Société 2.0
Wikipédia : 10 ans de web collaboratif
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Tout d’abord, joyeux anniversaire Wikipédia ! Et oui 10 ans déjà et l’encyclopédie en ligne continue son bonhomme de chemin.
Un anniversaire dans l’indifférence ?
Cette encyclopédie en ligne a véritablement changé les usages et les mentalités sur le net. Un modèle ouvert, gratuit et collaboratif qui est le cinquième site web le plus visité au monde, ça ne laisse pas indifférent ! Pourtant ecrans.fr résume brillamment l’anniversaire de wikipedia :
De nouveaux articles y seront créés, d’autres enrichis ou illustrés, traduits ou supprimés. Les collaborateurs réguliers se chamailleront pour de subtiles questions de typographie ou de classement des articles dans les catégories adéquates. Et surtout, des millions d’internautes passeront par là en tant que simples lecteurs, consultant un article pour préparer un exposé scolaire sur la reproduction des tortues, ou vérifier la date de naissance d’un acteur américain.
« What I Know Is »
Et toute sa force est là justement. Créer un flux continue et perpétuel, une émulsion de savoir et de débat. C’est son modèle qui veut ça. Le wiki est l’outil collaboratif par excellence. D’ailleurs pour l’anecdote amusante, sur wikipédia vous apprendrez que wiki veut dire « rapide » en hawaïen. Ou encore, Le journal The Economist fait remarquer :
le mot wiki peut être vu comme l’acronyme de « What I Know Is » (littéralement : « Ce que je sais est » ou « Voici ce que je sais »).
Voici donc résumé le wiki, et wikipedia.
Des chiffres …
Je pense que chacun a un jour été sur wikipédia pour trouver une définition ou un renseignement sur un personnage. Peut-être même que vous avez déjà publié un article. Cependant c’est plus rare de trouver un collaborateur car on applique la règle du 20/80 pour la collaboration en ligne : 20% des internautes publient et 80% profitent. Cela n’empêche pas wikipédia d’avoir 17 millions d’articles, environ 1 million d’articles en Français et 3.5 millions en anglais. Qui dit mieux ? Si, rajoutons que le site attire 400 millions de visiteurs unique par mois
… Et des hommes
Ces chiffres ne sont pourtant rien sans les internautes. À partir d’un simple compte on peut créer, modifier et illustrer un article. Le modèle est basé en partie sur la confiance et le savoir collectif des internautes. Car à partir d’un même compte on peut de la même manière supprimer et modifier des articles afin de nuire. Mais Wikipédia veille au grain. Le site à très bien réagit en introduisant un principe démocratique pour la suppression d’un article : Imaginons qu’une personne demande la suppression d’un article. Durant une semaine les internautes vont se prononcer pour ou contre. C’est seulement à la fin de la semaine et au vu des résultats que l’article est soit gardé, soit supprimé. Belle leçon de démocratie !
Enfin, pour finir sur le panel humain de wikipedia, je n’ai pas parlé des « wikisceptique ». Ces personnes qui, dans toute démocratie sont plus critique. Par exemple ils critiquent les fautes, d’orthographe ou d’information erronée. Eh bien on peut leurs répondre que wikipédia est autogérée grâce à un mécanisme bien huilé. En plus des internautes qui veillent au grain, il y a des modérateurs à qui on attribue une liste d’articles à surveiller quotidiennement. Ensuite il y a un bot, ce petit programme automatique réalisant une tâche bien spécifique, qui est chargé d’éradiquer le spam et autres grossièretés de langage.
Un modèle à suivre
Wikipédia a donc changé nos mentalités et changé le web. C’est du moins mon avis et ma constatation. Des milliers de sites basés sur un wiki se sont créé. Il nécessite peu de connaissance technique et on a un site collaboratif clé en main. C’est du web 2.0. Il reste en revanche l’inconnue pour que l’équation soit parfaite :quid du modèle économique pour l’encyclopédie ? Car 17 millions d’articles et 400 millions de visiteurs unique par mois, il faut une énorme infrastructure technique (serveurs, matériel, ressources humaines comme des webmasteurs et modérateurs). Le modèle est donc ici basé sur les dons. Point de publicité et autre financements car le modèle c’est avant tout un système libre et ouvert.
Un autre regard
Le système est bien rôdé, les internautes bien présent et le savoir est transmit de façon gratuit et universel.
Regardez maintenant le chemin parcouru entre la première encyclopédie (Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers) et Wikipédia. La philosophie de partage du savoir est la même, seule la politique n’a pas compris que la culture doit être accessible à tous. Soutenez les initiatives des contre-pouvoirs mercantiles. C’est la clé de l’équilibre et du continuum culturel.
« j’aime » et sa petite révolution du web
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Mise à jour 10/01/11 : En protestation au « j’aime » de Facebook, La Free Software Foundation propose aujourd’hui le bouton « j’aime pas ». L’intention est louable car nous le savons aussi, et Numérama le souligne très bien dans son article du jour :
il permet à l’entreprise de Mark Zuckerberg de savoir précisément quels membres du réseau social visitent quelles pages sur Internet. Dès lors que le bouton « J’aime » est présent sur la page, l’utilisateur est tracé même s’il ne clique pas dessus. Il lui permet aussi d’attribuer un identifiant unique à ceux qui ne sont pas membres de Facebook, pour analyser leurs habitudes sur Internet.
Pour en savoir plus sur cette initiative, je vous invite à aller sur le site de Framasoft.
En quelque année le réseau social Facebook s’est imposé comme un incontournable du web. Maintenant il fait mieux et le prouve. Vous avez remarqué que le web a désormais dans son paysage le fameux « j’aime ». Il est présent partout et pour longtemps.
Ce « j’aime » est même rentré dans les mœurs en tant qu’expression courante ou habitude pour partager un lien, un article, une photo, etc… Pour un site web, c’est maintenant une obligation de donner la possibilité à un internaute d’interagir avec ses réseaux sociaux, Facebook en tête. Alors que ce soit j’aime, je recommande, je partage ou autre, L’interaction immédiate doit être rendue possible et bien mise en évidence.
Vous l’avez donc bien compris, le bouton j’aime représente en fait un changement dans le web, une petite révolution. Il remplace le « recommander par mail » que, avouons-le, personne n’a jamais utilisé ou presque. Il ajoute en plus une donnée immédiate, rapide, communautaire et partagée, le tout en un clic. Qui dit mieux ? On peut même se permettre de dire « j’aime »!
Pourtant, le hic c’est que du coup Facebook capte tout le trafic et il faut donc passer par facebook pour être inclut dans le partage. Ce qui fait que Facebook va se trouver dans une situation hégémonique. De surcroît, on apprend que Facebook dépasse Google au USA en terme de trafic et que la banque goldman sachs a investis dans Facebook. Ce qui porte à une estimation de 50 Milliards de dollars pour le réseau social.
Alors dans tout ça, on peut parler de révolution à l’échelle du web. Mais trop de révolution tue la révolution. L’explication est simple. Facebook est maintenant le lieu de la révolution avorté. Sur Facebook on dire « j’aime » le PS, « j’aime » le communisme, « j’aime » le che guevara. On refait le monde et on clique sur partager quand on trouve un lien intéressant. Mais Facebook tue la révolution de terrain.
Alors oui, Facebook et son « j’aime » est une petit révolution, mais une révolution web et virtuel, qui prend le pas sur le réel. Méfions nous de cette humanité 2.0 dans notre société 2.0 et revenons à la réalité. Facebook doit servir à partager, pas à révolutionner. À moins que la révolution 2.0 ne soit en marche ?
Le lien social soumis au bon-vouloir de Facebook
2En guise de petit article d’entre-deux fête de fin d’année, je me suis permis la réflexion.
Facebook est un outil informatique plutôt pratique pour rester en contact avec vos proches, trouver de nouvelles relations, vous divertir, voire même organiser un évènement et ajouter une ampleur parfois qui nous dépasse ou qui reste dans le cercle privé.
Mais pour ceux qui n’ont pas Facebook, il y a un réel handicap. Plus personne ne va sur MSN ou très peu. Il reste bien sûr toujours le téléphone portable ou encore l’e-mail. Et justement, force est de constater que Facebook a englouti ce phénomène aussi. L’e-mail est devenu soit une publication sur le mur, soit un message Facebook, soit plus récemment un e-mail Facebook. Le sms lui ne pâtit pas encore car il ne rentre pas dans la même dimension que Facebook.
Il existe donc une forme d’exclusion 2.0 qui nait avec les réseaux sociaux.
Facebook est donc presque une obligation car il nous sollicite toujours. Soit pour obtenir une inscription rapide sur un site web avec le facebook connect, soit par nos proches du type : » t’as vu ce qu’il/elle à écrit sur son mur » ou bien « t’as des nouvelles de untel ? ». Le réflexe est de trouver un signe de vie sur son profil facebook. Puis sans compter sur les divertissement comme les jeux flash, les applis en passant par la photothèque et la vidéothèque qui permettent de s’en constituer une, et de les partager (parfois malgré nous).
Après chacun se sent libre de faire comme il veut, mais je retient principalement que la force de Facebook est le partage.
Pourtant le partage c’est aussi la communauté. Quelle alternative pour transgresser le partage au delà de Facebook ?
Simple : Internet. Nous avons des moyens autre que Facebook. C’est en fait le centre névralgique maintenant dans le transite de l’information. Même si l’information a pour point de départ le blog ou le journal par exemple, Facebook offre la visibilité et la centralisation.
Un mal pour un bien ?
Le plus important c’est de garder cette communauté et cette solidarité sur Internet. L’union fait la force et la diversité le moteur
Vers un renfermement de l’information
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Internet est basé sur la mutualisation de l’information et son partage. Le web 2.0 illustre tout a fait ce phénomène. Pourtant, on parle presque de web 3.0. Ce dernier sera-’t-il celui où l’information doit se cacher et être triée avant d’être publiée ? Je ne connaît pas encore la réponse mais depuis 2010 on commence à savoir que l’information est au cœur d’Internet et il faut savoir la maîtriser.
Je dis ça parce que Facebook, Google, Foursquare, Twitter et autres acteurs du web qui dévoilent notre vie privée. En réponse on parle d’extimité (intimité dévoilée de façon consentie). Pourtant on ne peut pas dire tout et n’importe que sur la toile. C’est un lieu public et beaucoup l’ont appris à leurs dépend comme les diffamateur (collégiens, lycéens ou salariés qui critiquent ouvertement), ceux qui s’affichent explicitement sur le web (avec ou sans consentement), etc… les exemples sont légions. On apprend de ses erreurs et donc on va chercher à mieux se cacher.
Ensuite, on a cette loi merveilleuse qui répond au doux nom de… HADOPI. On a assisté à une véritable prise de conscience d’une nécessité de se cacher pour télécharger. Avec LOPPSI on va se cacher pour surfer. Sans compter que les moyens vont se perfectionner alors que avant ces moyens étaient justement utilisés à des fins plutôt douteuses. On ne tourne pas à la paranoïa, mais à un tout sécuritaire et on se doit de répondre.
Enfin, on a Wikileaks qui divulgue des informations classées confidentielles au monde entier. Celui ci va pousser les dirigeants à mieux protéger leurs informations confidentielles et traquer les journalistes et autres sources.
Du coup l’information brute va être de plus en plus difficilement accessible. On a Facebook qui nous pousse a moins se dévoiler, les lois sécuritaires qui nous poussent à se cacher et wikileaks qui répond à un besoin de savoir.
Je crois que l’information sera toujours présente mais sous différents canaux et de façon maîtrisée. Le prochain combat le plus important reste donc la neutralité, du web. Sinon l’information ne sera plus maîtrisée, mais tronquée.
Vivement le web 3.0 ?
Le logiciel libre, antithèse du consumérisme
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Aujourd’hui en ces temps d’économies d’imposées, et ce malgré des chiffres records pour les bourses, il serait logique que l’on se tourne de plus en plus vers le logiciel libre. Enfin, le libre dans sa globalité. Car n’oublions pas que le gratuit est un modèle économique.
Pourtant il existe encore des freins dans son essor, des réflexes mercantiles bien ancrés.
Pourquoi acheter un logiciel propriétaire alors que le gratuit le fait mieux ?
- Tout d’abord, les logiciels sous licence propriétaire bénéficie du support financier. Budget communication, entreprise connue.
- Ensuite, il faut savoir que en général, même si un utilisateur paye pour un logiciel est râle un peu, l’achat a un effet rassurant et sécurisant. « Si j’achète c’est forcément de qualité ». Ou alors parfois il ne se rend pas compte qu’il paye. Par exemple la suite bureautique Microsoft Office est intégrée directement sur les Windows. Ces logiciels ont un prix répercuté sur l’achat d’une station équipée de Windows par exemple.
Comment expliqué néanmoins le succès de certains ?
Des logiciels sont arrivés au bon endroit, au bon moment. Comme Firefox par exemple. Il a répondu a une attente.
Le bouche à oreille fonctionne aussi très bien et est favorable à la promotion des logiciels libres. Notamment grâce à Internet
On assiste aussi à une prise de conscience. Les logiciels payants sont souvent lourds et ne répondent pas toujours à nos attentes. Alors pourquoi ne pas regarder ailleurs. Les logiciels gratuit sont autant sinon plus performant que ceux livrés par défaut sous Windows. Par exemple VLC remplace windows media player, Open Office remplace Microsoft Office, Avast remplace eu… Norton, j’en passe et des meilleurs. À noter que cette prise de conscience a aussi touché les entreprises.
Mais alors pourquoi pas Linux ?
Il y a sans doute la peur de l’inconnu. Sans compter que chacun a développé son affinité avec Windows (ou Mac).
Linux est aussi trop méconnu. Il faut dire que les clichés ont la vie dure ! « Linux c’est pour les geeks » peut-on entendre ci et là. Pourtant je pense que plusieurs distributions Linux peuvent correspondre à un usage domestique (surf, écouter de la musique, traitement de texte), et même professionnel.
Enfin, ajouter à cela surtout le monopole forcé de Windows !
Alors mis à part le cas Linux, le libre est tout de même ancré sur nos ordinateurs. Mais sachez à titre d’exemple que à l’heure où j’écris ces lignes, je suis sous Linux Ubuntu et depuis un bon moment déjà j’ai fais la bascule. Il en ressort que j’ai jamais connu le bug. Linux est bien plus puissant que Windows dans le traitement des tâches (par exemple traitement audio et vidéo), plus rapide au démarrage (et de loin) et demande moins de ressources, donc un ordinateur moins cher (et double économie : logiciel et matériel). Enfin, on sait aussi que Linux est bien plus sécurisé (pas d’antivirus et aucune crainte sur Internet)
Pourquoi je vous dis ça, et bien tout simplement faites valoir ces arguments autour de vous pour promouvoir Linux et le libre ! Et pour les geeks confirmés, installez un dualboot dès que possible sur des ordinateurs, c’est un moyen de faire découvrir en douceur le monde du Linux.







