Avis de geek
Le blog qui donne son avis sur Internet et le multimédia
Le blog qui donne son avis sur Internet et le multimédia
27/05/10
Alain Peyrfitte écrivait déjà en 1973 « Quand la Chine se réveillera, le monde tremblera »… Je crois qu’elle s’est levée, que nous tremblons et qu’une caste chinoise élitiste est bien prête à tout écraser pour assouvir sa soif de domination.
C’est dans ce contexte que je tiens à attirer votre attention sur un fait, qui n’est certes pas nouveau, mais qui est remis au goût du source, sauce numérique. Je veux parler de l’exploitation des travailleurs, notamment asiatiques, pour le confort du consommateur. D’ailleurs une question subsiste, êtes vous prêt à payer 500$ un appareil qui ne revient que à 250$ à son constructeur ?
Avant d’aller plus loin, je rappelle que le phénomène n’est pas nouveau car souvenez vous il y a environ 10 – 15 ans de ça, les chaussures de sport fabriquées en Asie et des enfants qui travaillaient payés 3 sous écœuraient tout le monde. Mais ça existe toujours, et pire le fléau (ou l’aubaine pour les industriels) s’est répandu à plusieurs domaines, notamment l’informatique. Vous avez peut-être entendu parler récemment qu’une usine en Chine est prise dans la tourmente avec une dizaine de ses employés qui se sont suicidés sur leurs lieux de travail. Je veux parler de Foxconn, notamment sur le site de Shenzhen. Et oui ce là-bas même qu’est assemblé l’iPad. Alors pour couper court à la polémique, pas bêtes les patrons, ils font signer un contrat qui demande (oblige) au salarié de ne pas intenter à ses jours ou chercher à se blesser. Tout de même avec environ 10 – 12h de travail par jours, c’est plus du travail c’est une condamnation…
Bon rassurez vous, il n’y a pas que Apple qui est mauvais élève, car la même société sert les intérêts de plusieurs multinationales comme HP ou bien Dell.
Et ce n’est pas tout ! J’ai aussi appris sur Marianne2 que l’usine KYE n’est pas plus glorieuse (voire diapo). Et celle-ci compte HP, Samsung, Acer, Logitech, Asus-Rd, Microsoft, Targus, Kesington… par mis ses clients et elle commercialise également ses propres produits sous la marque Genius. Lisez l’article sur marianne 2 ça vaut l’coup.
Mis tout ça m’amène à me dire que les société multinationales nous aiment, elles sont prêtes à tout pour répondre à nos besoin. Car oui l’économie de marché, c’est l’offre et la demande. Et par ce raisonnement, je me dis, sommes nous prêt à faire des sacrifice ? Cc’est à dire boycotter ou bien refuser certains confort juste par compassion ?
Je suis un technophile mais je prends toujours du recul. Je me dis que de toute façon, si ce n’est pas les produits technologiques qui sont fabriqués ou vendus, les industriels nous auraient quand même trouvés autre chose.
Mais au delà de ces velléités mercantiles, il subsiste aussi une question, quel « coût humain » à la technologie ?
The independant, un quotidien britannique vous pose même la question « seriez-vous prêt à mourir pour l’iPad ?
La question est légitime puisque sur le principe, certains employés chinois se la sont posés…
16/05/10
« Diaspora » : Du Grec diasporá, « dispersion ». Le terme désigne donc la dispersion d’une communauté ethnique ou d’un peuple à travers le monde.
Diaspora, c’est son nom. Ce nouveau réseau social se veut libre, ouvert et open-source. D’ailleurs, il va ouvrir ses portes d’ici quelques mois (Septembre 2010 ?).
Et oui encore un réseau social… mais celui-ci change la donne ! Les quatre étudiants New-Yorkais à l’origine du projet promettent qu’il sera respectueux de votre vie privée. D’ailleurs ils ne manquent pas de critiquer Facebook sur leurs Twitter ou encore de citer le blog de Matt McKenon qui a réaliser un excellent travail sur l’évolution de Facebook en matière de vie privée. On se rend vite compte que notre vie privée est exposée et ouverte à tout le réseau Internet.
Le principe de Diaspora est un réseau social décentralisé, un peu à la manière du peer2peer, et permet d’être maître de sa vie privée. L’idée est séduisante et pourrait attirer les déçus de Twitter, Facebook, ou encore les anti-Facebook et autres fervents combattants de la vie privée sur Internet.
Et ce sera sans doute mon cas, je m’inscrirai sur Diaspora pour me faire une idée. J’ai déjà essayé Facebook… une ignominie. Je suis de temps à autre sur Twitter : Mes espoirs reposent donc sur Diaspora.
Enfin, pour vous donner plus de détails sur ce nouveau projet, j’imagine que ce sera un logiciel à installer qui fera que vos données seront stockées sur votre ordinateur et non sur un serveur distant (puisque vous serez considéré comme propre serveur). De plus, il sera distribué sous licence aGPL (licence GPL adaptée au réseau). Puis fait rare pour un tel projet (preuve d’une réelle attente), il obtiendra sans doute plus de 200 000$ de dons sur la plateforme kickstarter. C’est énorme comparé aux 10 000$ attendus…
Vous savez tout, il vous reste à suivre de prêt le projet et attendre la première version. Tout se passera sans doute ici
12/05/10
L’ordinateur est un environnement à lui tout seul. Il accueille un ou plusieurs utilisateurs, permet de stocker des fichiers de toute nature classés dans des dossiers ou encore une personnalisation accrue de son espace personnel. En d’autres termes il est un lieu à priori rassurant et qui nous appartient.
Cependant, on peut déjà voire la dérive suivante – et c’est une question qui reste en suspend – le logiciel propriétaire impose son design, son fonctionnement, impose des barrières, etc… et peu de monde se tourne vers des distributions Linux qui sont bien plus diversifiées et paramétrables.
Soit, on connaît déjà et on fait avec, mais après ça ?
Le paradoxe c’est que d’ici la fin de l’année, Google va sortir son Google Chrome OS… basé sur Linux. On applaudi à deux mains pour l’initiative d’utiliser un Linux et donc les faire connaître au grand public. Il y a déjà eu quelques tentatives sur les netbooks mais le Linux est plutôt d’actualité sur les terminaux mobiles et les serveurs (70% des serveurs environ).
Mais il s’agit tout de même d’une dérive car ce nouveau système d’exploitation est basé uniquement sur le navigateur chrome de google et couplé à un noyau Linux. L’intérêt pour Google sera d’utiliser sa plate-forme d’application pour remplacer les logiciels, mais impossible à première vue d’installer de logiciel. Tout passe par le navigateur. C’est du moins les conclusions que je peux en tirer.
Relativisons !
Le succès est déjà annoncé, mais pour un certain secteur de marché seulement. Les nouveaux netbooks en sommes.
D’ailleurs il faut une fois de plus que le secteur informatique s’adapte à la mutation. La guerre est visiblement en route chez ubuntu avec Ubuntu Unity.
On assiste et on va assister à une déconstruction de l’ordinateur traditionnel. Nous sommes qu’au début de la mutation du cloud-computing ou encore de la dématérialisation. Et oui il y a un fossé en l’innovation et l’utilisation du produit fini. Même si les chemins sont toujours plus court grâce à Internet.
Quel avenir s’ouvre à nous ?
Les prémices du changement en matière de dématérialisation et de dépossession de l’ordinateur sont les logiciels propriétaires et le cloud-computing, le futur c’est leurs démocratisation et l’usage forcené du navigateur.
En revanche, j’espère de tout cœur que le logiciel libre saura se faire innovant et que l’ordinateur personnel et traditionnel restera d’actualité, à mon avis il a encore des beaux jours devant lui.
Quoi que…
Si on en croit les rumeurs sur le projet palladium, Microsoft nous réserve l’informatique contrôlé, vérolé et à sens unique. C’est même important de lire l’article sur le wiki de Korben pour bien comprendre.
Pour prouver la gravité de l’affaire, je vous renvoie aussi aux Big Brother Awards de 2002 dont Microsoft à vu la nomination de son palladium.
En résumé, il ne faut pas laisser le projet palladium s’imposer, ni même Google Chrome OS. Ces OS ont une utilité certaine mais je ne laisserais pas mes données personnelles au mains de Google et autres Big Brother Microsoft.
Quelles solutions ?
Tournez vous vers l’alternatif et informez vous avant d’acheter un ordinateur. Prendre le réflex maintenant c’est une victoire pour le futur
En conséquence je vous donne deux sites qui jugent les bons et mauvais vendeurs et constructeurs d’ordinateurs.
Parlez autour de vous de ce google Chrome, vous pouvez le tester car j’en ai déjà parlé ici. Je vous renvoie aussi à l’APRIL qui milite pour le logiciel libre.
Enfin, je fini par une note plus philosophie et peut-être introspective, mais avec un sens sur le sujet qui nous intéresse : la force du logiciel libre, et du Web 2.0 réside dans la collaboration, la solidarité et l’entraide. Conserver ces valeurs c’est préserver nos acquis technologiques.
2/05/10
J’ai cet article en gestion depuis un certain temps. Je voulais peser le pour et le contre entre spotify et deezer. J’ai donc testé spotify premium pendant 1 mois. Et deezer, je l’ai connu avec et sans pub audio, j’ai donc déjà un avis.
Retour sur deux modèles différents. Mais sont-ils complémentaires ou véritables concurrents?
Spotify, ça déménage
Tout d’abord, Spotify est un logiciel qui s’installe sur l’ordinateur. Et sous tout environnement (quoi que je suis équipé de ubuntu et Spotify rencontre des problèmes sur mon ordinateur portable, mais pas sur le fixe, j’en déduis que c’est un problème logiciel et aussi de carte son). Notez qu’il faut tout de même disposer d’une connexion à Internet.
Au niveau de l’interface, Spotify ressemble à iTunes. Sobre, pas surfait, avec des fonctionnalités simples et utiles comme la gestion des playlistes, une barre de recherche, un mini lecteur et enfin une fonction webradio aléatoire par style et par décennie.
Deezer d’écoute
Quant à Deezer, c’est un service de streaming audio en ligne accessible via le site http://www.deezer.com/fr. Donc ici évidemment interopérable car il suffit juste d’un navigateur. Deezer semble un peu plus brouillon mais complet et propose donc comme spotify des playlistes, une barre de recherche et un mini lecteur. Il propose en plus de garder en mémoire des albums dans ses favoris ou encore devenir fan d’un artiste.
Les chiffres
Comptez plus de 6 millions de titres pour chacun et un service international. Cependant, ils sont plutôt appréciés en Europe, et deezer, plus spécifiquement en France. D’ailleurs, je ne connais pas le nombre d’abonné à spotify et à deezer mais je pense que on peut compter dans les 10 15 millions d’utilisateurs chacun.
Niveau rapidité, difficile de comparer mais pas de craintes les deux services sont très rapides.
Misez sur le social
Depuis peu le web se met au social, on surf sur cette nouvelle mode et les deux services n’y échappent pas. Spotify vient de s’y mettre grâce à la version 0.4 sortie très récemment. Au programme pour tous les deux, partage de playlist web social, et le plus pour spotify, la possibilité de rajouter ses propres MP3 à votre playlist.
La publicité, un mal pour un bien
Si les deux services sont gratuit, sachez que c’est grâce à la publicité. Mais si ces publicités vous encombrent, il faut débourser 9€99/mois pour les éradiquer et devenir membre premium. Elle ne sont pas trop gênantes sauf pour les pub audio qui durent environ 15 secondes. Mais elle sont rares heureusement.
Sécurisation
Il faut aussi savoir que c’est très difficile de télécharger sur Deezer ou Spotify. Et je dirais même que c’est pas forcément utile car c’est déjà beaucoup que ce soit gratuit.
Au final, je crois qu’ils se complètent. Pour ma part, j’utilise spotify pour la webradio aléatoire et deezer pour les playlist et toute les recherches. Mais Spotify bug sous mon Linux du coup je privilégie deezer. Quoi qu’il en soit, l’un comme l’autre est à utiliser! Car l’essayer c’est l’adopter.
en exclusivité : cliquez sur les liens pour vous inscrire à spotify. C’est gratuit et il n’y en aura pas pour tout le monde
21/04/10
On le sait déjà, 2010 c’est bien parti pour l’année de l’iPad, la tablette tactile d’Apple. Mais il y a un autre acteur qu’il ne faut pas oublier : Linux. Je vous propose une mise en lumière des tournants de l’année 2010 pour Linux.
Pour se mettre en jambe, sachez que ubuntu 10.04 est prévu pour… ce 29 Avril. Quant version 10.10 pour fin Octobre. On nous promet rapidité et social avec un OS qui se lance en 10 seconde. Qui dit mieux ?
Pour l’anecdote, Ubuntu compte 12 Millions d’utilisateurs partout dans le monde. C’est honorable.
Suivez l’actualité de Linux 10.10 (Maverick Meerkat) ici
Ensuite, si certains sont passés à côté, sachez que Intel et Nokia s’allient et fusionnent leur OS respectif Maemo et Moblin pour devenir un seul et unique OS : MeeGo. L’ambition est annoncée car une première version est déjà sortie et les premiers téléphones équipés de ce dispositif vont sortir courant 2010. Enfin, sachez que MeeGo est réservé qu’aux terminaux mobiles… pour l’instant
Pour les plus curieux d’entre vous, l’IDF Pekin 2010 était l’occasion de découvrir la première version sur différent support. Et à PCinpact de relayer les vidéos.
Ensuite, sachez aussi que Google va sortie son OS et on imagine toute sorte de support pour l’accueillir… Pour l’instant il s’appelle Google Chrome OS, il est entièrement basé sur le navigateur Chrome. Mais c’est un OS basé sur Linux, au même titre que Androïd ! Ceux qui veulent le tester, j’ai un tutos ici. Ou ceux qui veulent en savoir plus, rendez-vous à cette adresse.
Je ne peux pas non plu rater l’occasion de vous parler de odebian. Car vous el savez sans doute déjà, mais 2010 c’est l’arrivé de la LOPPSI. Sortez couvert avec le linux odebian qui est très protégé. Mais il manque de main d’oeuvre. allez faire un tour sur le site. Et pour votre gouverne, c’est la ligue odebi qui est à l’initiative du projet. Je laisse donc le soin à odebi de vous exposer son projet ici.
Un autre point réjouissant c’est que le logiciel libre progresse, malgré la lutte acharné des lobbies (voire ‘lactualité). L’April fait un état des lieux et nous livres des chiffres clés.
Bref, je m’emballe peut-être un peu en annonçant 2010 l’année du Linux, mais on remarque tout de même du mieux car les nouveaux supports et moyens de communications comme les terminaux mobiles et netbooks donnent une seconde vie à Linux. D’autant que sa rapidité, son adaptation au public et sa sécurité lui confère des atouts en plus de sa portabilité et sa malléabilité.
Pour conclure en fanfare, je vous propose un site web qui met à votre disposition tout une ribambelle de Linux : Quebec OS