L’ogre Facebook
0Il faut croire que Facebook utilise cette bonne vieille méthode de publicité qui consiste à toujours faire parler de lui. Facebook c’est le faiseur de buzz qui cherche aussi à buzzer. On assiste donc à tout sorte d’information pour le site qui recense près de 400 millions d’utilisateurs. Ainsi l’actualité récente nous apprend que Facebook devrait être bénéficiaire en 2010 et dégager environ 1 Milliard de $ pour cette même année (loin des 24 Milliards de Google) notamment grâce à la publicité. On nous apprend également que Facebook a déposé un brevet sur le fil d’actualité.
On remarque donc que en 1 semaine on entend parler (pour un public friand des TICs) environ une fois de Facebook. Les médias sont braqués sur lui, ses concurrents également, ou encore son public, et public potentiel. Et puis, je n’oublie pas les bloggeurs !
L’heure des comptes
Alors que peut-on reprocher à Facebook ? Il ne faut pas oublier que Google Buzz a gommé les imperfections de Facebook dans le domaine du respect de la vie privée. On a crié au loup à la sortie de Google Buzz, Facebook en profite, et sort les crocs au travers du brevet déposé sur les fils d’actualité. De quoi tuer en même temps Twitter ?
On ne connaissait pas Facebook sous cet angle là et je vois d’un mauvais présage cette annonce de brevet.
Un constat amère
Ainsi, avec Facebook je remarque deux choses. La première chose est que Facebook est maintenant vraiment dangereux pour ses concurrents, la deuxième est qu’il va tuer l’innovation et entre de plein pied dans un système monopolistique brutal. On le savait déjà mais la recherche du profit au détriment de l’innovation et du public est pour moi un principe que je n’peux tolérer.
Alors en plus du peu d’honnêteté éthique vis-à-vis de son public et sa vie privée, Facebook cherche en plus à tuer ses concurrents. Même si c’est la loi du marché (la loi du plus fort), le dépôt de brevet sauvage tel que l’a fait le réseau social nous laisse très mal présager l’avenir. Je n’ai pas peur pour Google qui a les moyens de rivaliser avec Facebook et qui est même bien pire je pense. Mais j’ai surtout peur pour les millions d’utilisateurs connectés.
Si je peux permettre une remarque, Google profite lui aussi de Facebook au travers de la pub et des recherches. Je pense même qu’ils sont inter-dépendants.
Facebook n’est peut-être pas dangereux pour nous, ni forcément craint par ses concurrents. Il est juste déloyale et ne fais aucunement confiance à ce réseau social.
Mais je l’ai dit, Facebook arrive dans le libéralisme sauvage. De manière général ce système est dangereux.
Google fait son buzz avec Google Buzz
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Mise à jour : Les premières critiques du service tombent. La vie privée n’est ps le fort de Google. Ce n’est pas une nouveauté. Cela dit on atteint des sommets. Buzz inscrit tout le monde automatiquement, ajoute tous nos contacts sans demander notre avis.
La sacrosainte boîte mail pour qui on lutte contre le spam… Que va-t-elle devenir ?
Je ne peux repenser à ce qu’a dit Eric Schmidt, le PDG de Google : « si vous avez quelque chose que vous souhaitez cacher à tout le monde, peut-être que vous feriez mieux de ne pas le faire tout court ».
On l’attendait, voilà qui est fait !
Google lance Google buzz, son réseau social. Ainsi, au travers de Gmail, l’utilisateur pourra partager liens, photos, vidéos, posts avec ses contacts. Voici la vidéo de présentation :
Je vois un réseau social un peu bâtard, en manque d’identité forte. Mais c’est ma première impression, je n’ai pas testé de façon poussée…
Google se targe ni plus ni moins de combler les lacunes de Facebook et Twitter… Rien que ça. Attention tout de même à trop fanfaronner car Facebook et Twitter sont déjà bien implantés. Google va plutôt compter sur Gmail et sa manne d’utilisateurs. Minimaliste et à la fois trop surfait pour impressionner Facebook ou Twitter. Je vois plutôt ce service comme le futur de la boîte mail. Google compte donc sur sa base d’abonnés Gmail. Je vais surveiller de prêt les évolutions, et donc le sens que Google va donner à ce service. Va-t-on assister, à terme, à un dédoublement entre Gmail et Buzz. C’est à dire, est-ce que buzz va un jour voler de ses propres ailes et se séparer de Gmail, ou bien ce service va-t-il resté stagner dans les eaux de Gmail ?
Cela étant dit, toute la pertinence de Buzz réside aussi dans son attache avec Gmail. En effet, la possibilité de recevoir une information par mail la rend plus lisible et complète. La possibilité d’y répondre aussi par mail parfait le tableau. Ou encore, l’indexation des « buzz » (?) et la corrélation avec ses services tels que Picassa, Youtube, et autres concurrents tels que Flickr, Twitter …
Je vois aussi une tentative louable de la part de Google de privilégier le marché du téléphone mobile. Curieusement, et du fait de l’aspect minimaliste de Google Buzz, il pourra peut-être mieux s’adapter sur les téléphones portables.
Pour parfaire l’analyse que je vous livre, il faut aussi se tourner vers les autres acteurs du marché qui ont tenté d’ajouter du « social » dans la boîte mail. Je pense notamment à Microsoft et son Windows Live et Yahoo. Le bilan est plutôt mitigé dans la mesure où les internautes ne veulent pas s’encombrer de fonctionnalités trop avancées dans leurs boîtes mails, pire les internautes ne veulent pas s’encombrer d’une nouvelle boîte mail et toutes les questions que ça pause (quel pseudo, dois-je rediriger, comment filtrer, etc…).
Enfin, notons toutefois un fait intéressant, le nouveau service de Google remet encore au devant de la scène le « temps réel ».
Qui va l’emporter dans cette rude bataille du social ?








