Société 2.0
Le deuxième séisme vécu par Sony
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Sony est vraiment dans la tourmente. Après le tsunami qui a mis à genou le Japon, et forcé Sony à mettre 11 de ses usines à l’arrêt, c’est le Playstation Network et le Sony Online Entertainment qui se font pirater cette semaine… soit près de 100 millions de comptes dans la natures et donc autant de possibles ennuis… Car à ces comptes sont souvent associés compte bancaire, identifiants et mots de passes.
Sony préconise d’ors et déjà de vérifier votre compte bancaire et changer votre identifiant et mot de passe quand tout sera rentré dans l’ordre. Car oui en ce moment même les deux services piratés sont fermés et subissent un audit afin d’identifier la source en plus d’un renforcement de la sécurité.
Vous pouvez aussi changer les mots de passes qui sont identiques à ceux utilisées sur les services de Sony car à n’en pas douter ces données sont dans la nature et sans doute déjà en vente sur des forums occultes.
Au-delà de la perte de confiance et de crédibilité de Sony aux yeux des consommateurs, on remarque tout de même une recrudescence des cyber-attaques et par là même occasion, une sophistication de ces attaques. Une sophistication en terme de moyens, de technique et surtout dans les cibles choisies.
Jadis les attaques contre des sites gouvernementaux ou contre une société représentaient un mythe. Le mythe du hacker. Aujourd’hui ce mythe est une réalité.
Je pense même, pour aller un peu plus loin dans la réflexion, que le cœur de cible n’était pas seulement les comptes bancaires et autres données. C’était aussi cibler Sony. Une proie facile doublé d’un raz-le-bol de ces sociétés qui font tout et n’importe quoi en agissant avec impunité.
Anonymous en est le parfait exemple. Même s’ils affirment n’avoir rien à voir avec cette affaire (et je les crois sur parole). Ils représentent tout de même la nouvelle arme : Un regroupement de citoyens de diverses origines qui se veulent les pourfendeurs des dérives d’une société gangrenée. En plus de ça, ils sont un brin politisés et n’attaquent pas au hasard. Ils ont une éthique et ne se cachent pas forcément de leurs actions. Leur dernier cheval de bataille c’est par exemple les sites et forum nazis. Ils ont aidé à leur manière la révolution dans le monde arabe ou encore ont attaqué la MPAA et Sony en protestation.
Pour clore sur le sujet, je viens de le dire, les Anonymous ont une éthique. Ce qui fait tout la différence avec la récente attaque contre Sony. Le but est simple : récupérer les données, donc nuire à Sony. Personne n’est à l’abri de ces cyber-attaques, car même ceux qui les dénoncent ces actes utilisent le même procédé (par exemple les USA et Israël sont suspectés d’avoir introduit un virus dans le réseau informatique des centrales en Iran).
Faites ce que je dis, pas ce que je fais est belle et bien d’actualité
Jusqu’où ira l’HADOPI ?
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On connait la tristement célèbre HADOPI, cette institution fondée grâce à la loi du même nom qui met en place le système de riposte graduée afin d’endiguer le piratage des œuvres copyrightées sur les réseaux P2P. Sans faire dans la technique pour ne pas m’égarer tant sur le mécanisme de la riposte graduée que sur les lacunes, je me pose une question. Que va devenir HADOPI ? Une énorme machine à broyer de l’internaute sans doute ?
L’internaute, et pas seulement on peut même dire.
Pour reprendre depuis le début, il y a eu HADOPI 1, HADOPI 2 qui instituent la haute autorité gérant la riposte graduée. Puis on reparle en ce moment de HADOPI 3. Afin de peut-être venir combler les lacunes des deux versions précédentes et ajouter une taxe pour faire, encore, profiter à l’industrie du disque nos précieux deniers.
Sachez aussi que la HADOPI ne se contente pas seulement de la riposte graduée. C’est un système qui ne laisse aucune chance à l’internaute flashé sur le p2p. Aucun recours, et surtout, la préparation du logiciel de sécurisation pour prouver patte blanche si notre adresse ip se fait flasher sur un réseau. Je vous invite à en lire plus au sujet de ce logiciel de sécurisation ici. L’internaute qui veut éviter des turpitudes avec la HADOPI devra s’acquitter d’un logiciel en préparation qui enregistre ses faits et gestes sur le net afin de prouver en cas de litige qu’il n’a pas téléchargé ; ou au contraire affirmer qu’il a téléchargé. On touche donc à d’une à la présomption d’innocence, et de deux on touche à l’état sécuritaire qui vient surveiller jusque dans nos foyers ce que les citoyens font de leur connexion.
Et puis HADOPI, c’est aussi la volonté d’aller plus loin. C’est à dire proposer des « labs » qui vont se pencher sur le futur du numérique en France. C’est aussi une machine qui va chercher à éduquer bourrer le crâne des enfants, le tout avec la bénédiction de l’éducation nationale qui va dévoiler un portail à but pédagogique et préventif dont une partie sera consacrée aux lois HADOPI et DADVSI. Ajoutez à tout cela le gouffre financier (plus de 12 millions d’€) que ça représente pour peu de résultats actuellement.
Je ne détaille pas les labs, vous pouvez les retrouver directement sur le site de l’HADOPI.
Une fois que l’on a un panel de ce que représente la HADOPI, on peut se demander si tout ça va en rester là. HADOPI 3 qui est en gestation plus les labs qui vont accoucher sans doutes de propositions ou de réflexions diverses sur le numérique en France. Je vois bien une lutte sans merci contre les sites de direct download.
Outre s’attaquer au direct download, HADOPI tend à élargir ses « compétences ». Comme par exemple surveiller plus activement les internautes via le logiciel de sécurisation, mettre fin à l’anonymat en ligne, implémenter dans la box une sécurisation, restreindre l’offre légale seulement à certains sites, et j’en passe…
En somme, c’est une vision bien sombre du net en France qui se dévoile tant que les lobbyies du disque seront présent tout comme la droite et sa vision fermée et sécuritaire du net.
Vite dit. Le rapport provisoire sur la neutralité du net est arrivé
1Quelle belle entré en matière pour ce rapport que cette phrase :
L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen énonce « la libre communication des pensées et des opinions ». Quel support aujourd’hui respecte mieux ces principes qu’internet ?
Depuis le mois de septembre 2010, deux députées, Les députés Corinne Erhel (PS) et Laure de la Raudière (UMP) travaillent sur un rapport afin de cerner la neutralité du net et comment mieux la représenter. Ces dernières vont présentent cet après-midi le rapport de la mission d’information qu’elles ont conduites sur la neutralité d’internet.
Dans leur rapport, les deux députées détaillent les propositions qu’elles espèrent transposer dans la loi et l’esprit du rapport. Je vous fais part mot pour mot afin de ne pas le dénaturer :
Premier axe : consacrer la neutralité de l’internet comme objectif politique
1° – définir dans la loi la neutralité de l’internet
2° – fixer sa promotion comme objectif aux autorités réglementaires
Deuxième axe : encadrer strictement les obligations de blocage de l’internet
3° – s’interroger plus avant sur la justification des mesures de blocage légales, en dépit de leur légitimité apparente, du fait de leur inefficacité et des effets pervers qu’elles sont susceptibles d’engendrer
4° – seul le juge pour prononcer des mesures obligatoires de blocage afin de mieux protéger la liberté d’expression
Troisième axe : protéger l’universalité et garantir la qualité de l’internet
5° – réserver l’appellation « internet » aux seules offres respectant le principe de neutralité
6° – mettre en place un observatoire de la qualité de l’internet
7° – charger l’ARCEP de garantir l’accès à un internet de qualité suffisante
Quatrième axe : assurer le financement pérenne de l’internet
8° – documenter les enjeux économiques liés au réseau internet
9° – évaluer de manière approfondie la mise en œuvre d’une terminaison d’appel data au niveau européen
La quadrature du net salue d’ailleurs ce rapport. Il est certain que l’intention est louable et le travail et abouti. Il ne reste plus qu’a croiser les doigts pour voire au moins une partie du rapport (voire sa totalité… ce qui relève du miracle) soit adopté.
Le point sur la technologie en Irlande
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Je suis de retour d’un voyage en Irlande. J’ai donc profité pour observer leurs modes de consommation du réseau des réseaux.
A Dublin, la capitale Irlandaise, il y a bon nombre de cybercafés et autres points d’accès, gratuits ou payants à Internet. Pas de changement donc avec la France. Tout comme la téléphonie mobile (3G par exemple). Peut-être que les prix sont plus élevés.
Leurs opérateurs sont Internet sont :.
- Eircom: opérer le plus grand réseau fixe de télécommunications (www.eircom.net/)
- BT Irlande: Accueil Internet et téléphone à la maison (www.web.btireland.ie/)
- Irish Broadband (http://www.irishbroadband.ie)
- UTV (http://u.tv/internet/services /)
- Digiweb: (
- NTL: TV, Internet et le téléphone numérique (http://www.ntl.ie/)
Pour a téléphonie, il y a principalement O² et Vodafone.
Je vous propose les grilles tarifaires de Vodafone afin de comparer :
Voici les tarifs pour les appels + les SMS :

Ici les appels + sms et internet :

On continue avec uniquement une carte sim et des recharges :

Et enfin, on fini par les tarifs pour Internet :

On se rend bien compte que l’on nous propose la même chose. Juste les prix plus élevés de quelques euros.
Le sport et la musique, les arguments de vente
Je n’oublie pas non plus la télévision. Le câble et le satellite est inévitable pour ces férus de sport. Il y a des chaines nationales, une chaine privée et peut être qu’ils peuvent capter des chaines anglaises. Voire françaises ou allemandes avec le satellite.
Mais sans le câble, vous avez accès principalement à 4 chaïnes :
- RT One – RT station principale
- Deux RT – RT station secondaire
- TV3 – diffuseur commercial indépendant
- TG4 – National Irish Language station (anciennement TnaG)
Et pour ce qui est de la radio, il en va de même. La musique est très présente, donc une radio présente aussi. On peut même capter Europe 1 ou France inter visiblement, c’est selon l’endroit ou on se trouve. C’est pareil que pour la télé, 4 stations, plus une multitude de station selon les villes :
- RT Radio 1 – principalement de nouvelles et d’actualités
- RT 2FM (anciennement Radio 2)-la musique pop et rock
- RT Lyric FM – la musique classique et les arts de programmation.
- RT Raidina Gaeltachta – des programmes en langue irlandaise.
Independent Radio nationale
- Aujourd’hui FM – La musique populaire.
- Newstalk) – Speech-based.
Bref, pas de différence majeur entre la France et l’Irlande, mis à part le prix, la couverture du réseau et sa fiabilité. Ne perdons pas de vu que l’Irlande est un pays qui ne compte que 5 millions d’habitants.
La différence se situe donc plus dans les infrastructures que dans les usages. Mais il faudrait une étude plus détaillée pour voir concrètement leurs usages. Par exemple leurs point de vue sur la censure, le téléchargement, les sites qu’ils fréquentent, etc…
Enfin, pour ceux qui veulent partir, il existe un site : http://www.uchoose.ie/compare-broadband Il vous aide à choisir votre connexion et tout un tas d’autres choses !
En Floride, des classes sans professeurs
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En Floride, une récente loi tente de révolutionner le système scolaire. En effet, cette loi vise à réduire le nombre d’élève par classe. Jusque là tout va bien. Mais certaines écoles on décidé de faire l’inverse : une classe tout informatisée. Sans prof !
Ces classes virtuelles ouvertes depuis l’automne et que l’on nome “labos d’apprentissage électronique”, sont bien des classes sans prof. Les élèves se retrouvent seuls, devant un ordinateur connecté à Internet. Car les cours sont sur Internet et proposés par l’école virtuelle de Floride.
Si les matières principales sont enseignées à l’aide d’un ordinateur, il y a bien un assistant pour suivre l’évolution et régler les problèmes techniques. Mais pour avoir affaire à un « vrai » prof, il faut passé soit par le téléphone, soit par le mail, soit par les messages.
Rassurez vous, toutes les écoles ne sont pas passées à ce système. Seules 54 établissements ont suivi le mouvement.
La seule raison avancée au fait de mettre en place ces labos, et qui pour moi n’est pas du tout logique, c’est Jodi Robins, principale adjointe au lycée de Miami Beach, qui nous affirme que :
même si les élèves peinent dans certaines matières, les labos virtuels sont nécessaires parce qu’il “n’y a aucun autre moyen de répondre aux exigences en matière d’effectifs”.
Pour le moment nous n’avons pas de recule ou de possibilité d’avoir des résultats. Mais je les attends avec impatience. Car je doute de l’efficacité totale de ce dispositif. Un couple enseignement réel / virtuel est sans doute plus envisageable.
En France nous avons déjà le système de l’ENT (Espace Numérique de Travail) qui permet de poster des cours en ligne, un espace de dépôt de fichier, la liste des participans, un chat, la possibilité pour les profs d’animer un forum, etc…. Ce système est déjà beaucoup utilisé dans les universités et s’étend aux lycées. Le distanciel tend également à se développer. Mais alors que dire du tout numérique. Je suis très sceptique quant à son efficacité. Il peut renforcer l’entraide entre élèves, mais une machine ne peut remplacer le savoir et la pédagogie d’un professeur.







