web 2.0

la technologie oui, mais à quel prix ?

3

Alain Peyrfitte écrivait déjà en 1973 « Quand la Chine se réveillera, le monde tremblera »… Je crois qu’elle s’est levée, que nous tremblons et qu’une caste chinoise élitiste est bien prête à tout écraser pour assouvir sa soif de domination.

C’est dans ce contexte que je tiens à attirer votre attention sur un fait, qui n’est certes pas nouveau, mais qui est remis au goût du source, sauce numérique. Je veux parler de l’exploitation des travailleurs, notamment asiatiques, pour le confort du consommateur. D’ailleurs une question subsiste, êtes vous prêt à payer 500$ un appareil qui ne revient que à 250$ à son constructeur ?

Avant d’aller plus loin, je rappelle que le phénomène n’est pas nouveau car souvenez vous il y a environ 10 – 15 ans de ça, les chaussures de sport fabriquées en Asie et des enfants qui travaillaient payés 3 sous écœuraient tout le monde. Mais ça existe toujours, et pire le fléau (ou l’aubaine pour les industriels) s’est répandu à plusieurs domaines, notamment l’informatique. Vous avez peut-être entendu parler récemment qu’une usine en Chine est prise dans la tourmente avec une dizaine de ses employés qui se sont suicidés sur leurs lieux de travail. Je veux parler de Foxconn, notamment sur le site de Shenzhen. Et oui ce là-bas même qu’est assemblé l’iPad. Alors pour couper court à la polémique, pas bêtes les patrons, ils font signer un contrat qui demande (oblige) au salarié de ne pas intenter à ses jours ou chercher à se blesser. Tout de même avec environ 10 – 12h de travail par jours, c’est plus du travail c’est une condamnation…

Bon rassurez vous, il n’y a pas que Apple qui est mauvais élève, car la même société sert les intérêts de plusieurs multinationales comme HP ou bien Dell.

Et ce n’est pas tout ! J’ai aussi appris sur Marianne2 que l’usine KYE n’est pas plus glorieuse (voire diapo). Et celle-ci compte HP, Samsung, Acer, Logitech, Asus-Rd, Microsoft, Targus, Kesington… par mis ses clients et elle commercialise également ses propres produits sous la marque Genius. Lisez l’article sur marianne 2 ça vaut l’coup.

Mis tout ça m’amène à me dire que les société multinationales nous aiment, elles sont prêtes à tout pour répondre à nos besoin. Car oui l’économie de marché, c’est l’offre et la demande. Et par ce raisonnement, je me dis, sommes nous prêt à faire des sacrifice ? Cc’est à dire boycotter ou bien refuser certains confort juste par compassion ?

Je suis un technophile mais je prends toujours du recul. Je me dis que de toute façon, si ce n’est pas les produits technologiques qui sont fabriqués ou vendus, les industriels nous auraient quand même trouvés autre chose.

Mais au delà de ces velléités mercantiles, il subsiste aussi une question, quel « coût humain » à la technologie ?

The independant, un quotidien britannique vous pose même la question « seriez-vous prêt à mourir pour l’iPad ?

La question est légitime puisque sur le principe, certains employés chinois se la sont posés…

Diaspora : un projet fou de réseau social

5

diaspora

« Diaspora » : Du Grec diasporá, « dispersion ». Le terme désigne donc la dispersion d’une communauté ethnique ou d’un peuple à travers le monde.

Diaspora, c’est son nom. Ce nouveau réseau social se veut libre, ouvert et open-source. D’ailleurs, il va ouvrir ses portes d’ici quelques mois (Septembre 2010 ?).

Et oui encore un réseau social… mais celui-ci change la donne ! Les quatre étudiants New-Yorkais à l’origine du projet promettent qu’il sera respectueux de votre vie privée. D’ailleurs ils ne manquent pas de critiquer Facebook sur leurs Twitter ou encore de citer le blog de Matt McKenon qui a réaliser un excellent travail sur l’évolution de Facebook en matière de vie privée. On se rend vite compte que notre vie privée est exposée et ouverte à tout le réseau Internet.

Le principe de Diaspora est un réseau social décentralisé, un peu à la manière du peer2peer, et permet d’être maître de sa vie privée. L’idée est séduisante et pourrait attirer les déçus de Twitter, Facebook, ou encore les anti-Facebook et autres fervents combattants de la vie privée sur Internet.

Et ce sera sans doute mon cas, je m’inscrirai sur Diaspora pour me faire une idée. J’ai déjà essayé Facebook… une ignominie. Je suis de temps à autre sur Twitter : Mes espoirs reposent donc sur Diaspora.

Enfin, pour vous donner plus de détails sur ce nouveau projet, j’imagine que ce sera un logiciel à installer qui fera que vos données seront stockées sur votre ordinateur et non sur un serveur distant (puisque vous serez considéré comme propre serveur). De plus, il sera distribué sous licence aGPL (licence GPL adaptée au réseau). Puis fait rare pour un tel projet (preuve d’une réelle attente), il obtiendra sans doute plus de 200 000$ de dons sur la plateforme kickstarter. C’est énorme comparé aux 10 000$ attendus…

Vous savez tout, il vous reste à suivre de prêt le projet et attendre la première version. Tout se passera sans doute ici

Les réducteurs d’URL et le spam

1

Je me demandais quand ça allait arriver. Vous avez tous déjà reçu des spams. Mais là c’est un spam différent. J’ai reçoit le premier spam par mail avec une adresse réduite :

Sur twitter je n’utilise jamais de réducteur d’URL, sauf quand je RT. Même si, j’en conviens, c’est très pratique ce type de service. Mais le spam par url raccourcie va sans doute proliférer dans les mois qui suivent, soyez vigilent et si vous avez un doute, utilisez ce service de « déracourcisseur » d’URL. Ou bien il y a aussi ce service qui est plus évolué et prend en compte le php 5 ici. Enfin, pour les utilisateurs de Mozilla il existe désormais une extension qui permet de connaître l’adresse qui se cache derrière l’url raccourcie

Facebook réinvente l’amitié

0

Facebook, fort de son succès et de ses plus de 400 millions de membres, commence a chambouler les valeurs de la société. Immédiateté, buzz, nouvelles façon de travailler, de communiquer, nouvelles arnaques aussi. Facebook n’est pas non plus le précurseurs de tous ces chamboulements. Mais il en est un artisant incontournable. Et bien entendu, il faudra encore composer avec lui pour longtemps…

Mais Facebook est aussi célèbre pour les « amis ». On peut donc se demander dans quel mesure a-t-il modifier la notion d’amitié ?

Cette notion est modifiée de deux manières. D’abord la course aux amis, ensuite l’ouverture sur des nouvelles amitiés.

En moyenne une personne sur facebook compte environ 120 amis. S’agissant seulement d’une moyenne, on peut donc se dire que certains en on moins, d’autres en on bien plus. Cette courses va même jusqu’a faire appel à des sites spécialisés dans la recherche d’amis. C’est le cas de uSocial.net qui propose, moyennant finance, de vous trouver une liste d’amis. Ce site est tout de même à destination des professionnels voulant profiter de l’aubaine Facebook pour faire du marketing.

Mais dans tout ça, le sociologue Cameron Marlow, sociologue de Facebook, nous indique que sur les 120 amis, moins d’une dizaine sont véritablement des amis. Les autres ce sont des relations, des « perdus de vue » à qui on a rien de spécial à dire, ou encore des « amis » juste pour la frime.

Mais d’un autre côté. Facebook c’est aussi un nouveau moyen d’échange, de rencontre et de retrouvailles.Dans ses amis Facebook, on a donc un certain nombre de personne que l’on a retrouvé, trouvé, rencontré

En faisant le calcul, si on prend nos 120 amis en moyenne. Sur ces 120 amis, 10 sont des véritables amis. Encore 10 sont des personnes rencontrés sur Facebook ou autre. Ajoutez peut-être encore 5 personnes qui sont des occasionnels (par intérêt sexuel, services, etc…). On porte donc à 25 personnes, pour voire large, ceux à qui on peut vraiment prêter attention sur Facebook… Alors que fait-on des 95 Autres ? Ajoutez aussi les célébrités, personnes connues, les sociétés, les bloggeurs ou autre et les amis des amis… c’est bon, on a le compte !

Par définition les « Amis » sur Facebook ce sont les personnes qui sont « abonnés » à notre compte. Je préfère tout de même la philosophie de Twitter avec les abonnement/abonné.

Avec Facebook, le mot ami se vide de sa substance. Déjà sur Facebook on parle d’Amis, donc il faut forcément en avoir plusieurs. Et puis étymologiquement parlant, on a de l’attachement et de la fidélité pour un ami. Sur un média social, on peut se détacher d’un ami, le bloquer, le tromper, le remplacer. On assiste en fait à un phénomène d’amplification sur Facebook. Toutes ces choses là existe déjà, mais Facebook les accélère et les rend immédiates.

Puis je profite de l’occasion pour faire un point sur la Pyramide des Besoin que Maslow a établit (Rappel : Pour passer au niveau supérieur, il faut que le niveau inférieur soit accomplit) :

Cette pyramide des besoins nous informe Facebook peut potentiellement remplir deux des 5 besoins. Le besoin d’appartenance et le besoin d’estime.

D’abord on vient sur Facebook on cherche ses « amis » dans son réseau hotmail, puis on cherches d’autres amis parmi sur les comptes de ses amis. Puis on intègre des groupes, etc… Voilà notre besoin d’appartenance comblé. Et une fois comblé, on cherche d’autres « amis » afin de combler son besoin d’estime. Ce besoin d’estime c’est la course aux amis, la création d’un groupe rassembleur ou autre. Cela dit, c’est plus simple de combler le besoin d’appartenance.

Une fois couplé les besoins aux amis on se rend compte une fois de plus que nos amis sont des amis virtuel, mais nécessaires à un équilibre qui s’est imposé comme tel.

Enfin, je rajoute que les discutions sur Facebook sont souvent phatiques. C’est à dire que c’est parler pour parler. Par politesse, parce que le sujet nous intéresse un temps, ou aussi par intérêt. Et que dire du manque de relations physiques qui sont remplacées par un écran et d’innombrables fenêtres et onglets ouverts…

On peut tirer un bilan. Tout le monde se rend bien compte que le mot « Amis » n’est pas approprié pour Facebook. Cela dit, les choses se sont faites comme ça, et en plus ça aide à accomplir certains besoins… J’ajoute que on assiste tout de même sur Facebook à une véritable socialisation de chaque évènement, d’où une vrai cohésion et une solidarité. Mais attention, déjà à l’époque les romains demandaient « Panem et circenses » (du pain et des jeux de cirque), avec l’évolution, nous avons le pain, nous avons le divertissement. Mais nous n’avons pas forcément la sécurité et pourtant on a le sentiment d’appartenance. Attention de ne pas griller les étapes, Big Brother is Watching You…

Twitter, un réservoir de visiteurs pour son site web ?

0

La question est posée et mérite d’être traitée.

Twitter, le site de micro-blogging a le vent en poupe. Une croissance exponentielle, il a tout l’attention des médias. Mais attention à l’effet de mode. Il y a les accrocs au Twit, ceux qui suivent et ceux qui ont lâché… Et n’oublions pas les « professionnels » (presse, bloggeurs confirmés) qui publient principalement leurs titres d’articles.

Ainsi, avec cette manne d’utilisateur de Twitter et avec une bonne campagne de twit, on doit être normalement en mesure d’augmenter son trafic sur son site web. D’autant que Twitter n’est pas isolé, on peut aussi compter sur Facebook et autres réseaux sociaux pour être présent sur le web.

Mais voici l’heure des comptes ! Twitter est-il aussi utile augmenter la fréquentation sur votre site web?

Il faut bien le reconnaître, Twitter est adapté à ceux qui en on une véritable utilité. Facebook, c’est les potins, Twitter, c’est du sérieux. D’ailleurs on n’peut que le constater si l’on se réfère à ces chiffres. Certains comptes sont délaissés, la presse et les site web d’information (ou autres blogs), les personnalités et les entreprises sont des aimants pour les suiveurs. Mais fort heureusement, tout ce beau monde a aussi besoin de leurs suiveurs pour avoir des informations. Il y a un petit équilibre.

Pour ma part, Twitter a toute son utilité du fait de sa double identité : agrégateur d’information (provenant de diverses sources) et potentiel de buzz.

Et il ne faut pas oublier non plus que Twitter ou un blog, ça demande du temps, ça demande de l’entretien. Les suiveurs et le trafic, ça ne vient pas avec un claquement de doigt.

On peut donc dire que oui, Twitter ça rapporte un peu de trafic. Mais il grimpe au fur et à mesure, le tout avec une audience volatile et captée par les sites les plus importants, les personnalités, etc…

En d’autres termes, Twitter est un outils de plus mais pas la solution miracle. Et il est très important de garder un oeil sur cet outil pour deux raisons :  j’ai tout de même constaté une très net augmentation des twits et des suiveurs et ça sur de nombreux sites depuis que je suis sur Twitter (quelques mois) et il est le point de départ de nombreux buzz et informations en tout genre.

Haut de page