Google instant : instantané et décadence
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mise à jour 2 : Le bloggeur Jean Veronis pointe du doigt les faiblesses de Google et son système Google Suggest, à l’heure où débarque Google Instant. Google ne propose que des résultats par pertinence. Et à Jean Veronis de relever le fait que Google est une bon indicateur pour de ce que pense la population…
mise à jour : Numérama publie les 26 sites champions de l’alphabet. Allez voire c’est intéressant.
Google est une fois de plus au centre de la scène web cette semaine. Il nous titillait en s’amusant avec des logos, puis sur le compte Twitter. Il on finalement levé le secret hier.
photo + « Notre logo se pare de ses plus beaux habits pour quelque chose d’excitant qui arrive bientôt… »
Google optimise son algorithme
On sait déjà que Google et la recherche de vitesse… c’est une véritable obsession, voire une religion. Pour répondre à cette drogue, Google pare son algorithme de la fonction Google Instant et nous apporte via le Google Labs un nouvel outil : Google Scribe. La fonction Google instant c’est de la recherche instantanée Made In Google. Le but du jeu est de proposer un résultat au fur et à mesure que l’on écrit. En fait ça ressemble plus à de la recherche progressive, comme le démontre cette vidéo :
Testez par vous même en ce moment sur la version anglaise de Google. La grande nouveauté c’est donc le rafraichissement de la page tout le temps et on n’a plus besoin de cliquer sur entré pour la recherche.
La deuxième innovation, Google Scribe, est tout aussi intéressante. Pour vous donner une idée, 01net précise que c’est le T9 du web. C’est la suite logique de Google suggest. Seul problème, vous pouvez tester mais uniquement en Anglais pour le moment. Cependant c’est intéressant de mettre cette option « à la demande ». Ainsi on peut demander de l’aide quand on le désir en appuyant sur tab.
Les impacts de ce nouvel algorithme
Le principal intérêt c’est biensur la vitesse et la praticité avec Google Instant.
Google Instant permettra aux internautes de gagner 2 à 5 secondes en moyenne sur chaque recherche
De plus, la page se rafraichit automatiquement et on peut trouver une recherche intéressante au détour des propositions (ou pas…). Et enfin concernant cette nouvelle fonctionnalité, Google ne la propose que sur Google.com et pour certains navigateurs (Google Chrome version 5/6, Firefox version 3, Safari version 5 pour Mac et Internet Explorer version 8). Les autres navigateurs et les autres domaines viendront au fil des mois.
Et il ne faut pas penser que aux utilisateurs. Que se passe-t-il du côté des annonceurs ? Dans un billet sur le blog officiel adword, Google tient à rassurer. Et à Zorgloob de relayer
non, le nombre d’affichages des annonces comptabilisé n’explosera pas car il sera comptabilisé au bout de 3 secondes d’affichage de la publicité et au cours desquelles l’utilisateur n’aura pas pressé de touche ou, lorsqu’il clique sur un lien.
Ouf tout s’arrange… Mais affaire à suivre. Tout dépendra de l’usage qu’en font les utilisateurs.
Quant à Google Scribe, l’orthographe lui devra peut-être son salut. En effet il va compléter automatiquement le mot, voir la suite de la phrase.
Enfin, une réflexion pour les deux : Qu’en est-il de la pornographie là-dedans ? Réponse simple en apparence : Pour la recherche instantanée, il y aura un sorte de filtre et qui sera désactivé que quand l’utilisateur appuiera sur entrer. Seront banni (comme le Google Suggest) les mot que Google juge comme « violents, haineux, ou pornographiques ». Google ne promet pas mieux pour l’instant. Même les mots avec une petite connivence seront filtrés tant que l’on appuiera pas sur entrer.
Attention au favoritisme
Encore une fois il faut faire attention au favoritisme de Google. L’algorithme répond toujours avec pertinence (c’est à dire globalement le plus recherché apparaît en premier). Cette pertinence va donc afficher en premier les marques. Tapez un F et ce sera sans doute Facebook qui va apparaître en premier. Cependant, Le résultat final est trouvé facilement de ce que j’ai pu tester. Mais attendons de voire la version française.
Enfin, ce sont surement des habitudes qui vont évoluer. Alors couplez la « pertinence » de Google avec l’évolution des habitudes et c’est le SEO (référencement) qui a peut-être du souci à se faire. Sans oublier la neutralité et la vraie pertinence !
Finalement c’est ça le futur de la recherche ? Toujours plus de temps réel, de vitesse et d’instantané ? Toujours la neutralité qui se réduit et le favoritisme qui se développe ?
réseaux sociaux : les séniors de plus en plus actifs
2Un étude nous apprend que près de 50% des 50 – 64 ans utilisent un réseau social. La tendance les chiffres ont doublés en un an et vont sans doute continuer de croître au fur et à mesure que cette tranche se met à l’informatique et au web. Cette même étude nous indique que 11% utilisent twitter. Bien-sur Facebook est toujours le média privilégié… quoique trop intrusif et trop « radio potin » pour cette catégorie.
Cependant, je pense qu’il n’y a rien d’étonnant au fait que les séniors cherchent à se mettre aux médias sociaux. Autant pour Twitter que pour Facebook, ou autre. En effet, ils découvrent le web pour certains, d’autres connaissent déjà son potentiel. Et l’un dans l’autre, il se tournent facilement vers les réseaux sociaux pour les même raisons que n’importe qui : rester en contact avec ses proches, se divertir, etc … Avec Twitter on rajoute la dimension « rapidité de l’information ».
Enfin, ils découvrent les réseaux sociaux professionnels. Ceux qui ont la cinquantaine et cherchent un nouveau souffle dans leur carrière se tournent vers Viadeo ou LinkedIn qui sont des plateformes performantes et des tremplins pour développer son carnet d’adresse.
Cette tranche d’âge est donc à ménager car ils apportent surement beaucoup à ces nouveau moyens de communiquer. Ils apportent le regard critique et l’expertise dont nous avons besoin.
la neutralité du web, une vraie tour de Babel
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Mise à jour 2 : suite à un bug, j’ai du rééditer l’article
Mise à jour : Google négocie un accord avec verizon. Pour citer pcinpact : « L’accord voudrait laisser à Verizon, l’un des principaux FAI des États-Unis, le droit de favoriser la transmission de certains contenus si leur créateur a payé l’opérateur pour ce privilège. Les gros distributeurs de contenus, comme YouTube, pourraient donc accélérer l’accès de leurs utilisateurs. ». Reste à voir comment Google va répondre à ça…
La neutralité du web est en chantier en France et ailleurs dans le monde. C’est le cas des USA, de l’Autralie, de l’Angleterre, et plus récemment du Chili. À ce propos, tenez vous bien, le Chili est le premier pays à voter une loi en faveur de la neutralité des réseaux.
Alors qu’implique cette neutralité ? La consultation publique de la secrétaire d’Etat à Prospective et au développement de l’économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet est-elle un leurre du gouvernement ou véritable volonté d’avancer sur ce sujet ?
Au commencement…
Un web ouvert à tous et pour tous? Ce principe n’est pas le maître mot d’Internet au début. Le début d’Internet c’est plutôt un Internet privé, fermé, militaire (Arpanet etc…). Cependant la neutralité est un principe important du réseau public car il n’y avait pas non plus de régulation, la question ne se posait même pas.
Littéralement, la neutralité c’est l’absence de prise de partie dans des questions ou des différents. Donc la neutralité des réseaux c’est le respect de la source, le libre accès à tout contenu pour tout utilisateur du réseau. Et qu’importe le lieu ou le FAI utilisé !
Et patatra
Pourtant on remarque que la neutralité des réseaux n’est pas gagnée d’avance. Nous l’avons bien remarqué, d’une part il y a ceux qui légifèrent (députés et sénateurs) qui ne sont pas assez partial et compétents. Et d’un autre côté les FAI profitent de ce flou pour en faire à leur guise et ont tendance à oublier leur devoir de transparance comme Orange qui bride le protocole de voip utilisé par skype, ou encore Comcast au USA qui bride le protocole Bittorrent.
Je rajoute aussi que certains pays décident des sites à consulter pour leurs population, ce sont d’ailleurs des dictatures pour la plupart (Nyanmar, Chine, Iran, Pakistan, etc…).
Une pression sur les moteurs de recherche et autres acteurs du web
Une attention toute particulière est portée sur les moteurs de recherche et le FAI aussi. Les moteurs de recherche indexent et référencent des millions de liens. Ils peuvent décider donc de les déréférencer, il y a une dépendance car la majorité des Internautes utilisent Google, yahoo ou Bing pour trouver un site web et pour les webdeveloppeur pour se le faire référencer.
J’ajoute aussi la pression supplémentaire sur Google qui a annoncé il n’y a pas si longtemps que les sites web rapides seraient mieux référencés.
Quant aux FAI, mis à part un filtrage DPI qui porterait gravement atteinte à la neutralité, et même à nos libertés, on est relativement à l’abri car ils ne veulent (pour l’instant) pas trop se mouiller et encore moins payer pour du filtrage.
Puis que dire des navigateurs ? ils sont eux aussi directement impliqués et jouent de plus en plus un rôle central sur Internet. Je pense qu’ils sont neutres mais l’arrivée du chrome os est à surveiller de près. Comme ne pas privilégier ses services plus qu’un autre.
Il reste aussi les hébergeurs qui sont sollicités par les chasseurs de pirates. Les hébergeurs peuvent couper l’accès à un site sur requête d’un juge. Mais ils ont un statut assez protégé et compliqué à la fois. Cependant les cartes sont brouillées avec l’arrivée d’Hadopi, et de la Loppsi prochainement.
Légiférer, est-ce la solution ?
Il faut prendre garde à un Internet à deux vitesse comme le rappelle si bien La Quadrature du Net. Pousser la neutralité à l’extrême ce serait favoriser des sites web. Google est en mesure de le faire et c’est probablement en projet : « Google veut donc installer ses propres serveurs chez les fournisseurs d’accès, afin de stocker en cache ses contenus les plus populaires (vidéos de YouTube par exemple), pour alléger la charge sur le réseau » (source). Une autoroute du net après l’autoroute de l’information ?
Pour éviter tout désagrément de ce genre, il faudrait peut-être légiférer. Mais les lobbies ne sont pas non plus de cet avis. Eux qui commencer à s’attaquer directement aux sites web. Et légiférer c’est trouver forcément un régulateur ou un interlocuteur. l’ARCEP existe déjà et semble être à même d’endosser ce rôle. Quid de la neutralité du régulateur… Ou encore, quid de la neutralité des perlementaires…
Du ramdam et des hommes
Personne ne semble avoir le même avis sur la question. Il y a trop d’interlocuteurs et d’intervenants dans le débat. Ils sont pourtant nécessaires, mais le débat n’a pas lieu d’être, Internet c’est la neutralité. Mais le propre de l’homme c’est de se mettre des barrière… et de passer outre. Je ne vais pas énumérer la liste pour sécuriser sa connexion façon hadopiproof, j’en ai déjà parlé. L’important c’est aussi que le débat soit posé et alimenté. Tous els acteurs sont les bienvenues.
Apple, jeunesse et liberté
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Je trouve bien triste que le jeune public (lycéens et étudiants principalement) se penche de plus en plus vers Apple plutôt que vers le libre. Seul le prix empêche de passer à un Mac plutôt qu’à un pc. Sans oublier que le choix de la facilité (pc prêt à l’emploi) empêche de passer à Linux car il faut faire une réinstallation. Je n’oublie pas non plus que parfois nous avons besoin de logiciels spécifiques ne tournant que sous Windows. Dans ces cas là, il y a toujours une alternative libre. Une autre solution est de payer un ordinateur avec Linux déjà installé. Mais ça revient au même prix qu’un mac.
Pourtant Mac, mis à part la stabilité et l’ergonomie, c’est verrouillé, juste une mode coûteuse et, osons le dire, encore plus puritain et big brother que Windows. J’ose le dire suite au brevet-spyware accepté il y a deux jours (l’info ici). Linux, donc avec le même noyau qu’un mac au départ (aujourd’hui ce n’est plus UNIX), est évidemment pas aussi abouti graphiquement et ergonomiquement, mais c’est gratuit, stable, sécurisé, sûr, contributif, paramétrable et respectueux.
Chacun défend ses valeurs, les miennes se basent sur le respect du client, de la vie privée et la stabilité d’un OS.
Le problème ne vient donc pas totalement du jeune étudiant qui cherche juste un ordinateur comme outil de travail pour pas trop cher. Le problème vient d’une part des structure pédagogiques qui ne poussent pas assez le public vers le libre, d’autre part, et bien sur en majeur partir, Apple et Windows verrouille le marché des ordinateurs. Le problème vient aussi du consumérisme irréfléchi. On nous propose du tout fait prêt à l’emploi pour éviter au client de réfléchir. Cependant, le marketing c’est l’offre et la demande. Le client demande à ne pas réfléchir ? Ce serait trop réducteur, mais il y a sans doute une piste à creuser…
« Internet c’est du conformisme »
1Internet vous sert tous les jours, ou presque. Il vous accompagne dans bon nombre de démarches : recherche en tout genre, consulter la météo, les infos, aller sur Facebook, etc… Mais il y a une dimension intéressante que Pierre Montagnier, statisticien en poste à l’OCDE, à soulevé durant une intervention à laquelle j’ai assisté (sur la fracture numérique en Europe). Pierre Montagnier nous dit : Internet est conformiste. Pour être précis : « Internet réduit le champ de recherche. C’est du conformisme ». Il cite pour exemple Wikipédia. Quand un collégien doit faire un exposé, il va sur wikipedia.
Il n’a pas tord le bougre ! Une recherche : Google ; Un réseau social : Facebook, Twitter ; Les informations : le site de votre quotidien ou sur le monde.fr. C’est ce schéma là en général.
Mais peut-être oublie-t-il deux paramètres : Internet n’est pas aussi restreint et les réseaux sociaux ont justement un rôle à jouer. Le réseau social est le conformisme et l’anti-conformisme confondu. Conformiste car il existe 2 ou 3 références et on y fait la même chose en même temps, et anti-conformiste car il permet de découvrir autre chose qui change le quotidien à travers les autres contacts. Par exemple un article publié sur un site méconnu mais tout aussi intéressant. C’est, je trouve, une grande force du web aujourd’hui même. C’est preuve de bon sens, d’anticonformisme et de liberté…
Pour résumer, Internet est conformiste pour ceux qui le sont déjà et ceux qui ne sont pas curieux. À bon entendeur…









