Facebook et les jeunes

La moitié des 8 – 17 ans sont connectés à Facebook. On pouvait même s’attendre à un chiffre plus important. Mais il faut prendre en compte le fait que Facebook est réservé en principe aux plus de 13 ans. Et les moins de 13 ans justement, il sont 20 % de connectés sur Facebook et 97% ont la bénédiction de leurs parents. C’est ce que révèle une enquête TNS sofres pour le compte de l’UNAF, ACTION INNOCENCE et la CNIL qui paraît aujourd’hui. L’enquête est réalisée par téléphone auprès d’un échantillon de 1 200 enfants représentatif de la population française âgée de 8 à 17 ans.

Cependant les jeunes se connectent à partir du collège où ils sont 57 % de connectés sur Facebook. Ce chiffre monte a 85% au Lycée.

Question fréquence de connexion, ce n’est pas une surprise puisqu’ils se connectent tout les jours ou presque pour 60 % d’entre eux et 31% quelques fois dans la semaine.

Côté parents, ils ont l’air assez éloignés des pratiques de leurs enfants. Si 58% utilisent l’ordinateur familial pour se connecter à Facebook, nombreux sont ceux qui utilisent leur ordinateur personnel (50%), voir leur mobile (22%). Quand bien même la question de Facebook est abordée (55% l’avoue), c’est principalement pour une question de temps de connexion. Enfin, la moitié des enfants ont leurs parents en amis, une façon de les surveiller. Cette surveillance est plus marquez chez les moins de 13 ans et chez les filles.

Côté usages, les jeunes font principalement du commentaire, de la publication ou encore usent du t’chat.

Il ne faut pas occulter la vie privée non plus. Un chiffre assez inquiétant : 92% des enfants présent livrent leur véritable identité et souvent même mon e-mail, son adresse postale, son école, ses opinions religieuses, politiques, les marques et produits que l’on aime ou encore publie une ou plusieurs photos de soi.

Un chiffre qu’il faut coupler avec les 210 « amis » en moyenne (ce chiffre évolue avec l’âge évidemment) et le fait que 30% de ces « amis » sont des gens qu’ils n’ont jamais rencontrés en vrai.

Pourtant les enfants cherchent bien le dialogue et rencontrent parfois des petites gênes ou autres éléments choquants sur Facebook. 30% ont déjà croisé des contenus à caractère sexuel, à caractère violents ou racistes et homophobes. Ce qui peut aussi arriver sur Facebook, c’est subir l’insulte ou le mensonge avec respectivement 18% et 13% qui l’ont déjà subit.

Enfin, « la surveillance et le dialogue parents-enfant existent mais doivent être renforcés pour favoriser la prise d’autonomie et la responsabilisation des enfants/adolescents dans la gestion de leur réseau et de la confidentialité de leur vie privée. »

On se rend donc bien compte que Facebook est de plus en plus populaire chez les jeunes et ils s’y mettent de plus en plus tôt. Il y a aussi un réel déficit de vie privée et de dialogue de fond. Enfin, Facebook devrait, à mon sens, limiter les informations à publier selon l’âge de la personne.