Facebook et le syndrome de Stockholm

Facebook, tantôt haït, tantôt vénéré. On le critique pour sa gestion de la vie privée et sa tendance intrusive. On le critique aussi pour le manque de respect total venant de son pdg Mark Zuckerberg que ce soit pour l’environnement (ses datacenters), ses abonnées ou encore le choix d’un modèle capitaliste et fermé de Facebook (rachat de brevet, aucuns logiciels libres). Cependant on peut modérer ces propos sur Mark Zuckerberg en lisant cet article.
Mais Facebook est aussi idolâtré. 500 Millions d’utilisateurs, un pdg de 24 ans, un site de réseautage qui permet de retrouver ses anciens amis ou de rester en contact, et surtout, partager !
Cette relation Internaute / Facebook me pousse à dire qu’elle se rapproche de ce qu’on appelle le Syndrome de Stockholm. D’une part, on est otage, et d’autre part, on veut être otage.
Facebook croît toujours
500 Millions d’abonnés, et ce n’est que le début sans doute. Une base de donnée incroyable, de quoi inquiéter même. Facebook continue son bonhomme de chemin au fur et à a mesure que Internet se développera, Facebook continuera d’avoir des abonnées. D’autant que les pays du tiers monde s’occidentalisent et Facebook est aussi un outil idéal pour rencontrer et partager avec le monde entier.
Cependant, sur plus de 500 Millions d’abonnés, il apparaît normal et de bon sens que des troubles-fêtes comment à se réveiller ou se rendent compte de la machinerie Facebook. C’est à dire que l’on voit plus d’inconvénient que d’avantages à être sur Facebook. La vie privée reprend ses droit.
D’abord l’hémorragie
C’est la que la preuve du Syndrome de Stockholm apparaît. La résistance s’active à l’intérieur, donc post-inscription. Le fameux quit Facebook day entre autres. La preuve n’est pas directe mais à la réflexion, on estime à plus de 30 000 personnes qui ont suivi le mouvement. Mais combien n’osent pas franchir le pas. Sous prétexte que on sera coupé de ses amis ensuite. Radio potin créé la dépendance à son service. Et puis, qu’est ce que 30 000 personnes pour Facebook…
Ensuite le pansement
Pourtant ça révèle un malaise profond. Ou une transition peut être. L’abonné apprend à apprivoiser Facebook. On peut pester contre lui, ou on peut l’adorer. On préfère fermer les yeux sur la vie privée ou alors paramétrer à son bon vouloir. Mais personne ne se rend compte d’appartenir à Facebook. Ou ferme les yeux. Facebook sait mettre de la pommade pour garder ses abonnés. Il y a toujours une relation ambigüe on dirait presque la politique de l’Autruche. On ferme les yeux sur le malaise car ça nous arrange.
Enfin, il y a surtout une bonne dose de laxisme, voire de je-m’en-foutisme.
Après tout, Facebook n’est pas non plus le danger incarné, il représente en revanche LE Big Brother par excellence qui doit être régulé.







