L’info est relayée dans Courrier International. Il s’agit d’une récente étude suisse publiée le 19 novembre dernier par deux centres d’étude : TRIAL et Pro Juventute. Ces derniers se sont penchés sur les crimes de guerre dans les jeux vidéo. Intitulée Playing by the Rules: Applying International Humanitarian Law to Video and Computer Games [Jouer selon les règles : application de la loi humanitaire internationale aux jeux vidéo] cette étude n’attaque pas le sacrosaint FPS que tous les gamers adulent. L’intérêt de l’étude prend son sens quand on sait quelle s’appuie sur des jeux tels que Call of Duty 4 et 5 ou encore battlefield bad compangy. En faite durant des scènes de jeu, un joueur est confronté a diverses résistances hostiles, mais aussi à des civiles. C’est précisément ces scènes qui ont été soumises au jugement d’expert en droit de guerre. Sans forcement blâmer joueur ou éditeur, l’étude nous apprend que certaines scènes peuvent être des crimes de guerre si elle se produisait dans la réalité.

Les infractions commises sont principalement un bombardement à l’aveuglette ou encore des exécutions sommaires. Et il y a même des atteintes aux droits de l’homme comme la torture ou les détentions arbitraires.

Une scène banale, mais réprimée par toutes les morales

Jusque là, personne ne peut nier, s’il a déjà joué à un jeu de guerre, qu’il a été confronté au moins une fois à ce type de scène. Ou y avoir participé aussi.

Mais ce qu’il faut savoir c’est que le joueur en général fait bien la part des choses et n’est pas un criminel en puissance. Un bombardement à l’aveuglette indigne tout le monde si ça passe au JT de 20H. Sans connaître les règles internationales, il est évident que tuer un civil ou torturer un ennemi n’est pas autorisé. On le fait dans le jeu pour rajouter une dose d’adrénaline, ou par plaisir à dérivé là où on peut le faire, sans répercutions grave.

Le réalisme à tout prix !

En fait ces scènes accentuent le réalisme de l’environnement. Un jeu sans environnement, sans réalisme ne va pas attirer le joueur. D’ailleurs, les éditeurs n’ont pas attendu l’étude pour faire des efforts. Au fur et à mesure des évolutions des jeux, le réalisme se mêle au respect du code de la guerre. Comme ne pas tirer sur les civils et être précis dans ses agissements (tir, etc…). Et il ça marche.

Mais au delà de ça, le jeu de guerre doit rester ce qu’il est. Réaliste, immersif, puissant. Il en va de la santé financière (déjà faible) des éditeurs de jeux vidéo, et aussi du plaisir de nos joueurs. Je suis même persuadé que certaines entraves au code de la guerre dans le jeu aident à prendre conscience que cela existe encore. De la même façon qu’un documentaire ou qu’un film.

Quelles solutions ?

Le pire serait de restreindre à tout va et de blâmer ou stigmatiser le joueur parce qu’il tue dans un jeu vidéo.

En revanche, il est évident que le classement PEGI (stipule l’âge minimum d’un joueur, mais aussi prévient de la présence d’insulte, de scène à caractère raciste ou violent) doit être respecté du mieux possible.

L’idéal pour un éditeur est peut-être faire un tutoriel pour aider le joueur à mieux comprendre les scènes de violences, ou d’infraction au droit international. Ou même un simple panneau rappelant les droits et devoirs, sans être intrusif ou contraignant. Lui apprendre à « tuer proprement » en sommes…