Société 2.0

IdéNum, y a d’l'idée mais…

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Mis à jour : NKM s’explique sur son blog. De quoi nous rassurer ? En tout cas c’est par ici : http://nkm-blog.org/idenum%C2%A0-petites-mises-au-point/

Nathalie Kosciusko-Morizet à lancé aujourd’hui pour le gouvernement un nouveau label : IdéNum. Il vise à simplifier vos démarches sur Internet. En effet, ce dernier offre aux internautes la possibilité de se connecter à des services en lignes simplement muni de son mot de passe. D’un aspect purement technique, l’idée est de stocker son « certificat » contenant diverses informations sur un support de stockage (clé usb etc…). De la même façon qu’un code pin, il va vous identifier en ligne pour faire vos démarches administratives, consultation de compte, etc…

Précisons que si le support est dérobé, on aura la possibilité de faire opposition auprès de l’organisme gérant le certificat (il y en aura plusieurs), un peu comme une carte bancaire.

De ce qu’on sait déjà, un prototype va voir le jour et serait réservé (pour le moment) au seul service public, ou privés tel que la consultation de compte. De plus, il sera basé sur le volontariat. Pas d’imposition donc.

Je vois ici un cadeau supplémentaire aux grandes sociétés qui vont collecter encore des informations sur notre dos, et pire, si ce système fonctionne, il pourrait être étendu à des sites tel que dailymotion et autres consorts. Et que dire si cet IdéNum est piraté ? Je fais bien plus confiance à mes mots de passe !

Déjà que Twitter refuse certains mots de passe… on a pas fini d’entendre parler encore de toutes ces histoires…

Censure? quelle censure?

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C’est un jeu du chat et de la souris. Entre ceux qui revendique la censure et ceux qui la camouflent…

Il y a ceux qui se permettent de censurer (La Chine ou l’Iran pour ne citer qu’eux…) et il y a ceux qui déguise sa censure.

Google est bien décidé à lutter contre la censure. Et Twitter aussi. C’est une bonne chose. Mais on se demande où tout cela va aller. Entre les USA et la Chine qui ne cessent de se chercher, sans parler de l’Iran. Maintenant ce sont les sociétés qui s’y mettent. Là c’est Google et Twitter, deux acteurs majeurs du net d’aujourd’hui et sans doute de demain. Chacun dans son genre se défend de la censure. Je souhaite tout de même qu’ils y arrivent.

À contrario, dans les pays occidentaux, les gouvernements se payent le luxe de camoufler la censure. Je parle des différentes lois pour interdire tel ou tel site. Attention je n’ai pas de parti pris? Je critique seulement le système qui utilise la « cybercriminalité » pour censurer. Qu’on l’appelle HADOPI ou LOPPSI, j’appelle ça censure moi. Et je ne parle pas non plus des DRM? c’est une sorte de censure aussi.

Aucune censure n’est envisageable, et j’ai plaisir à voir la solidarité sur le net le monde très actif du libre…

Internet et le social

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Assiste-t-on à une « socialisation » d’Internet ?

La question mérite d’être posée. Car il faut se demander si Internet doit être socialisé, ou force-t-il ce chemin ?

La socialisation ici n’a rien à voir avec l’explosion des réseaux sociaux numériques de ces deux dernières années. Même si je ne perds pas de vue cet aspect qui a une valeur très forte dans notre société et partout dans le monde. Mais là je parle plutôt du fait que les gouvernements vont être amenés à prendre des mesures afin de rendre possible l’accès à Internet pour chaque foyer. Exit la fibre optique pour le moment, malgré l’annonce en fanfare faite par notre Premier Ministre sur l’Internet très haut-débit. Il faudrait tout d’abord se recentrer sur l’accès à Internet pour tous, et l’accès à Internet haut-débit pour tous dans une autre mesure. Mais pas seulement…

Il faut donc relever plusieurs indicateurs qui font que l’on se dirige vers le social pour Internet :

- Internet c’est devenu un lieu commun, un espace que chacun s’approprie. Que ce soit en France, ou dans d’autres pays Internet gagne du terrain mais les inégalités sont toujours très fortes.

- Le gouvernement s’y est mis lui aussi. D’abord avec les grands plans de déploiement de l’informatique sur le pays, le développement des infrastructures, puis sa présence sur Internet, et maintenant l’e-administration. Je passe outre l’interventionnisme trop poussé (HADOPI …). Puis aujourd’hui la mise en place d’une offre ADSL à tarif préférenciel (le fameux tarif social) est confirmée. Les autres mesures c’est aussi l’aide au développement des TICs dans le milieu scolaire. Seul manque à l’appel les subventions de plus en plus restreintes pour les associations qui proposent Internet (par exemple les coins Point Public d’Accès à Internet sur Brest).

- Internet véhicule aussi un sentiment de solidarité. Du moins de compassion entre Internaute pour protéger ses libertés. Car justement chacun se réfugie sur Internet pour se sentir libre. C’est pourquoi Internet est difficilement contrôlable car la solidarité opère soit via les sites de téléchargement, les sites qui proposent des services gratuits (informations, etc …) ou encore des forums d’entraide très présent et pour tout type de domaine. D’ailleurs de plus en plus de professionnels apportent leur expertise sur ces types de forum (notamment la santé ou encore la législation) mais toujours à prendre avec des pincettes. C’est une mise à disposition de son savoir pour faire profiter tout un chacun.Enfin, la solidarité sur Internet c’est aussi les dons pour que vivent des associations (wikipedia, framasoft, l’april, etc…).

- Parce que le sujet est inévitable ici, la socialisation d’Internet c’est bien sûr les réseaux sociaux, besoin d’échange, de communiquer, de se montrer. Ou pas… Il y a ceux qui cherchent une pseudo-nouvelle identité, ceux qui la revendiquent, ceux qui la rejettent. Chacun a sa place et s’intègre dans un groupe.

Au vu de ces éléments, même si l’on pourrait s’étendre encore sur ce sujet, je lance la réflexion sur un autre point qui est très lié :  pour globaliser le tout et permettre de prendre du recul, Internet ne recréé-t-il pas notre société dans ses tuyaux ? J’entends par là que Internet absorbe les citoyens, et avec eux leurs vices, leurs qualités, leurs défauts, leur créativité ou autre différences.

Il faut aussi prendre en compte que la demande est très forte pour ceux qui n’ont pas Internet (d’un point de vu socio-économique ou bien géographique). Il faut pouvoir résorber l’abcès car tout se passe sur Internet. Les buzz, la communication, l’administration, la recherche de travail, l’affirmation ou la construction de son identité, etc …

Au final, Internet faisait partie de notre société. Maintenant c’est un pan entier de notre société. Du moins, on s’y dirige.

« Twitter manque de dignité »

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Ce sont les propos même d’un comédien britanique : Ricky Gervais. Du coup, je ne peux pas m’empêcher de coupler cette citation à mon expérience de Twitter et à une récente étude sur les réseaux sociaux.

En effet, j’utilise Twitter depuis plusieurs mois, juste après m’être désabonné de Facebook… Très personnellement je crois que Facebook est bien plus un coin pour la rubrique des chiens écrasés que Twitter. Il n’y a pas toutes les possibilités de Facebook mais il a ses qualités bien à lui. C’est très simple, pas de blabla inutile et Twitter attire dans sa majorité les personnes de 25 ans minimum. Donc soit cette tranche des 25 – 50 ans (environ) raconte que du n’importe quoi, soit il y a un problème de jugement de la part du comédien. Il a peut-être eut une aventure désagréable sur twitter ?

Et je rajoute que chacun a son public à lui. Sauf Facebook qui met tout le monde d’accord et attire toute catégorie socioprofessionelle et tout type d’âge. Mais en gros Twitter attire les plus de 25 ans déçu de Facebook et en quête de simplicité et surtout… de respect de la vie privée.

En revanche je ne parle pas du cas des français qui sont inscrit sur plusieurs réseaux sociaux… 2 en moyenne. Pour ma part j’en ai 4.

Alors que faut-il retenir de cette phrase? « Twitter manque de dignité ».

Il ne faut pas perdre de vue que Twitter ambitionne d’être le premier à atteindre le milliard d’abonnés… Sur un tel nombre, c’est pas possible d’échapper aux potins, etc… mais pour moi, Twitter c’est une fabuleuse invention, un sorte de flux RSS en direct, mondial. De plus, il me permet de communiquer à d’autres personnes que mon réseau de proche, tout en suivant l’actualité que j’ai sélectionné avec soin. Et Twitter c’est aussi bientôt une version payante pour les professionnel avec des outils de mesure des buzz, etc…

Alors, oui Twitter manque peut-être de dignité, mais je vois surtout que notre comédien a surtout voulu lancer un buzz et mettre la machine de son côté.

Qui est le moins digne dans ce cas ? Le buzz, ou l’outil ?

Lire l’article sur comme au cinéma :

http://www.commeaucinema.com/afp/twitter-manque-de-dignite-selon-le-maitre-de-ceremonie-des-golden-globes,175840

Google is Google

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Quand j’entends les polémiques suite au rapport Zelnik : la mise en place d’une « taxe Google ». Alors qu’en réalité ce sera une taxe de tous les sites vivant de la pub… je me demande bien si les gens ont compris que Google ce n’est pas le web. Google est tentaculaire et propose des services, mais il y a plein d’autres choses à côté !

D’où vient ce phénomène?

Google est présent partout. Et l’amalgame s’est faite en partie du fait qu’il soit le moteur de recherche le plus utilisé. Faites donc un texte chez vous et demandez « quel navigateur tu utilise ? » à un de vos proche. En bon utilisateur lambda, on va vous répondre quelque chose du genre « Google » ou bien « Je vais sur Google ». Ok Google sème le trouble maintenant car Chrome a débarqué. Mais 90% utilisent IE ou Firefox.

Pourquoi les médias parlent de « Taxe Google »?

Les médias doivent s’adapter au public. C’est regrettable, mais « taxe Google » est plus compréhensible et moins alarmant que « taxe internet ». L’idée est de taxer la pub en ligne pour les sites vivants de ce modèle. Et cette taxe ça n’a pas fini de faire jazzer! imaginez un peu avec les différents modèles existant de rémunération de la pub, et ceux qui vivent difficilement, ou par loisir de la pub?

Dire taxe Google revient à dire que Google est Internet. Ce qui pour moi est inconcevable. Même en admettant que Google est partout et propose des services (certes de qualité), Google c’est un moteur de recherche avant tout.

Mais comme pour tout phénomène de société, les médias se l’accaparent et en font une version plus « accessible » pour le public. Sans en faire une critique, les médias doivent être en mesure de ne pas faire ce genre de faute.

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