Linux

Infographie. Comment est construit Linux ?

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Vous le savez sans doute, mais Linux, ce nom vulgaire qui désigne bien un système d’exploitation gratuit, stable et plus fiable que Windows, est présent dans votre quotidien geek.

Google, Facebook et tant d’autres sociétés s’appuient grandement sur Linux pour vous proposer des services et autres applications.

Regardez plutôt :

Le logiciel libre, antithèse du consumérisme

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logiciel libre, antithèse du consumérisme

Aujourd’hui en ces temps d’économies d’imposées, et ce malgré des chiffres records pour les bourses, il serait logique que l’on se tourne de plus en plus vers le logiciel libre. Enfin, le libre dans sa globalité. Car n’oublions pas que le gratuit est un modèle économique.

Pourtant il existe encore des freins dans son essor, des réflexes mercantiles bien ancrés.

Pourquoi acheter un logiciel propriétaire alors que le gratuit le fait mieux ?

- Tout d’abord, les logiciels sous licence propriétaire bénéficie du support financier. Budget communication, entreprise connue.

- Ensuite, il faut savoir que en général, même si un utilisateur paye pour un logiciel est râle un peu, l’achat a un effet rassurant et sécurisant. « Si j’achète c’est forcément de qualité ». Ou alors parfois il ne se rend pas compte qu’il paye. Par exemple la suite bureautique Microsoft Office est intégrée directement sur les Windows. Ces logiciels ont un prix répercuté sur l’achat d’une station équipée de Windows par exemple.

Comment expliqué néanmoins le succès de certains ?

Des logiciels sont arrivés au bon endroit, au bon moment. Comme Firefox par exemple. Il a répondu a une attente.

Le bouche à oreille fonctionne aussi très bien et est favorable à la promotion des logiciels libres. Notamment grâce à Internet

On assiste aussi à une prise de conscience. Les logiciels payants sont souvent lourds et ne répondent pas toujours à nos attentes. Alors pourquoi ne pas regarder ailleurs. Les logiciels gratuit sont autant sinon plus performant que ceux livrés par défaut sous Windows. Par exemple VLC remplace windows media player, Open Office remplace Microsoft Office, Avast remplace eu… Norton, j’en passe et des meilleurs. À noter que cette prise de conscience a aussi touché les entreprises.

Mais alors pourquoi pas Linux ?

Il y a sans doute la peur de l’inconnu. Sans compter que chacun a développé son affinité avec Windows (ou Mac).

Linux est aussi trop méconnu. Il faut dire que les clichés ont la vie dure ! « Linux c’est pour les geeks » peut-on entendre ci et là. Pourtant je pense que plusieurs distributions Linux peuvent correspondre à un usage domestique (surf, écouter de la musique, traitement de texte), et même professionnel.

Enfin, ajouter à cela surtout le monopole forcé de Windows !

Alors mis à part le cas Linux, le libre est tout de même ancré sur nos ordinateurs. Mais sachez à titre d’exemple que à l’heure où j’écris ces lignes, je suis sous Linux Ubuntu et depuis un bon moment déjà j’ai fais la bascule. Il en ressort que j’ai jamais connu le bug. Linux est bien plus puissant que Windows dans le traitement des tâches (par exemple traitement audio et vidéo), plus rapide au démarrage (et de loin) et demande moins de ressources, donc un ordinateur moins cher (et double économie : logiciel et matériel). Enfin, on sait aussi que Linux est bien plus sécurisé (pas d’antivirus et aucune crainte sur Internet)

Pourquoi je vous dis ça, et bien tout simplement faites valoir ces arguments autour de vous pour promouvoir Linux et le libre ! Et pour les geeks confirmés, installez un dualboot dès que possible sur des ordinateurs, c’est un moyen de faire découvrir en douceur le monde du Linux.

Apple, jeunesse et liberté

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Je trouve bien triste que le jeune public (lycéens et étudiants principalement) se penche de plus en plus vers Apple plutôt que vers le libre. Seul le prix empêche de passer à un Mac plutôt qu’à un pc. Sans oublier que le choix de la facilité (pc prêt à l’emploi) empêche de passer à Linux car il faut faire une réinstallation. Je n’oublie pas non plus que parfois nous avons besoin de logiciels spécifiques ne tournant que sous Windows. Dans ces cas là, il y a toujours une alternative libre. Une autre solution est de payer un ordinateur avec Linux déjà installé. Mais ça revient au même prix qu’un mac.

Pourtant Mac, mis à part la stabilité et l’ergonomie, c’est verrouillé, juste une mode coûteuse et, osons le dire, encore plus puritain et big brother que Windows. J’ose le dire suite au brevet-spyware accepté il y a deux jours (l’info ici). Linux, donc avec le même noyau qu’un mac au départ (aujourd’hui ce n’est plus UNIX), est évidemment pas aussi abouti graphiquement et ergonomiquement, mais c’est gratuit, stable, sécurisé, sûr, contributif, paramétrable et respectueux.

Chacun défend ses valeurs, les miennes se basent sur le respect du client, de la vie privée et la stabilité d’un OS.

Le problème ne vient donc pas totalement du jeune étudiant qui cherche juste un ordinateur comme outil de travail pour pas trop cher. Le problème vient d’une part des structure pédagogiques qui ne poussent pas assez le public vers le libre, d’autre part, et bien sur en majeur partir, Apple et Windows verrouille le marché des ordinateurs. Le problème vient aussi du consumérisme irréfléchi. On nous propose du tout fait prêt à l’emploi pour éviter au client de réfléchir. Cependant, le marketing c’est l’offre et la demande. Le client demande à ne pas réfléchir ? Ce serait trop réducteur, mais il y a sans doute une piste à creuser…

« l’argent c’est le nerf de la guerre », et le gratuit ?

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licence libre

Depuis peu, on vient de savoir que c’est avast! Free Antivirus qui est l’antivirus le plus utilisé et détient 11.45% des parts de marché. Derrière lui, Antivir et AVG. Autrement dit, ce ne sont que des antivirus gratuits. Ils donnent une vraie leçon aux concurrents qui sont autres que Symantec ou Bitdefender, des éditeurs qui font payer leurs antivirus. D’ailleurs Symantec (l’éditeur de norton) ne voit pas d’un bon œil ce trio de tête. Créer et faire payer un logiciel qui est moins performant et moins apprécié qu’un logiciel gratuit. Est-ce la nouvelle tendance ?

Google, le gratuit et les autres

On voit bien que le gratuit est un modèle qui porte ses fruits. Cependant, le gratuit ne peut se faire que n grande partie par un financement… c’est un paradoxe. Google propose des services gratuits mais financés avec la publicité. On peut aussi citer Mozilla Firefox qui est le deuxième navigateur le plus utilisé, mais la fondation Mozilla est financée à 80% par Google. Bon nombre de logiciels gratuits doivent tout de même avoir du financement. Soit par des financeurs privés, soit par la publicité, soit par un logiciel gratuit et une version payante pour un service amélioré, ou encore, par un produit « vache à lait », c’est à dire un produit phare qui est vendu par une société et qui lui permet de financer un logiciel gratuit à côté. Enfin, il reste aussi le don et l’investissement humain. C’est ce dont bénéficie beaucoup Linux et le monde du gratuit.

L’interdépendance nécessaire ?

Un logiciel de qualité n’est pas nécessairement un logiciel payant. Et un logiciel gratuit n’est pas non plus forcément de qualité. Ça va de soi. Mais tout ça pour dire que chacun a peut-être besoin de l’autre. On peut prendre Mozilla pour exemple. Serait-il aussi performant s’il s’auto-finançait. Et si Internet Explorer n’investissait pas autant d’argent et s’appuyait sur la communauté du libre pour développer son logiciel, serait-il aussi peu plébiscite ? Ce ne sont pas des arguments qui prouvent l’interdépendance nécessaire, mais au moins le débat est lancé, et je précise que mon avis est tout autre.

La guerre ne fait que commencer

Le logiciel gratuit attire la convoitise. Efficace, simple à utiliser et performant, pas besoin de marketing, c’est une formule qui échappe aux sociétés privées. Alors elles peuvent être tentées par le rachat. La preuve en ai avec Sun qui a été racheté par Oracle. Sun, l’éditeur de OpenOffice, l’excellente suite bureautique gratuite. Le rachat permet de s’approprier la suite bureautique, j’espère qu’elle restera gratuite. Mais au delà de ces rachats, il y a derrière une véritable guerre du logiciel et du brevet logiciel. On peut tout de même comprendre que investir des milliers millions d’euros pour des logiciels qui sont égalés, voir dépassés par des logiciels gratuit c’est frustrant. Mais ils oublient de prendre en compte le paramètre humain. Nous ne voulons pas de marketing et de consumérisme inutile, nous voulons un logiciel stable, simple et répondant à un but précis. Alors heureusement qu’il existe ce contre-pouvoir entre logiciel gratuit, libre et logiciel payant, notamment via des systèmes de licences libres ou payantes.

Pour finir, je voudrais rajouter une chose qui me tiens à cœur de le dire, et qui doit se ressentir dans l’article. Tant que les sociétés nous prendrons pour des pigeons et ne prendrons pas en compte nos véritables desiderata, le logiciel libre continuera sa progression. Et même si on nous sortait un logiciel parfait, mais payant, je préfère avoir un gratuit qui tend à s’améliorer. Car c’est tout a fait anormal qu’une société nous fournissent à l’heure actuelle des produits qui ne sont pas toujours fini. La dépendance financière est bien entendu une donnée à prendre en compte, mais notre liberté de choix et la solidarité sont des armes qui sont les plus efficaces.

Le logiciel est un marché, ce n’est pas nouveau. Et le logiciel libre est un trouble fête…

L’ordinateur nous appartient de moins en moins

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L’ordinateur est un environnement à lui tout seul. Il accueille un ou plusieurs utilisateurs, permet de stocker des fichiers de toute nature classés dans des dossiers ou encore une personnalisation accrue de son espace personnel. En d’autres termes il est un lieu à priori rassurant et qui nous appartient.

Cependant, on peut déjà voire la dérive suivante – et c’est une question qui reste en suspend – le logiciel propriétaire impose son design, son fonctionnement, impose des barrières, etc… et peu de monde se tourne vers des distributions Linux qui sont bien plus diversifiées et paramétrables.

Soit, on connaît déjà et on fait avec, mais après ça ?

Le paradoxe c’est que d’ici la fin de l’année, Google va sortir son Google Chrome OS… basé sur Linux. On applaudi à deux mains pour l’initiative d’utiliser un Linux et donc les faire connaître au grand public. Il y a déjà eu quelques tentatives sur les netbooks mais le Linux est plutôt d’actualité sur les terminaux mobiles et les serveurs (70% des serveurs environ).

Mais il s’agit tout de même d’une dérive car ce nouveau système d’exploitation est basé uniquement sur le navigateur chrome de google et couplé à un noyau Linux. L’intérêt pour Google sera d’utiliser sa plate-forme d’application pour remplacer les logiciels, mais impossible à première vue d’installer de logiciel. Tout passe par le navigateur. C’est du moins les conclusions que je peux en tirer.

Relativisons !

Le succès est déjà annoncé, mais pour un certain secteur de marché seulement. Les nouveaux netbooks en sommes.

D’ailleurs il faut une fois de plus que le secteur informatique s’adapte à la mutation. La guerre est visiblement en route chez ubuntu avec Ubuntu Unity.

On assiste et on va assister à une déconstruction de l’ordinateur traditionnel. Nous sommes qu’au début de la mutation du cloud-computing ou encore de la dématérialisation. Et oui il y a un fossé en l’innovation et l’utilisation du produit fini. Même si les chemins sont toujours plus court grâce à Internet.

Quel avenir s’ouvre à nous ?

Les prémices du changement en matière de dématérialisation et de dépossession de l’ordinateur sont les logiciels propriétaires et le cloud-computing, le futur c’est leurs démocratisation et l’usage forcené du navigateur.

En revanche, j’espère de tout cœur que le logiciel libre saura se faire innovant et que l’ordinateur personnel et traditionnel restera d’actualité, à mon avis il a encore des beaux jours devant lui.

Quoi que…

Si on en croit les rumeurs sur le projet palladium, Microsoft nous réserve l’informatique contrôlé, vérolé et à sens unique. C’est même important de lire l’article sur le wiki de Korben pour bien comprendre.

Pour prouver la gravité de l’affaire, je vous renvoie aussi aux Big Brother Awards de 2002 dont Microsoft à vu la nomination de son palladium.

En résumé, il ne faut pas laisser le projet palladium s’imposer, ni même Google Chrome OS. Ces OS ont une utilité certaine mais je ne laisserais pas mes données personnelles au mains de Google et autres Big Brother Microsoft.

Quelles solutions ?

Tournez vous vers l’alternatif et informez vous avant d’acheter un ordinateur. Prendre le réflex maintenant c’est une victoire pour le futur

En conséquence je vous donne deux sites qui jugent les bons et mauvais vendeurs et constructeurs d’ordinateurs.

Parlez autour de vous de ce google Chrome, vous pouvez le tester car j’en ai déjà parlé ici. Je vous renvoie aussi à l’APRIL qui milite pour le logiciel libre.

Enfin, je fini par une note plus philosophie et peut-être introspective, mais avec un sens sur le sujet qui nous intéresse : la force du logiciel libre, et du Web 2.0 réside dans la collaboration, la solidarité et l’entraide. Conserver ces valeurs c’est préserver nos acquis technologiques.

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