donc accélérer l’accès de leurs utilisateurs. ». Reste à voir comment Google va répondre à ça…
La neutralité du web est en chantier en France et ailleurs dans le monde. C’est le cas des USA, de l’Autralie, de l’Angleterre, et plus récemment du Chili. À ce propos, tenez vous bien, le Chili est le premier pays à voter une loi en faveur de la neutralité des réseaux.
Alors qu’implique cette neutralité ? La consultation publique de la secrétaire d’Etat à Prospective et au développement de l’économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet est-elle un leurre du gouvernement ou véritable volonté d’avancer sur ce sujet ?
Au commencement…
Un web ouvert à tous et pour tous? Ce principe n’est pas le maître mot d’Internet au début. Le début d’Internet c’est plutôt un Internet privé, fermé, militaire (Arpanet etc…). Cependant la neutralité est un principe important du réseau public car il n’y avait pas non plus de régulation, la question ne se posait même pas.
Littéralement, la neutralité c’est l’absence de prise de partie dans des questions ou des différents. Donc la neutralité des réseaux c’est le respect de la source, le libre accès à tout contenu pour tout utilisateur du réseau. Et qu’importe le lieu ou le FAI utilisé !
Et patatra
Pourtant on remarque que la neutralité des réseaux n’est pas gagnée d’avance. Nous l’avons bien remarqué, d’une part il y a ceux qui légifèrent (députés et sénateurs) qui ne sont pas assez partial et compétents. Et d’un autre côté les FAI profitent de ce flou pour en faire à leur guise et ont tendance à oublier leur devoir de transparance comme Orange qui bride le protocole de voip utilisé par skype, ou encore Comcast au USA qui bride le protocole Bittorrent.
Je rajoute aussi que certains pays décident des sites à consulter pour leurs population, ce sont d’ailleurs des dictatures pour la plupart (Nyanmar, Chine, Iran, Pakistan, etc…).
Une pression sur les moteurs de recherche et autres acteurs du web
Une attention toute particulière est portée sur les moteurs de recherche et le FAI aussi. Les moteurs de recherche indexent et référencent des millions de liens. Ils peuvent décider donc de les déréférencer, il y a une dépendance car la majorité des Internautes utilisent Google, yahoo ou Bing pour trouver un site web et pour les webdeveloppeur pour se le faire référencer.
J’ajoute aussi la pression supplémentaire sur Google qui a annoncé il n’y a pas si longtemps que les sites web rapides seraient mieux référencés.
Quant aux FAI, mis à part un filtrage DPI qui porterait gravement atteinte à la neutralité, et même à nos libertés, on est relativement à l’abri car ils ne veulent (pour l’instant) pas trop se mouiller et encore moins payer pour du filtrage.
Puis que dire des navigateurs ? ils sont eux aussi directement impliqués et jouent de plus en plus un rôle central sur Internet. Je pense qu’ils sont neutres mais l’arrivée du chrome os est à surveiller de près. Comme ne pas privilégier ses services plus qu’un autre.
Il reste aussi les hébergeurs qui sont sollicités par les chasseurs de pirates. Les hébergeurs peuvent couper l’accès à un site sur requête d’un juge. Mais ils ont un statut assez protégé et compliqué à la fois. Cependant les cartes sont brouillées avec l’arrivée d’Hadopi, et de la Loppsi prochainement.
Légiférer, est-ce la solution ?
Il faut prendre garde à un Internet à deux vitesse comme le rappelle si bien La Quadrature du Net. Pousser la neutralité à l’extrême ce serait favoriser des sites web. Google est en mesure de le faire et c’est probablement en projet : « Google veut donc installer ses propres serveurs chez les fournisseurs d’accès, afin de stocker en cache ses contenus les plus populaires (vidéos de YouTube par exemple), pour alléger la charge sur le réseau » (source). Une autoroute du net après l’autoroute de l’information ?
Pour éviter tout désagrément de ce genre, il faudrait peut-être légiférer. Mais les lobbies ne sont pas non plus de cet avis. Eux qui commencer à s’attaquer directement aux sites web. Et légiférer c’est trouver forcément un régulateur ou un interlocuteur. l’ARCEP existe déjà et semble être à même d’endosser ce rôle. Quid de la neutralité du régulateur… Ou encore, quid de la neutralité des perlementaires…
Du ramdam et des hommes
Personne ne semble avoir le même avis sur la question. Il y a trop d’interlocuteurs et d’intervenants dans le débat. Ils sont pourtant nécessaires, mais le débat n’a pas lieu d’être, Internet c’est la neutralité. Mais le propre de l’homme c’est de se mettre des barrière… et de passer outre. Je ne vais pas énumérer la liste pour sécuriser sa connexion façon hadopiproof, j’en ai déjà parlé. L’important c’est aussi que le débat soit posé et alimenté. Tous els acteurs sont les bienvenues.
« l’argent c’est le nerf de la guerre », et le gratuit ?
18/07/10

Depuis peu, on vient de savoir que c’est avast! Free Antivirus qui est l’antivirus le plus utilisé et détient 11.45% des parts de marché. Derrière lui, Antivir et AVG. Autrement dit, ce ne sont que des antivirus gratuits. Ils donnent une vraie leçon aux concurrents qui sont autres que Symantec ou Bitdefender, des éditeurs qui font payer leurs antivirus. D’ailleurs Symantec (l’éditeur de norton) ne voit pas d’un bon œil ce trio de tête. Créer et faire payer un logiciel qui est moins performant et moins apprécié qu’un logiciel gratuit. Est-ce la nouvelle tendance ?
Google, le gratuit et les autres
On voit bien que le gratuit est un modèle qui porte ses fruits. Cependant, le gratuit ne peut se faire que n grande partie par un financement… c’est un paradoxe. Google propose des services gratuits mais financés avec la publicité. On peut aussi citer Mozilla Firefox qui est le deuxième navigateur le plus utilisé, mais la fondation Mozilla est financée à 80% par Google. Bon nombre de logiciels gratuits doivent tout de même avoir du financement. Soit par des financeurs privés, soit par la publicité, soit par un logiciel gratuit et une version payante pour un service amélioré, ou encore, par un produit « vache à lait », c’est à dire un produit phare qui est vendu par une société et qui lui permet de financer un logiciel gratuit à côté. Enfin, il reste aussi le don et l’investissement humain. C’est ce dont bénéficie beaucoup Linux et le monde du gratuit.
L’interdépendance nécessaire ?
Un logiciel de qualité n’est pas nécessairement un logiciel payant. Et un logiciel gratuit n’est pas non plus forcément de qualité. Ça va de soi. Mais tout ça pour dire que chacun a peut-être besoin de l’autre. On peut prendre Mozilla pour exemple. Serait-il aussi performant s’il s’auto-finançait. Et si Internet Explorer n’investissait pas autant d’argent et s’appuyait sur la communauté du libre pour développer son logiciel, serait-il aussi peu plébiscite ? Ce ne sont pas des arguments qui prouvent l’interdépendance nécessaire, mais au moins le débat est lancé, et je précise que mon avis est tout autre.
La guerre ne fait que commencer
Le logiciel gratuit attire la convoitise. Efficace, simple à utiliser et performant, pas besoin de marketing, c’est une formule qui échappe aux sociétés privées. Alors elles peuvent être tentées par le rachat. La preuve en ai avec Sun qui a été racheté par Oracle. Sun, l’éditeur de OpenOffice, l’excellente suite bureautique gratuite. Le rachat permet de s’approprier la suite bureautique, j’espère qu’elle restera gratuite. Mais au delà de ces rachats, il y a derrière une véritable guerre du logiciel et du brevet logiciel. On peut tout de même comprendre que investir des milliers millions d’euros pour des logiciels qui sont égalés, voir dépassés par des logiciels gratuit c’est frustrant. Mais ils oublient de prendre en compte le paramètre humain. Nous ne voulons pas de marketing et de consumérisme inutile, nous voulons un logiciel stable, simple et répondant à un but précis. Alors heureusement qu’il existe ce contre-pouvoir entre logiciel gratuit, libre et logiciel payant, notamment via des systèmes de licences libres ou payantes.
Pour finir, je voudrais rajouter une chose qui me tiens à cœur de le dire, et qui doit se ressentir dans l’article. Tant que les sociétés nous prendrons pour des pigeons et ne prendrons pas en compte nos véritables desiderata, le logiciel libre continuera sa progression. Et même si on nous sortait un logiciel parfait, mais payant, je préfère avoir un gratuit qui tend à s’améliorer. Car c’est tout a fait anormal qu’une société nous fournissent à l’heure actuelle des produits qui ne sont pas toujours fini. La dépendance financière est bien entendu une donnée à prendre en compte, mais notre liberté de choix et la solidarité sont des armes qui sont les plus efficaces.
Le logiciel est un marché, ce n’est pas nouveau. Et le logiciel libre est un trouble fête…
L’ogre Facebook
3/03/10
Il faut croire que Facebook utilise cette bonne vieille méthode de publicité qui consiste à toujours faire parler de lui. Facebook c’est le faiseur de buzz qui cherche aussi à buzzer. On assiste donc à tout sorte d’information pour le site qui recense près de 400 millions d’utilisateurs. Ainsi l’actualité récente nous apprend que Facebook devrait être bénéficiaire en 2010 et dégager environ 1 Milliard de $ pour cette même année (loin des 24 Milliards de Google) notamment grâce à la publicité. On nous apprend également que Facebook a déposé un brevet sur le fil d’actualité.
On remarque donc que en 1 semaine on entend parler (pour un public friand des TICs) environ une fois de Facebook. Les médias sont braqués sur lui, ses concurrents également, ou encore son public, et public potentiel. Et puis, je n’oublie pas les bloggeurs !
L’heure des comptes
Alors que peut-on reprocher à Facebook ? Il ne faut pas oublier que Google Buzz a gommé les imperfections de Facebook dans le domaine du respect de la vie privée. On a crié au loup à la sortie de Google Buzz, Facebook en profite, et sort les crocs au travers du brevet déposé sur les fils d’actualité. De quoi tuer en même temps Twitter ?
On ne connaissait pas Facebook sous cet angle là et je vois d’un mauvais présage cette annonce de brevet.
Un constat amère
Ainsi, avec Facebook je remarque deux choses. La première chose est que Facebook est maintenant vraiment dangereux pour ses concurrents, la deuxième est qu’il va tuer l’innovation et entre de plein pied dans un système monopolistique brutal. On le savait déjà mais la recherche du profit au détriment de l’innovation et du public est pour moi un principe que je n’peux tolérer.
Alors en plus du peu d’honnêteté éthique vis-à-vis de son public et sa vie privée, Facebook cherche en plus à tuer ses concurrents. Même si c’est la loi du marché (la loi du plus fort), le dépôt de brevet sauvage tel que l’a fait le réseau social nous laisse très mal présager l’avenir. Je n’ai pas peur pour Google qui a les moyens de rivaliser avec Facebook et qui est même bien pire je pense. Mais j’ai surtout peur pour les millions d’utilisateurs connectés.
Si je peux permettre une remarque, Google profite lui aussi de Facebook au travers de la pub et des recherches. Je pense même qu’ils sont inter-dépendants.
Facebook n’est peut-être pas dangereux pour nous, ni forcément craint par ses concurrents. Il est juste déloyale et ne fais aucunement confiance à ce réseau social.
Mais je l’ai dit, Facebook arrive dans le libéralisme sauvage. De manière général ce système est dangereux.
Google fait son buzz avec Google Buzz
9/02/10
Mise à jour : Les premières critiques du service tombent. La vie privée n’est ps le fort de Google. Ce n’est pas une nouveauté. Cela dit on atteint des sommets. Buzz inscrit tout le monde automatiquement, ajoute tous nos contacts sans demander notre avis.
La sacrosainte boîte mail pour qui on lutte contre le spam… Que va-t-elle devenir ?
Je ne peux repenser à ce qu’a dit Eric Schmidt, le PDG de Google : « si vous avez quelque chose que vous souhaitez cacher à tout le monde, peut-être que vous feriez mieux de ne pas le faire tout court ».
On l’attendait, voilà qui est fait !
Google lance Google buzz, son réseau social. Ainsi, au travers de Gmail, l’utilisateur pourra partager liens, photos, vidéos, posts avec ses contacts. Voici la vidéo de présentation :
Je vois un réseau social un peu bâtard, en manque d’identité forte. Mais c’est ma première impression, je n’ai pas testé de façon poussée…
Google se targe ni plus ni moins de combler les lacunes de Facebook et Twitter… Rien que ça. Attention tout de même à trop fanfaronner car Facebook et Twitter sont déjà bien implantés. Google va plutôt compter sur Gmail et sa manne d’utilisateurs. Minimaliste et à la fois trop surfait pour impressionner Facebook ou Twitter. Je vois plutôt ce service comme le futur de la boîte mail. Google compte donc sur sa base d’abonnés Gmail. Je vais surveiller de prêt les évolutions, et donc le sens que Google va donner à ce service. Va-t-on assister, à terme, à un dédoublement entre Gmail et Buzz. C’est à dire, est-ce que buzz va un jour voler de ses propres ailes et se séparer de Gmail, ou bien ce service va-t-il resté stagner dans les eaux de Gmail ?
Cela étant dit, toute la pertinence de Buzz réside aussi dans son attache avec Gmail. En effet, la possibilité de recevoir une information par mail la rend plus lisible et complète. La possibilité d’y répondre aussi par mail parfait le tableau. Ou encore, l’indexation des « buzz » (?) et la corrélation avec ses services tels que Picassa, Youtube, et autres concurrents tels que Flickr, Twitter …
Je vois aussi une tentative louable de la part de Google de privilégier le marché du téléphone mobile. Curieusement, et du fait de l’aspect minimaliste de Google Buzz, il pourra peut-être mieux s’adapter sur les téléphones portables.
Pour parfaire l’analyse que je vous livre, il faut aussi se tourner vers les autres acteurs du marché qui ont tenté d’ajouter du « social » dans la boîte mail. Je pense notamment à Microsoft et son Windows Live et Yahoo. Le bilan est plutôt mitigé dans la mesure où les internautes ne veulent pas s’encombrer de fonctionnalités trop avancées dans leurs boîtes mails, pire les internautes ne veulent pas s’encombrer d’une nouvelle boîte mail et toutes les questions que ça pause (quel pseudo, dois-je rediriger, comment filtrer, etc…).
Enfin, notons toutefois un fait intéressant, le nouveau service de Google remet encore au devant de la scène le « temps réel ».
Qui va l’emporter dans cette rude bataille du social ?
Censure? quelle censure?
31/01/10
C’est un jeu du chat et de la souris. Entre ceux qui revendique la censure et ceux qui la camouflent…
Il y a ceux qui se permettent de censurer (La Chine ou l’Iran pour ne citer qu’eux…) et il y a ceux qui déguise sa censure.
Google est bien décidé à lutter contre la censure. Et Twitter aussi. C’est une bonne chose. Mais on se demande où tout cela va aller. Entre les USA et la Chine qui ne cessent de se chercher, sans parler de l’Iran. Maintenant ce sont les sociétés qui s’y mettent. Là c’est Google et Twitter, deux acteurs majeurs du net d’aujourd’hui et sans doute de demain. Chacun dans son genre se défend de la censure. Je souhaite tout de même qu’ils y arrivent.
À contrario, dans les pays occidentaux, les gouvernements se payent le luxe de camoufler la censure. Je parle des différentes lois pour interdire tel ou tel site. Attention je n’ai pas de parti pris? Je critique seulement le système qui utilise la « cybercriminalité » pour censurer. Qu’on l’appelle HADOPI ou LOPPSI, j’appelle ça censure moi. Et je ne parle pas non plus des DRM? c’est une sorte de censure aussi.
Aucune censure n’est envisageable, et j’ai plaisir à voir la solidarité sur le net le monde très actif du libre…




