Société 2.0

Ne pas oublier le droit à l’oubli

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droit à l'oubli, Facebook, Google

Un an après, jour pour jour, qu’en est-il de la charte du droit à l’oubli numérique initiée par Nathalie Kosciusko-Morizet (secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique) ?

Un petit retour en arrière s’impose, ainsi qu’un point sur le droit existant.

Une charte pour du vent ?

Tout d’abord cette charte est à destination des sites collaboratifs et des moteurs de recherche. Les objectifs sont clairs :

  • améliorer la transparence de l’exploitation des données publiées par les internautes ;
  • faciliter la possibilité pour une personne de gérer ses données sur la toile.

Les six points de la charte :

  • Favoriser les actions de sensibilisation et d’éducation des internautes
  • Protéger les données personnelles de l’indexation automatique par les moteurs de recherche
  • Faciliter la gestion des données publiées par l’internaute lui-même
  • Adopter des mesures spécifiques d’information pour les mineurs
  • Mettre en place un outil de signalement ou un bureau des réclamations
  • Transfert de données

Les intentions sont louables. Mais il manque Facebook et Google dans les signataires de cette charte. Il y a presque de quoi rendre caduc cette charte car elle est principalement destinée à ces sociétés qui proposent des services web et qui ont le monopole. Pour dire, même la CNIL n’a pas signé cette charte…

Alors on peut se demander pourquoi créer une charte et pas une loi. Sans doute qu’il y a un manque de volonté politique derrière.

Pour autant, les efforts ne sont pas vains. Depuis un an on commence à parler de ce droit à l’oubli numérique et du délai de rétention des données personnelles. On voit ça et là des associations qui militent. Et même si la CNIL n’a pas signée la charte, les 75 CNIL dans le monde se sont mises d’accord pour défendre le droit à l’oubli.

Les enjeux du droit à l’oubli

Le dicton le dit si bien : « Les paroles s’envolent, les écrits restent ». Les enjeux qui se cachent derrière sont simples à comprendre également. Souvent ça a trait avec les erreurs de jeunesse (insulte, mouvance politique, déboire judiciaire, etc.) ou la volonté de changer de vie. Ou plus simplement encore, effacer son profil.

Je vous invite aussi à lire un témoignage sur le monde qui met bien en valeur les problèmes que peuvent occasionner ce « bide juridique ».

Alors que dit la loi ?

La loi, elle, est très floue à ce sujet. La CNIL nous apprend que une donnée personnelle ne doit pas dépasser « une durée strictement nécessaire à l’usage pour lequel elles sont conçues ». Mais cette donnée déjà vague d’une part, est d’autre part mise à mal sans droit international. Car les sociétés qui proposent des services web sont souvent américaines. La loi américaine est encore plus souple en matière de vie privée.

On peut avoir accès à nos données personnelles, c’est le cas sur Facebook qui met en place un formulaire de réclamation. Mais je n’ai pas eu vent de ce procédé pour Google par exemple. Il doit bien exister car cette réclamation est rendue possible grâce à une directive européenne.

Des solutions existent pourtant

La solution serait tout d’abord une directive européenne à transcrire dans les droits nationaux. C’est d’ailleurs, selon les dires de Viviane Reding (la commissaire européenne chargée de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté), une projet de directive qui est sur les rails. Car il faut compter tout de même 75 % des Européens favorables à un « droit à l’oubli » (eurobaromètre – Juin 2011) (source) :

Viviane Reding a annoncé la révision de la directive sur la protection des données afin d’instaurer un « droit à l’oubli » qui permettrait aux citoyens de retirer leur consentement au traitement des données sur Internet. Les citoyens devront être informés de la finalité de la collecte des données recueillies, des risques et des recours possible. Par ailleurs, les prestataires de service devront demander le consentement explicite de la personne pour chaque traitement de données, y compris lorsqu’ils sont basés hors de l’UE, ce qui vaudrait pour des sociétés comme Google et Facebook.

Enfin une bonne nouvelle !

Vous pouvez aussi contrôler votre e-réputation. Qui n’a jamais tapé son nom et son prénom sur Google par exemple ? Ou bien sur 123 people même.

Souvent c’est le profil publique de Facebook qui apparaît. Sachez que vous pouvez endiguer ce problème en allant faire un tour sur vos paramètres de confidentialité (ça vaut pour tous les réseaux sociaux ! ).

Pour finir avec les solutions, la CNIL publie un guide pour effacer ses traces sur Google. Très pratique !

La publicité est aussi visée

Pour clore le débat, sachez que la publicité en ligne est elle aussi visée. Souvent à travers les cookies et autres traceurs de votre activité sur le net. Ces agissements font les choux-gras des multinationales qui accumulent bon nombre de données sur vous.

Encore une fois, Nathalie Kosciusko-Morizet fait signer une charte avec des objectifs :

Renforcer la protection de la vie privée et les droits des internautes à l’égard de la publicité ciblée sur Internet.

Thèmes :

  • l’exercice de leurs droits en matière de publicité ciblée
  • le rapprochement entre les données de navigation et les données personnelles
  • la publicité géo-localisée
  • le « capping » (maîtrise de l’exposition à la publicité)
  • la protection des publics mineurs

Et à ce propos, sachez aussi que Facebook se réserve le droit d’utiliser vos images pour les utiliser à des fins publicitaires…

Encore une fois, allez faire un tour sur vos paramètres de confidentialité, et sur les options de votre navigateur !

Le hacktivisme redore le blason du hack

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hacktivisme

Le hacktivisme c’est le hacker qui se met à militer pour une cause en utilisant ses compétences en informatique. C’est en substance cette définition que l’on peut retenir.

Retour sur le hack

Le hack est souvent assimilé à du piratage. Pourtant la définition est plutôt de s’introduire de façon malicieuse sur un réseau ou sur un site web. Et à partir de là, la cause peut être noble ou pas. On s’introduit sur un réseau pour modifier, dérober des informations, les détruire, etc. Et le plus souvent on pense que la finalité d’un hack, c’est pour nuire. Espionnage industriel, piratage de cartes de crédits, piratage de sites, etc. Je pense que les deux écoles existent et cohabitent.

Il n’y a pas encore si longtemps que ça, le hack n’était pas très rependu et peut visible des médias. Le phénomène était marginal et trouvait un écho uniquement dans les méandres du web underground…A l’image d’un certain Kevin Mitnick ?

Mais aujourd’hui avec l’avènement du web 2.0, tous les tutos et divers outils mis à disposition de tous, le hack trouve un écho particulier chez les médias. Notamment grâce aux Anonymous et à LulzSec.

Fini le underground alors ? Pas tout à fait. hacker, ça ne s’improvise toujours pas. Il faut de la méthode et des connaissances. Mais le web démocratise beaucoup les usages et les résultats d’un hack et surexposé.

Prêt pour la cyberguerre ?

Les anonymous et Lulzec défraient la chronique. Le phénomène est très vite pris au sérieux car ils s’attaquent aussi bien à des cibles institutionnelles qu’à des entreprises privées et multinationales. Et il y arrivent. Il faut dire que wikileaks a ouvert la voie. C’est la guerre des secrets. On hack à tour de bras pour tout savoir. A l’image d’un britannique qui pirate l’US Navy pour savoir les extra-terrestres existent. Ou encore les attaque par Ddos sont monnaie courante pour saturer des services (paypal, la MPAA, la CIA, etc..).

De plus même les États s’y mettent. LA France se dote (honteusement) d’un cheval de troie utilisable par une cyber-police, La Chine est régulièrement accusée d’espionnage via le hacking, ou encore on accuse les USA et l’Israël d’avoir injecté un ver sur le réseau des centrales nucléaires Iraniennes. Rien qu’ça.

Pis, la cyberguerre est prise très au sérieux et des tests de résistance à de telles attaques sont réalisées un peu partout. Avec l’interconnexion des réseaux on pense qu’un pays peut être mis à genou si une cyber-attaque massive vise son réseau.

On remarque donc que les possibilités sont nombreuses et ne s’arrête pas au hack d’une boîte mail…

Le seul problème c’est que le hack est perçu de façon plutôt négative. Et là, anonymous et lulzsec intervient encore !

Changer de l’image du boutonneux-geek-no-life-rebelle

Soucieux de redorer son blason, les anonymous changent petit à petit de cible. Au-delà des institutions, ils lancent des attaques contres des forums nazis et surtout, ils se mettent à aider les pays actifs du printemps arabe qui sont censurés. Mais déjà avant ça, le simple fait de s’attaquer à des multinationales et semer le trouble, certaines personnes se sont ralliés à leurs causes. C’est un peu l’effet David contre Goliath.

Et la mayonnaise a bien prit. Puisque les Anonymous, bien que traqués et sans doute infiltrés par le FBI, ont, à mon sens, un bon aura pour ceux qui les connaissent.

Même si le hack garde son côté très geek, le hacktivisme apporte une touche de modernité et un engagement citoyen très à la mode aujourd’hui. Les médias aident à faire connaître les anonymous. La formule prend plutôt bien. La balle est même dans leurs camps grâce au hacktivisme…

l’e-novation comme moteur d’avenir

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innovation technologique, guerre des brevets

mise à jour 1 : je vous incite à lire cette article que je viens de retrouver : L’ordinateur du futur, un concentré scientifique ou technologique ?

Mise à jour 2 : Je vous ai bien dis que l’avenir c’était l’holographie ! Regardez plutôt cette vidéo  :

 

Vous le savez tous, l’innovation est un moteur essentiel de croissance. Elle permet de vendre des nouveaux produits, de prendre une longueur d’avance sur ses concurrents, ou encore, d’attirer des nouveaux clients et ainsi, tenter de les fidéliser.

Tout d’abord, je vous invite à lire la définition de l’innovation sur wikipédia, puis à consulter ce diagramme, et le traduire au besoin car il présente très bien l’innovation et donc la problématique en ce moment.

innovation technologique, guerre des brevets

L’innovation comme fer de lance

Cette innovation est le fer de lance des entreprises high-tech. On l’a d’ailleurs bien vu ces dernières années avec un exemple simple : il y a l’ordinateur de bureau, puis l’ordinateur portable, puis le netbook, puis la tablette. En passant aussi par le téléphone portable. Je ne m’attarde même pas sur les évolutions techniques comme la miniaturisation ou le passage au tactile. Mais tout ça pour montrer que l’on connaît toujours des nouveautés. Soit en terme de produit, en terme d’usage ou en terme de technologie. Les trois sont d’ailleurs liés ! Et à chaque fois qu’une nouveauté sort, c’est l’engouement.

Et l’argent le nerf de la guerre

Mais doit-on s’inquiéter pour le futur ? Certaines entreprises montrent des signes de faiblesse en terme d’innovation ou en terme d’envie.

Alors que la bataille des brevets et de l’innovation fait rage, Google rachète Motorola mobility (pionnier du téléphone portable, jadis leader, aujourd’hui outsider avec 2.5% des parts de marché – et un énorme portefeuille de brevets -). HP se recentre sur le soft. Apple est en très forte croissance mais perd son DG historique (Steve Jobs). Samsung est empêtré avec la justice en Europe et en Australie notamment. Sans compter toutes les entreprises émergentes qui veulent leurs part du gâteau tout en restant prudentes. Je n’oublie pas non plus Microsoft qui n’est pas dans une logique d’innovation. Mais peut-être que ça pourrait bien arriver.

Il faut donc bien reconnaître que tout cela se fait indéniablement au détriment du consommateur, juste pour les visés monopolistiques d’une poignée de multinationale.

A cet effet, certaines entreprises ne veulent plu trop y croire à l’instar de HP et Motorola justement.. La bataille est couteuse. Pourtant le jeu en vaut la chandelle.

Que reste-t-il…

Il reste Apple qui a toujours montré une belle capacité d’innovation, couplé à son ergonomie légendaire et une finition soignée. Mais à surveiller de prêt dans les prochaines années. Et Google qui innove régulièrement aussi. Ces deux dernières se montre d’ailleurs de plus en plus féroces.

Les entreprises comme Intel, AMD et autres qui sont plutôt dans le hardware montrent elles aussi une belle capacité de croissance et d’innovation. Les entreprises de soft et de hard sont très liées et interdépendantes même.

On peut se demander tout de même si on n’a pas atteint un point de non retour dans la bataille du monopole. Les possibilités d’innovations sont encore vastes. Mais l’innovation demande un budget de R&D énorme… Que trop peu d’entreprises veulent assumer et se concentrent sur des stratégies de copie. De plus, Il faut encore attendre une évolution du hardware pour atteindre une véritable révolution. Car en ce moment nous sommes dans la simplification, finalement (les chromebooks, les tablettes et autres netbooks en sont le parfait exemple).

Mais on le sait aussi, les entreprises ne communiquent que très peu sur leurs activités de R&D. Peut-être aurons-nous le droit à de belles surprises en 2012-2013 ? Et l’après tablette, d’après vous ce sera quoi ?

Quelles sont les futures évolutions ?

On connait par exemple l’évolution du web qui va passer par le cloud et le web 3.0 : l’internet des choses. On peut aussi entrevoir l’avenir du soft qui va également passer par le cloud et les OS maison ou alors par androïd ou iOS. Des Systèmes d’Exploitation portable et multi-support en somme. Et le hard, quant à lui, va plutôt axer sur les technologies d’avenir comme la meilleur prise en compte de la 3D. Je cite également l’ordinateur moins énergivore et l’ordinateur quantique qui se construit au fur et à mesure des évolutions scientifiques et technologiques.

Enfin, au niveau des supports, la tablette à encore de l’avenir, tout comme l’ordinateur. Je pense aussi que l’hybride à un bel avenir comme un ordinateur mi-tablette mi-netbook. D’ailleurs ça existe déjà mais ne connait pas encore le succès visiblement. Et l’avenir je pense aussi que ce sera la tablette grand format (du genre une télé tactile connectée) et aussi l’holographie et la robotique (voir même la branche domotique).

Reste aux entreprises de jouer le jeu de l’innovation. C’est un bien nécessaire. Et surtout, surtout, arrêtez les bisbilles et la guéguerre des brevets qui freinent considérablement l’innovation dans des batailles judiciaires couteuses ! Mais ça, c’est surtout le droit de propriété et la législation des brevets qui sont trop souples peut-être…

Vite Dit. Le classement netobserver

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Harris Interactive sort son Classement NetObserver® des sites préférés des internautes français.

Il donne le classement des 10 sites préférés des français pour les catégories suivantes : actualités/informations généralistes, cuisine/gastronomie, emploi/carrière, jeux vidéo, sport, guides d’achat/comparateurs de prix/sites d’avis de consommateurs, guides de sorties et loisirs, petites annonces/ventes entre particuliers.

Il faut bien nuancer qu’il s’agit de catégories. Ce ne sont pas les sites préférés parmi tous ceux qui existent.

Les 8 sites les plus consultés des français selon ce sondages sont donc : lemonde.fr, marmiton.org, pole-emploi.fr, jeuxvidéos.com, lequipe.fr, acheter-moins-cher.com, allocine.fr et leboncoin.fr.

Ces sites donnent néanmoins une tendance : les préoccupation des français sont principalement l’emploi, le pouvoir d’achat, l’actualité et le divertissement.

Je vous laisse le soin de consulter les résultats de l’enquête car c’est intéressant de voir le top 10 pour chaque catégories.

Steve Jobs arrête son job

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geek, Steve Jobs, Apple

Et voilà qui est fait ! L’actu croustillante du jour c’est Steve Jobs qui démissionne de son poste de PDG d’Apple. Il reste néanmoins le directeur du Conseil d’Administration. La raison qui le pousse à arrêter c’est principalement pour raison de santé. En effet, l’emblématique patron d’Apple était en arrêt maladie depuis le début de l’année et il n’avait annoncé ni la raison ni la durée.

On peux critiquer Apple et Steve Jobs. Mais on ne peut nier ses qualités de manager. Son parcours est incroyable et il a su mener Apple sur la route de la réussite et de la gloire internationale. Les iMac, iPod, iPhone et autres iPad ayant fortement contribué à ce succès. Pendant un court instant Apple est même devenu la compagnie la plus chère au monde devant Exxon avant de retrouver sa deuxième place. Steve Jobs est cet artisan de la réussite d’Apple. Il passe maintenant le relais à Tim Cook, son second.

Même si l’entreprise a déjà perdu de sa valeur en bourse après cette annonce (-5%), on ne s’inquiète pas pour Apple qui a suffisamment de ressources pour redresser la barre. On attend d’ailleurs le nouvel iPhone 5 en Octobre et le nouvel iPad l’année prochaine.

On lui souhaite quand même bon rétablissement… il a sans doute laissé beaucoup de force dans la bataille des brevets contre Google !

Je pense néanmoins que Apple a perdu son visionnaire. Même si la culture du perfectionnisme inculqué par Jobs est bien présente chez Apple. J’espère aussi que la pomme va laissé des plumes dans la bataille des brevets car il ne la joue pas très réglo sur cette affaire.

Pour surmonter ces deux problèmes, Apple devrait s’ouvrir un peu, continuer sur sa lancée prolifique des produits bien connus du grand public et surtout resté sur la ligne de produit novateur et ergonomiques.

Pour la forme je vous invite aussi à retracer l’épopée d’Apple vie ce diaporama

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