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La base de donnée selon Big Brother
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La base de donnée est d’habitude appréciée pour son utilité de classification et de centralisation des informations. Au fil des années son utilisation s’est accrue, notamment sur Internet.
D’ailleurs pour parler des bases de données et d’Internet, bon nombres de sites reposent sur ce système. Ainsi il existe des bases de données plus ou moins conséquentes qui font miroiter plus d’un… Et à l’heure où l’on parle du « droit à l’oubli« , il me semblait important d’éclaircir certains points.
Pour étayer mes propos, qui n’a jamais été amusé par taper son nom et son prénom dans une recherche Google ou sur le site 123people? Essayez…
Les bases de données incriminées
Souvent Facebook est critiqué pour la gestion de ses abonnées. Sa base de donnée d’utilisateur regorge d’informations plus ou moins détaillées sur environ 200 millions de personnes dans le monde. Dont peut-être 20 millions de français. Même s’il y a une prise de conscience de la population, Facebook utilise déjà la pub ciblée, et bientôt les sondages directs en fonction de diverses informations sur vous. Facebook est aussi utilisé par les entreprises et institutions public tantôt pour un recrutement, tantôt pour vérifier les congés maladies et autres (voir l’actualité).
Mais il n’y a pas que Facebook, d’autres bases de données se constituent à notre insu, comme les fichiers de police très souvent critiqué par la CNIL et les associations.
Et pire encore, l’armée et les RG s’invitent dans le débat au nom de la sécurité nationale, le dada des dirigeants pour parvenir à faire tout accepter.
Avant on assistait à la surveillance des réseau avec des projets tel que Big Brother (Royaume Uni) et plus récemment avec HADOPI.
Aujourd’hui on parle du très discret projet HERISSON pour « Habile Extraction du Renseignement d’Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées ». L’outil serait capable de référencer dans une base de données toutes les communications et les contenus véhiculés par tous les médias, en particulier Internet mais aussi : télévisions, radios libres, presse papier, livres,presse en ligne, sites web institutionnels, bases de données en ligne, réseaux sociaux, blogs et sites personnels, moteurs de recherche, annuaires, portail, agrégateurs d’actualités, flux RSS etc… Les services de chat IRC, mailing-list, forums, newsgroups, ou Peer-to-Peer sont également visés. Herisson doit ainsi pouvoir télécharger sur les réseaux FTP ou les réseaux P2P.
Vous l’avez compris, le droit à l’oubli ne concernera que les entreprises et les FAI, mais pas le gouvernement…
Je rajoute à la liste le fichier EDVIGE qui fut largement critiqué. Ou encore la prochaine loi LOPPSI qui est dans la même lignée liberticide d’HADOPI.
Enfin, on peut s’interroger quand on apprend que la NSA a aidé Microsoft à protéger son Windows 7…
Des solutions
Comment se mettre à l’abri? se désinscrire de Facebook est-elle la meilleure solution?
Il faudrait commencer par ne pas publier d’informations trop personnelles sur Facebook, faire bien attention aux photos que l’on publie, sans pour autant cacher ses opinions et sensibilité. On a tout le même le droit à une appartenance et surtout le droit d’expression.
La surveillance a toujours existé, seulement avec Internet, c’est un réseau ouvert et une source inépuisable d’information. Mais vous êtes maître de ce que vous écrivez sur Internet. Faites attention.
J’ajouterais qu’à force de terrer la population dans la peur, on va se diriger vers un mouvement incontrôlable. Que l’on cherche à lutter contre la pédophilie sur Internet ou encore la lutte contre le terrorisme, d’accord. Mais tuer systématique une liberté pour cette cause c’est privilégier le basculement de la population (les téléchargeurs en premier) vers des solutions de réseaux privés ou de réseaux sécurisés comme les VPN ou les réseau Bittorrent décentralisés (openbittorrent), voir même l’utilisation de proxy.
Je suis partisan du droit à l’oubli. Je ne cherche pas à me cacher, mais notre vie privée à le droit d’être respectée. Aujourd’hui on parle « d’extimité ». La population a eu besoin de se dévoiler, de se montrer et briser son quotidien. D’où la croissance exponentielle des réseaux sociaux. Maintenant il faudrait revenir à la raison et être bien conscient de ce que représente la traque de notre vie privée sur Internet.







