La technologie, indicateur des tendances sociales

Aujourd’hui Internet est devenu une base de donnée géante et mondiale. C’est même une endroit de savoir commun et constamment renouvelé. Cette base de donnée est d’ailleurs alimentée par les réseaux sociaux notamment, ou encore nos recherches Google. Cette même base de donnée est par définition l’objet de convoitises. Elle permet de créer des profils d’internautes ! Au passage, j’en conviens, il apparait réducteur de comparer Internet à une base de donnée, mais l’image correspond aux besoins de l’article.
Qui s’intéresse à cette « base de donnée » ?
Tout d’abord, et pour faire simple, il y a des intérêts économiques et scientifiques. Scientifiques car Internet est public et les données sont non seulement des données empiriques, mais aussi des données très précises sur nos modes de vie. Ensuite économique car permet de créer des profils d’internautes, le tout dans un but mercantile et publicitaire. À partir de là, il est simple de deviner à qui profite le crime. C’est aussi bien les sociétés privées, les industries en tout genre ou encore les cabinets de R&D et autres observatoires en tout genre.
Le futur se lit dans les recherches Google
Je pense que les mots clés utilisés sur Google sont des meilleurs indicateurs que les sondages. Déjà le nombre est plus élevé et correspond à du temps réel. Par exemple, l’indice de confiance des consommateur peut être largement vérifié selon les recherches Google : En Allemagne, un suivi des recherches menées sur Google pour un bien de consommation particulier permet de mieux en prévoir les ventes au détail aux Etats-Unis que la méthode classique, qui repose sur les enquêtes auprès des ménages consommateurs.
Et maintenant sachez que c’est encore plus vrai grâce aux hastags sur Twitter, les mots clés sur Facebook, etc…
On peut donc prévoir des ventes, des tendances sur le comportement, la mode, etc… Faut-il croire pour autant que désormais le système marketing est en mesure de créer et prévoir les modes ?
Anxiety Index
PLus récemment, on est en mesure, via les blogs, des mesurer l’indice de moral des citoyens d’un pays. L’idée est simple, on analyse les billets de blogs publiés et on en tire une tendance à partir des mots utilisés dans les articles. Cette méthode est aussi utilisée en ce moment pour Twitter, les résultats devraient arrivé sous peu.
Alors que peut-on en retirer ? Nous sommes qu’au début, mais il y a un intérêt politique et économique ici. L’appareil politique peut s’adapter selon le moral de la nation et, tandis que le moral prédit aussi la bourse et la propension du consommateur à dépenser. Par la suite et au fur et à mesure de l’affinement de cet indice, il sera possible de prédire quel secteur sera privilégié par le consommateur ou encore créer des nouvelles lois mathématiques pour prédire le comportement humain. Enfin tout est envisageable…
Une éthique à repenser
Tout ça a un arrière goût de Big Brother. Analyser les données laissées par les internautes. On sait bien que même si les scientifiques utilisent ces données sans arrières pensées, tôt ou tard les formules seront utilisées à des fin mercantiles si elles tombent dans de mauvaises mains. Et je ne parle même pas des industries privées qui, elles, ne se gênent pas pour utiliser ces données, avec ou sans notre accord.
Sans relancer le débat sur la neutralité du web et la vie privée, il faut légiférer, et vite ! La technoéthique est un peu acquise, souvent bafouée.








Bonjour,
Merci pour ce billet que hee trouve très intéressant.
Auriez-vous quelques solutions particulièrement intéressantes à partager pour la veille sur les réseaux sociaux?
J’ai entendu parler de cette vague d’analyse des tendances, notamment via Twitter pour évaluer les cours de la Bourse, auriez-vous des exemples de la vie politique?
Amélie