Facebook, fort de son succès et de ses plus de 400 millions de membres, commence a chambouler les valeurs de la société. Immédiateté, buzz, nouvelles façon de travailler, de communiquer, nouvelles arnaques aussi. Facebook n’est pas non plus le précurseurs de tous ces chamboulements. Mais il en est un artisant incontournable. Et bien entendu, il faudra encore composer avec lui pour longtemps…

Mais Facebook est aussi célèbre pour les « amis ». On peut donc se demander dans quel mesure a-t-il modifier la notion d’amitié ?

Cette notion est modifiée de deux manières. D’abord la course aux amis, ensuite l’ouverture sur des nouvelles amitiés.

En moyenne une personne sur facebook compte environ 120 amis. S’agissant seulement d’une moyenne, on peut donc se dire que certains en on moins, d’autres en on bien plus. Cette courses va même jusqu’a faire appel à des sites spécialisés dans la recherche d’amis. C’est le cas de uSocial.net qui propose, moyennant finance, de vous trouver une liste d’amis. Ce site est tout de même à destination des professionnels voulant profiter de l’aubaine Facebook pour faire du marketing.

Mais dans tout ça, le sociologue Cameron Marlow, sociologue de Facebook, nous indique que sur les 120 amis, moins d’une dizaine sont véritablement des amis. Les autres ce sont des relations, des « perdus de vue » à qui on a rien de spécial à dire, ou encore des « amis » juste pour la frime.

Mais d’un autre côté. Facebook c’est aussi un nouveau moyen d’échange, de rencontre et de retrouvailles.Dans ses amis Facebook, on a donc un certain nombre de personne que l’on a retrouvé, trouvé, rencontré

En faisant le calcul, si on prend nos 120 amis en moyenne. Sur ces 120 amis, 10 sont des véritables amis. Encore 10 sont des personnes rencontrés sur Facebook ou autre. Ajoutez peut-être encore 5 personnes qui sont des occasionnels (par intérêt sexuel, services, etc…). On porte donc à 25 personnes, pour voire large, ceux à qui on peut vraiment prêter attention sur Facebook… Alors que fait-on des 95 Autres ? Ajoutez aussi les célébrités, personnes connues, les sociétés, les bloggeurs ou autre et les amis des amis… c’est bon, on a le compte !

Par définition les « Amis » sur Facebook ce sont les personnes qui sont « abonnés » à notre compte. Je préfère tout de même la philosophie de Twitter avec les abonnement/abonné.

Avec Facebook, le mot ami se vide de sa substance. Déjà sur Facebook on parle d’Amis, donc il faut forcément en avoir plusieurs. Et puis étymologiquement parlant, on a de l’attachement et de la fidélité pour un ami. Sur un média social, on peut se détacher d’un ami, le bloquer, le tromper, le remplacer. On assiste en fait à un phénomène d’amplification sur Facebook. Toutes ces choses là existe déjà, mais Facebook les accélère et les rend immédiates.

Puis je profite de l’occasion pour faire un point sur la Pyramide des Besoin que Maslow a établit (Rappel : Pour passer au niveau supérieur, il faut que le niveau inférieur soit accomplit) :

Cette pyramide des besoins nous informe Facebook peut potentiellement remplir deux des 5 besoins. Le besoin d’appartenance et le besoin d’estime.

D’abord on vient sur Facebook on cherche ses « amis » dans son réseau hotmail, puis on cherches d’autres amis parmi sur les comptes de ses amis. Puis on intègre des groupes, etc… Voilà notre besoin d’appartenance comblé. Et une fois comblé, on cherche d’autres « amis » afin de combler son besoin d’estime. Ce besoin d’estime c’est la course aux amis, la création d’un groupe rassembleur ou autre. Cela dit, c’est plus simple de combler le besoin d’appartenance.

Une fois couplé les besoins aux amis on se rend compte une fois de plus que nos amis sont des amis virtuel, mais nécessaires à un équilibre qui s’est imposé comme tel.

Enfin, je rajoute que les discutions sur Facebook sont souvent phatiques. C’est à dire que c’est parler pour parler. Par politesse, parce que le sujet nous intéresse un temps, ou aussi par intérêt. Et que dire du manque de relations physiques qui sont remplacées par un écran et d’innombrables fenêtres et onglets ouverts…

On peut tirer un bilan. Tout le monde se rend bien compte que le mot « Amis » n’est pas approprié pour Facebook. Cela dit, les choses se sont faites comme ça, et en plus ça aide à accomplir certains besoins… J’ajoute que on assiste tout de même sur Facebook à une véritable socialisation de chaque évènement, d’où une vrai cohésion et une solidarité. Mais attention, déjà à l’époque les romains demandaient « Panem et circenses » (du pain et des jeux de cirque), avec l’évolution, nous avons le pain, nous avons le divertissement. Mais nous n’avons pas forcément la sécurité et pourtant on a le sentiment d’appartenance. Attention de ne pas griller les étapes, Big Brother is Watching You…