Société 2.0
Les biens communs, une bénédiction pour l’informatique
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Le bien commun désigne le bien-être ou le bonheur collectif. Souvent synonyme de respect et de justice, mais aussi de bien matériel, le bien commun est donc une donnée essentielle pour l’informatique. Elle évite le monopole et renforce notre liberté.
D’où vient le bien commun ?
Pour mieux comprendre ce terme, on en trouve une référence en latin : bonus communis. Étymologiquement, le bien au sens matériel a toujours existé. bene = bien en latin. Ce mot peut se coupler à d’autres comme par exemple benevolentia = bon vouloir (bienveillance, bénévole) ou encore bene dico = dire du bien (bénédiction).
D’ailleurs, la loi romaine distingue 3 choses. La chose publique (res publica, étymologie du mot république au passage), la chose qui appartient à tous et ne peut appartenir à personne en particulier ou res communis = chose commune ; et la chose qui n’appartient à personne en particulier, mais pourrait appartenir à quelqu’un ou res nullius = chose de personne. Soit : la mer, chose commune, et les poissons, chose de personne.
Ce qui nous intéresse c’est donc la chose commune. le bien commun est un apport qui appartient à personne en particulier.
Le bien commun opposé au droit d’auteur
Dans notre notion de droit très égoïste, quand on créer un objet, une idée ou autre, le droit nous accorde un droit intellectuel sur la création : le droit d’auteur.
À contrario, le bien commun c’est une chose que quelqu’un a créé et a décidé d’en faire don à la communauté. Même si le droit de propriété est bien là, nous pouvons écrire une chanson, créer un film ou tout autre objet sans devoir le vendre pour en faire jouir la communauté. Nos droits sont bien préservés afin qu’aucune société ne s’empare de notre création et vendent l’objet.
Que vient faire Internet dans tout ça ?
Pour illustrer cette notion qui s’est appliquée à Internet, je vais utiliser un exemple : les licences creatives commons.
Les « creatives commons », ou créations communes, sont le reflet de ces biens communs soumis au domaine de l’informatique. Les creatives commons permettent donc de distribuer à tous une création de façon gratuite et tout en nous protégeant. Grâce à un système de droit simple, nous pouvons contrôler l’utilisation et la réutilisation du bien :
Attribution : signature de l’auteur initial (ce choix est obligatoire en droit français) (sigle : BY)
Non Commercial : interdiction de tirer un profit commercial de l’œuvre sans autorisation de l’auteur (sigle : NC)
No derivative works : impossibilité d’intégrer tout ou partie dans une œuvre composite ; l’échantillonnage (sampling), par exemple, devenant impossible (sigle : ND)
Share alike : partage de l’œuvre, avec obligation de rediffuser selon la même licence ou une licence similaire (version ultérieure ou localisée) (sigle : SA)
Grâce à ces creatives commons, nous pouvons mettre à disposition de tous une œuvre numérique.
L’importance du bien commun
Le bien commun doit perdurer et se développer même. Sans cette alternative au « copyright’, la notion de droit d’auteur anglo-saxon, tout serait payant ou alors nous devrions créer tout nous même.
Avez-vous envie de créer vos propres musiques pour ne pas dépenser un centime, avez vous envie de créer vous même votre propre code pour un site web ?
Au-delà de l’informatique, le bien commun représente la justice, le choix de la liberté et même une notion normale d’équité. Ce bien commun a tendance à disparaître car les sociétés veulent avoir la main mise sur les ressources.
Mes voeux pour l’année 2012
1Pour commencer je vous souhaite à tous et à toutes une bonne année 2012 !
Qu’elle soit remplie de bonheur, de prospérité et de réussite.
Je suis convaincu que cette année sera remplie sur le plan geek et high-tech. Notamment la bataille des brevets avec Apple; Google, HTC, Motorola et Samsung. C’est aussi l’occasion pour souligner la bataille des smartphones !
N’oublions pas non plus la bataille des tablettes avec l’arrêt progressif de la production de netbooks.
Une autre bataille, les réseaux sociaux entre Google +, twitter et surtout Facebook.
Enfin, L’année 2012 c’est les présidentielles, l’occasion pour nous de faire peser dans la balance notre opinion. Entre un Nicolas Sarkozy qui continue corps et âme à soutenir l’industrie du disque, un Françoois Hollande qui annonce supprimer HADOPI, voir même légaliser le P2P et Eva Joly qui rencontre Richard Stallman… on a du lourd qui nous attend.
Pour moi les choses sont donc simples. L’année 2012 doit voir l’abrogation de la loi HADOPI et de la loi LOPPSI (le volet électronique du moins). Ce doit être l’occasion aussi pour continuer à promouvoir les logiciels libres qui entrent de plus en plus dans nos ordinateurs au quotidien. À ce sujet, je souhaite que 2012 ce soit l’arrêt du monopole Microsoft et Apple afin que Linux se taille une part dans le marché des ordinateurs et tablettes. Enfin, 2012 devrait aussi être l’année de la liberté de la presse !
C’est pas gagné je sais… Je vais donc reprendre une citation de Framasoft : « La route est longue, mais le chemin est libre ! »
Vite dit. 2011 vu par Twitter et Facebook
1selon Facebook les faits marquant de l’année 2011 dans le monde sont la mort d’Oussama Ben Laden, la victoire des Packers à la Super Bowl, l’acquittement de Casey Anthony, l’acteur Charlie Sheen ou encore le décès de steve Jobs, le mariage royal et la mort d’Amy Winehouse. on parle aussi du jeu vidéo Call of Duty : Modern Warfare 3, l’opération militaire en Libye et l’ouragan Irène. Je note aussi qu’en France les sujet sont sensiblement les mêmes sauf les buzz provoqués par secret story, colonel Reyel, les schtroumpfs et Zoumba.
De son côté, l’année 2011 pour Twitter c’est la démission de Mubarak, l’assaut de la résidence d’Oussama Ben Laden, le tremblement de Terre au Japon et le drame de Fukushima qui a suivi, l’attentat de Gabrielle Giffords ainsi que le décès de Kadhafi ou encore l’épidémie de Grippe A.
Je remarque que au travers de ces deux rétrospectives de l’année 2011, les deux réseaux sociaux n’ont pas tout a fait les mêmes informations qui ont fait le buzz. Je pense qu’on peut l’expliquer du fait que d’une part Facebook dévoile les buzz mondiaux mais plus d’un oeil anglo-saxon et surtout parce que Twitter c’est plutôt de l’actualité brute et en temps réelle.
On peut donc déduire que Facebook est le réseau social qui prédomine dans les pays anglo-saxons et l’inverse pour Twitter.
Consultez vous même ces rétrospectives, ici pour Facebook et là pour twitter. Il y a parfois des belles surprises. Mais dans l’ensemble c’est fidèle.
Maintenant que ces deux réseaux sont bien intégrés en France, l’année 2012 promet d’être intéressante à décrypter.
Pirater plus pour demander plus ?
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Récemment je suis tombé sur deux articles – deux points de vu sur la manière dont il faut traiter le piratage des jeux vidéos – qui me font réagir. Le premier concerne Ubisoft qui annule le lancement du prochain Ghost recon futur soldier et le remplace par Ghost Recon Online (un jeu en ligne). La cause de l’annulation : le piratage. Pourtant Ubisoft dispose de franchises vache à lait tels que Assassin’s Creed qui fait un carton, ou encore driver dont le dernier opus va sortir (Driver : San Francisco). Je profite aussi pour vous dire que UFC Que Choisir porte plainte contre Ubisoft et 3 autres éditeurs ainsi que 3 distributeurs.
Le deuxième article est plus salvateur pour les pirates car c’est le directeur de Valve nous dit en substance que les pirates téléchargent les jeux car ils en ont marre des DRM, de la durée limitée des jeux ou encore des bugs présents dans certains.
Nous pensons qu’il y a un important malentendu concernant le piratage. C’est un problème de service et non un problème de prix.
Et je dois dire que je suis entièrement d’accord avec ça ! Sans compter que UFC Que Choisir porte plainte pour ces mêmes raisons.
Entre ces deux articles il est question de piratage. Mais avec une vision diamétralement opposée.
L’un défend ses jeux et ses investissement tandis que l’autre répond « il faut faire encore plus ». En d’autres termes l’un fait tout pour éviter le piratage quitte à DRMiser là où un autre défend les pirates et tente d’apporter des réponses pour éviter ce piratage aussi.
Quoi qu’il en soit la cause est la même.
Cependant, je me permets la réflexion. Et si on piratait plus pour demander plus ?
Oui, je m’explique :
Si on pirate plus et que l’on contourne les DRMs alors les éditeurs vont en avoir marre de voir tous ces efforts aussi vains. Peut-être vont-ils enfin nous écouter et écouter Valve qui dis de faire plus. Et si justement nous demandons plus, nous obtiendrons plus… C’est à dire plus de services, plus de durée de jeu, moins de DRM, mains de bugs, etc… C’est un peu comme si je demandais 10% d’augmentation à un patron pour n’en obtenir que 5% alors que je ne pensais pas être augmenté. Vous suivez le raisonnement ?
L’idée est idyllique, mais l’idée est là. Il existe bien des risques, à commencer par tomber sous le coup de la HADOPI (rires…) ou bien pire, que justement à l’image de Ubisoft pour Ghost Recon, ils abandonnent le jeux PC et se tournent uniquement sur les consoles, là où il existe très peu de piratage (je parle principalement pour la Xbox et la PS3).
Ou alors que le jeu PC se développe uniquement en ligne avec le Free-to-play ou des MMORPG payants comme WoW. Et oui, ça marche bien ce type de jeu aussi.
Que faut-il retenir de ces articles ?
Eh bien continuez à pirater car les éditeurs veulent dicter notre façon de consommer et toutes les stratégies pour nous faire acheter plus sont bonnes. Alors autant le piratage n’est pas prêt de s’arrêter, autant les DRM non plus.
Cependant je prie pour que UFC Que Choisir gagne sa plainte et je suis même prêt à m’associer avec eux comme partie civile pour donner du poids.
Calculez votre emprunte escalve
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C’est le pari que s’est donné l’ONG made in a free world. Via le site web slaveryfootprint.org, l’ONG tient à nous faire prendre conscience que notre consommation effrénée n’est pas innocente. S’il est de coutume, et tout à fait banal, d’acheter un jean ou un ordinateur portable, sachez que leurs constructions se fait souvent au détriment d’une population pauvre, réduite à l’esclavage et payés 2$ de l’heure (si ce n’est de la journée).
Accédez au site et répondez au questionnaire en ligne. C’est bien fait, mais le site est en anglais. Cependant, c’est bien illustré donc c’est abordable pour tous.
Le site ne s’arrête pas à un simple questionnaire, mais propose au terme de l’enquête les résultats du questionnaire. Une fois sensibilisé, vous pouvez agir. Faire connaître l’association via leurs facebook, faire un don, envoyer une lettre aux sociétés concernées ou encore télécharger un appli pour iphone et androïd qui permet de vérifier lors de vos courses quelle société est sensibilisée à ces questions « d’esclavage ». Une consommation responsable de plus en plus à la mode en somme.
L’idée est plutôt intelligente et sensée. Le site abordable à tous et un questionnaire rapide. Même si l’ONG ne va pas récoler un maximum de dons, je pense que l’idée est plutôt de sensibiliser et surtout utiliser les applis.







