Société 2.0

Vers un renfermement de l’information

1

information neutralité

Internet est basé sur la mutualisation de l’information et son partage. Le web 2.0 illustre tout a fait ce phénomène. Pourtant, on parle presque de web 3.0. Ce dernier sera-’t-il celui où l’information doit se cacher et être triée avant d’être publiée ? Je ne connaît pas encore la réponse mais depuis 2010 on commence à savoir que l’information est au cœur d’Internet et il faut savoir la maîtriser.

Je dis ça parce que Facebook, Google, Foursquare, Twitter et autres acteurs du web qui dévoilent notre vie privée. En réponse on parle d’extimité (intimité dévoilée de façon consentie). Pourtant on ne peut pas dire tout et n’importe que sur la toile. C’est un lieu public et beaucoup l’ont appris à leurs dépend comme les diffamateur (collégiens, lycéens ou salariés qui critiquent ouvertement), ceux qui s’affichent explicitement sur le web (avec ou sans consentement), etc… les exemples sont légions. On apprend de ses erreurs et donc on va chercher à mieux se cacher.

Ensuite, on a cette loi merveilleuse qui répond au doux nom de… HADOPI. On a assisté à une véritable prise de conscience d’une nécessité de se cacher pour télécharger. Avec LOPPSI on va se cacher pour surfer. Sans compter que les moyens vont se perfectionner alors que avant ces moyens étaient justement utilisés à des fins plutôt douteuses. On ne tourne pas à la paranoïa, mais à un tout sécuritaire et on se doit de répondre.

Enfin, on a Wikileaks qui divulgue des informations classées confidentielles au monde entier. Celui ci va pousser les dirigeants à mieux protéger leurs informations confidentielles et traquer les journalistes et autres sources.

Du coup l’information brute va être de plus en plus difficilement accessible. On a Facebook qui nous pousse a moins se dévoiler, les lois sécuritaires qui nous poussent à se cacher et wikileaks qui répond à un besoin de savoir.

Je crois que l’information sera toujours présente mais sous différents canaux et de façon maîtrisée. Le prochain combat le plus important reste donc la neutralité, du web. Sinon l’information ne sera plus maîtrisée, mais tronquée.

Vivement le web 3.0 ?

Le logiciel libre, antithèse du consumérisme

3

logiciel libre, antithèse du consumérisme

Aujourd’hui en ces temps d’économies d’imposées, et ce malgré des chiffres records pour les bourses, il serait logique que l’on se tourne de plus en plus vers le logiciel libre. Enfin, le libre dans sa globalité. Car n’oublions pas que le gratuit est un modèle économique.

Pourtant il existe encore des freins dans son essor, des réflexes mercantiles bien ancrés.

Pourquoi acheter un logiciel propriétaire alors que le gratuit le fait mieux ?

- Tout d’abord, les logiciels sous licence propriétaire bénéficie du support financier. Budget communication, entreprise connue.

- Ensuite, il faut savoir que en général, même si un utilisateur paye pour un logiciel est râle un peu, l’achat a un effet rassurant et sécurisant. « Si j’achète c’est forcément de qualité ». Ou alors parfois il ne se rend pas compte qu’il paye. Par exemple la suite bureautique Microsoft Office est intégrée directement sur les Windows. Ces logiciels ont un prix répercuté sur l’achat d’une station équipée de Windows par exemple.

Comment expliqué néanmoins le succès de certains ?

Des logiciels sont arrivés au bon endroit, au bon moment. Comme Firefox par exemple. Il a répondu a une attente.

Le bouche à oreille fonctionne aussi très bien et est favorable à la promotion des logiciels libres. Notamment grâce à Internet

On assiste aussi à une prise de conscience. Les logiciels payants sont souvent lourds et ne répondent pas toujours à nos attentes. Alors pourquoi ne pas regarder ailleurs. Les logiciels gratuit sont autant sinon plus performant que ceux livrés par défaut sous Windows. Par exemple VLC remplace windows media player, Open Office remplace Microsoft Office, Avast remplace eu… Norton, j’en passe et des meilleurs. À noter que cette prise de conscience a aussi touché les entreprises.

Mais alors pourquoi pas Linux ?

Il y a sans doute la peur de l’inconnu. Sans compter que chacun a développé son affinité avec Windows (ou Mac).

Linux est aussi trop méconnu. Il faut dire que les clichés ont la vie dure ! « Linux c’est pour les geeks » peut-on entendre ci et là. Pourtant je pense que plusieurs distributions Linux peuvent correspondre à un usage domestique (surf, écouter de la musique, traitement de texte), et même professionnel.

Enfin, ajouter à cela surtout le monopole forcé de Windows !

Alors mis à part le cas Linux, le libre est tout de même ancré sur nos ordinateurs. Mais sachez à titre d’exemple que à l’heure où j’écris ces lignes, je suis sous Linux Ubuntu et depuis un bon moment déjà j’ai fais la bascule. Il en ressort que j’ai jamais connu le bug. Linux est bien plus puissant que Windows dans le traitement des tâches (par exemple traitement audio et vidéo), plus rapide au démarrage (et de loin) et demande moins de ressources, donc un ordinateur moins cher (et double économie : logiciel et matériel). Enfin, on sait aussi que Linux est bien plus sécurisé (pas d’antivirus et aucune crainte sur Internet)

Pourquoi je vous dis ça, et bien tout simplement faites valoir ces arguments autour de vous pour promouvoir Linux et le libre ! Et pour les geeks confirmés, installez un dualboot dès que possible sur des ordinateurs, c’est un moyen de faire découvrir en douceur le monde du Linux.

Limewire et l’open source dérangent l’industrie du disque

3

citron vert limewire

Vous connaissez tous Limewire, le logiciel open source de p2p. Il a fait les beaux jours du p2p avec Emule et le torrent. Désormais il est inutilisable car suite à une injonction de la RIAA (un association qui défend les intérêts des maisons de disque), le logiciel est bloqué. Voyez par vous même sur le site de Limewire.

Je vous l’accorde, je n’ai jamais utilisé Limewire, par contre j’ai testé son cousin frostwire. Et je vous l’accorde aussi, cette nouvelle est une petite victoire pour la RIAA. Et en même temps, une grande défaite. Et oui, cet exemple est parfait pour illustrer la malléabilité de l’open source.

Qui sème récolte

La RIAA, à force d’acharnement, s’attire les foudres de la communauté autour de Limewire. Du coup, un Limewire tout neuf est sortit: Limewire Pirate Édition. Un des développeur de cette nouvelle version nous donne plus de détails via torrentfreak :

Tous les réglages distants ont été désactivés, la barre d’outils Ask a été enlevée et toutes les fonctionnalités de Limewire PRO [l’ex-version complète et payante du logiciel, ndlr] ont été activée gratuitement. » Cadeau ! Les nouveaux développeurs promettent que la Pirate Edition marchera mieux et plus longtemps que sa grande sœur officielle, et ne cherchent aucune forme de rémunération : « ni publicités ni mouchards » dans le logiciel, « les codeurs pirates font ça pour le bien de la communauté ».

L’équipe de développeurs reste anonyme pour le moment. Mais une chose est sûr, ce n’est pas la même que celle de Limewire car ces derniers ont appelé à ne pas reprendre le flambeau.

Précision, la RIAA a déjà réussi à fermer le site de la nouvelle version pirate mais pas encore le client p2p…

L’open Source qui dérange

Au delà de Limewire, la RIAA s’attaque à toute une communauté très active et solidaire en plus de s’attaquer à une entité invisible. L’open source, qui par définition est le contraire du propriétaire, ne dépend pas d’une entreprise ou du droit d’auteur. Le logiciel est « clonable » à l’infini car on a un accès à ses sources. pinguin linux open source

On comprend facilement la frustration des industries, mais surtout le génie des inventeurs de cette licence. Elle est légale, reconnue juridiquement et institutionnalisée mondialement (notamment avec la FSF et les associations de défense et de promotion comme l’April en France), sans compter le fort soutient de la communauté.

L’industrie perd une bataille mais pas la guerre

Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué comme on dit. L’industrie ne sait pas s’acclimater et une alternative voit le jour à chaque coup dur ou loi liberticide. Mais elle sait se montrer persuasive à coup d’injonction de justice et à grand coup de lobbying.

Mais sachez aussi que des protocoles tels que gnutella (utiliser par limewire et consorts) sont eux aussi open source…

Alors pour l’instant l’industrie n’a pas trouvée de parade et continue sa lutte à coup de millions. Cette industrie sait aussi se faire plaindre malgré un chiffre d’affaire toujours en hausse et dilapide l’argent du contribuable (aides de l’état, Hadopi, carte musique jeune, taxe copie privée, etc…) et ne sais toujours pas s’acclimater au numérique.

Le seul problème réel pour l’industrie du disque, est aussi le problème que pose le capitalisme. On  nous considère comme des consommateurs : Ils veulent nous pousser à dépenser par n’importe quel moyen et n’écoutent pas nos desiderata.

C’est donc la confrontation du modèle propriétaire contre le modèle libre et open source…

Dupont-Aignan invite tous les internautes à télécharger au maximum

1

Invité au micro d’Europe 1, Nicolas Dupont-Aignan a de nouveau attaqué le gouvernement sur la loi Hadopi et l’opération Carte Musique. L’occasion pour le parlementaire de réclamer à nouveau la licence globale, seule solution pour concilier droit d’auteur et espace de liberté sur Internet.

Contrairement à d’autres personnalités politiques, Nicolas Dupont-Aignan a su conserver une certaine cohérence sur la loi Hadopi. Depuis 2008, le fondateur du mouvement Debout la République a régulièrement fustigé le projet de loi porté d’abord par Christine Albanel puis par Frédéric Mitterrand. Avec d’autres, il a également participé l’an dernier à la rédaction de l’ouvrage la Bataille Hadopi.

Lors de l’émission Petit stream entre amis sur Europe 1, le député de l’Essonne s’est de nouveau exprimé sur le dispositif de la riposte graduée, et en particulier sur l’opération Carte Musique voulue par le gouvernement pour inciter les jeunes à acheter de la musique sur les plates-formes légales. Et de considérer que la disparition de la Haute Autorité servira à préserver la liberté sur Internet.

« Je ressens intuitivement, historiquement, que c’est un moment-clé. Si on perd cette bataille, donc j’invite tous les auditeurs à télécharger au maximum, parce que je mets au défi le gouvernement avant la présidentielle de fermer toutes les connexions Internet de centaines de milliers de personnes. Bon courage ! Bonne chance ! Donc vous pouvez télécharger » a lancé le parlementaire.

« Si on gagne ce combat, Internet restera un média de liberté. Si on le perd, alors là je peux vous dire qu’ils auront verrouillé ce qu’ils avaient réussi à verrouiller par quelques grandes émissions » a-t-il poursuivi. Interrogé ensuite sur la place du droit d’auteur dans les projets de Nicolas Dupont-Aignan, il rétorque : « la licence globale« . « C’est la seule solution » a-t-il assuré.

Une piste qu’il avait déjà défendu l’an passé, en publiant notamment un ouvrage sous licence Creative Commons.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

BOINC calcule pour la science

3

projet boinc

D’année en année nous le savons, la science à besoin d’aide pour que la recherche avance. Souvent cette aide se concrétise en mettant la main à la poche. Comme je suis fauché, je cherche des alternatives. Je vous propose ici un projet intéressant car basé sur des principes propres à notre société (nous avons tendance à l’oublier…) qui ne sont autres que le partage et la solidarité. Par ailleurs ce projet est gratuit, demande peu de temps et est simple à mettre en place.

Ce fameux projet, c’est BOINC.

Concrètement le projet propose à partir d’un logiciel installé sur votre ordinateur de récupérer vos ressources inutilisées  (processeur et processeur graphique) afin de mettre cette énergie à la disposition de la recherche via des centres de calcul. Matérialisé sous la forme d’un logiciel signifie donc que vous en êtes maître : le lancer ou l’arrêter n’importe quand.

Et si vous êtes un grand énergivore sur votre ordinateur, rassurez vous, nous n’utilisons que peu de nos ressources disponibles sur son ordinateur personnel, environ 20 à 40 %. Bien sûr le tout n’entraîne que très peu, voire aucune surconsommation électrique. Les processeurs d’aujourd’hui sont très économes et puissants. Pensez que cette puissance inutilisée peut être utile à quelque chose.

Pour participer à ce projet, suivez ce lien et laissez vous guider.

Globalement vous devez télécharger et installer le logiciel boinc-manager (compatible windows, Linux et Mac) et choisir un ou plusieurs projets dans une liste. Chaque projet est chargé de vous guider à le mettre en place via un site web mais parfois en anglais.

Enfin, sachez que Boinc vous offre aussi la possibilité de donner un coup de pouce à votre centre de calcul et vous permet de profiter de la puissance des ressources récoltées.

Pour la forme, le site ecrans.fr avance le chiffre des 323 000 utilisateurs actuels.

BOINC cumule déjà 2,5 pétaflops de puissance de calcul, soit plus du double du meilleur supercalculateur au monde actuel, le “Roadrunner” d’IBM.

Haut de page