Le blog qui donne son avis sur Internet et le multimédia
Une catégorie réservée à Google.
« Internet c’est du conformisme »
28/07/10
Internet vous sert tous les jours, ou presque. Il vous accompagne dans bon nombre de démarches : recherche en tout genre, consulter la météo, les infos, aller sur Facebook, etc… Mais il y a une dimension intéressante que Pierre Montagnier, statisticien en poste à l’OCDE, à soulevé durant une intervention à laquelle j’ai assisté (sur la fracture numérique en Europe). Pierre Montagnier nous dit : Internet est conformiste. Pour être précis : « Internet réduit le champ de recherche. C’est du conformisme ». Il cite pour exemple Wikipédia. Quand un collégien doit faire un exposé, il va sur wikipedia.
Il n’a pas tord le bougre ! Une recherche : Google ; Un réseau social : Facebook, Twitter ; Les informations : le site de votre quotidien ou sur le monde.fr. C’est ce schéma là en général.
Mais peut-être oublie-t-il deux paramètres : Internet n’est pas aussi restreint et les réseaux sociaux ont justement un rôle à jouer. Le réseau social est le conformisme et l’anti-conformisme confondu. Conformiste car il existe 2 ou 3 références et on y fait la même chose en même temps, et anti-conformiste car il permet de découvrir autre chose qui change le quotidien à travers les autres contacts. Par exemple un article publié sur un site méconnu mais tout aussi intéressant. C’est, je trouve, une grande force du web aujourd’hui même. C’est preuve de bon sens, d’anticonformisme et de liberté…
Pour résumer, Internet est conformiste pour ceux qui le sont déjà et ceux qui ne sont pas curieux. À bon entendeur…
« l’argent c’est le nerf de la guerre », et le gratuit ?
18/07/10

Depuis peu, on vient de savoir que c’est avast! Free Antivirus qui est l’antivirus le plus utilisé et détient 11.45% des parts de marché. Derrière lui, Antivir et AVG. Autrement dit, ce ne sont que des antivirus gratuits. Ils donnent une vraie leçon aux concurrents qui sont autres que Symantec ou Bitdefender, des éditeurs qui font payer leurs antivirus. D’ailleurs Symantec (l’éditeur de norton) ne voit pas d’un bon œil ce trio de tête. Créer et faire payer un logiciel qui est moins performant et moins apprécié qu’un logiciel gratuit. Est-ce la nouvelle tendance ?
Google, le gratuit et les autres
On voit bien que le gratuit est un modèle qui porte ses fruits. Cependant, le gratuit ne peut se faire que n grande partie par un financement… c’est un paradoxe. Google propose des services gratuits mais financés avec la publicité. On peut aussi citer Mozilla Firefox qui est le deuxième navigateur le plus utilisé, mais la fondation Mozilla est financée à 80% par Google. Bon nombre de logiciels gratuits doivent tout de même avoir du financement. Soit par des financeurs privés, soit par la publicité, soit par un logiciel gratuit et une version payante pour un service amélioré, ou encore, par un produit « vache à lait », c’est à dire un produit phare qui est vendu par une société et qui lui permet de financer un logiciel gratuit à côté. Enfin, il reste aussi le don et l’investissement humain. C’est ce dont bénéficie beaucoup Linux et le monde du gratuit.
L’interdépendance nécessaire ?
Un logiciel de qualité n’est pas nécessairement un logiciel payant. Et un logiciel gratuit n’est pas non plus forcément de qualité. Ça va de soi. Mais tout ça pour dire que chacun a peut-être besoin de l’autre. On peut prendre Mozilla pour exemple. Serait-il aussi performant s’il s’auto-finançait. Et si Internet Explorer n’investissait pas autant d’argent et s’appuyait sur la communauté du libre pour développer son logiciel, serait-il aussi peu plébiscite ? Ce ne sont pas des arguments qui prouvent l’interdépendance nécessaire, mais au moins le débat est lancé, et je précise que mon avis est tout autre.
La guerre ne fait que commencer
Le logiciel gratuit attire la convoitise. Efficace, simple à utiliser et performant, pas besoin de marketing, c’est une formule qui échappe aux sociétés privées. Alors elles peuvent être tentées par le rachat. La preuve en ai avec Sun qui a été racheté par Oracle. Sun, l’éditeur de OpenOffice, l’excellente suite bureautique gratuite. Le rachat permet de s’approprier la suite bureautique, j’espère qu’elle restera gratuite. Mais au delà de ces rachats, il y a derrière une véritable guerre du logiciel et du brevet logiciel. On peut tout de même comprendre que investir des milliers millions d’euros pour des logiciels qui sont égalés, voir dépassés par des logiciels gratuit c’est frustrant. Mais ils oublient de prendre en compte le paramètre humain. Nous ne voulons pas de marketing et de consumérisme inutile, nous voulons un logiciel stable, simple et répondant à un but précis. Alors heureusement qu’il existe ce contre-pouvoir entre logiciel gratuit, libre et logiciel payant, notamment via des systèmes de licences libres ou payantes.
Pour finir, je voudrais rajouter une chose qui me tiens à cœur de le dire, et qui doit se ressentir dans l’article. Tant que les sociétés nous prendrons pour des pigeons et ne prendrons pas en compte nos véritables desiderata, le logiciel libre continuera sa progression. Et même si on nous sortait un logiciel parfait, mais payant, je préfère avoir un gratuit qui tend à s’améliorer. Car c’est tout a fait anormal qu’une société nous fournissent à l’heure actuelle des produits qui ne sont pas toujours fini. La dépendance financière est bien entendu une donnée à prendre en compte, mais notre liberté de choix et la solidarité sont des armes qui sont les plus efficaces.
Le logiciel est un marché, ce n’est pas nouveau. Et le logiciel libre est un trouble fête…
hadopiware, hadopiproof, hadipire ?
22/06/10
Avant tout, il est utile de rappeler ce qu’est cette loi… Il s’agit d’une riposte graduée qui vise à réduire le partage de fichiers soumis aux droits d’auteurs sur les réseaux p2p. La sanction va donc de l’avertissement au à la lettre recommandée, puis à la coupure de l’abonnement internet. Pourtant l’accès à Internet est considéré comme un droit. De plus, la loi créer une autorité indépendante, la HADOPI. La loi hadopi s’est constituée en 2 votes. D’abord rejetée au parlement, elle fut revotée. Puis censurée par le conseil constitutionnel, le gouvernement fit voter une deuxième loi pour compléter la première. N’oubliez pas non plus que cette loi se rajoute en plus des autres sanctions déjà prévues par la loi.
Cerise sur le gâteau, la loi hadopi prévoit un délit de défaut de sécurisation de sa ligne.Si vous en sécurisez pas votre ligne et que votre ip est reconnue coupable de téléchargement, la seule preuve sera de montrer les logs du logiciel de sécurisation (labellisé hadopi). On en sait pas plus pour l’instant sur ce logiciel. On sait en revanche que la HADOPI soustraite avec des entreprises chargées de sniffer les réseaux et ces même sociétés vont flasher les ip des vilains pirates.
Et ce qui est marrant c’est aussi de savoir que Orange a sortit un logiciel à 2€/mois il sécurise votre ligne. Ce même logiciel a déjà été victime de piratage. Et dans le même temps orange sort un mode d’emploi pour installer un VPN… J’en ai déjà parlé dans l’article précédent.
Alors en plus d’être ridicule cette loi est obsolète et va coûter très cher aux FAI, aux contribuables qui payent l’HADOPI et qui vont devoir payer le logiciel de sécurisation même pas interopérable.
Je vous dis qu’elle est obsolète car le logiciel de sécurisation ne sert à rien la plupart savent à peine ce qu’est le wifi ou comment mettre du wep ou du wpa. Et puis le temps du eMule c’est fini maintenant tout est décentralisé ou bien il existe le streaming et les warez.
Enfin, juste pour la partie fun, Google a son propre logiciel d’aircracking. Le même qui a servi a cracker le wifi via sa google car ? Pourquoi HADOPI l’a pas sanctionné ?
Toujours cette loi de l’argent et du lobby. C’est inutile de mettre en perfusion l’industrie musicale ou l’industrie du film qui ne sait pas s’adapter au marché actuel.
Et que dire des hommes politiques qui sont totalement incompétents mais critiquent Internet ? tout ça pour plaire au monarque élyséen…
Internet payant ou privé?
14/06/10
En l’état actuel des choses, il est légitime de dire que la neutralité du net est menacée. Internet lui-même est tout autant menacé par les multinationales qui cherchent à en tirer un certain profit. Petit tour d’horizon :
Quel avenir pour la neutralité ?
D’abord, la neutralité en général est l’absence de parti pris. La neutralité du web elle se définit comme « L’exclusion de toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau. Ainsi, ce principe garantit que les utilisateurs ne feront face à aucune gestion du trafic internet qui aurait pour effet de limiter leur accès aux applications et services distribués sur le réseau. » source
Vous l’avez donc compris, en lisant cette définition, on sait que l’Hadopi et la LOPPSI vont s’attaquer directement à la neutralité du réseau. Et ce ne sont surement pas les travaux de nathalie kosciusko morizet, Secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, qui vont y changer quelque chose. Cette politique n’est pas lisible. Comment chercher à véroller Internet d’un côté, et d’un autre lancer une consultation sur la neutralité du web et nous parler d’un droit à l’oubli. Sans oublier la récente polémique du Sénateur Masson qui à proposé une loi sur l’anonymat des bloggeurs. Et puis je ne résiste pas à vous faire partager cette vidéo très révélatrice de l’état d’esprit des politiciens qui cherche à légiférer sans connaître Internet
Je vais tout de même relativiser et dire que la neutralité n’est pas totalement menacée. Elle sera véritablement menacée quand les journalistes devront révéler leurs sources et quand il y aura un portail Internet unique (type dictature Chinoise). Remarquez que nous en sommes pas bien loin… avec le label idénum dont j’ai déjà fais un article ici ou encore la source officielle.
Existe-il un moyen d’outre-passer cette « censure » ?
Il y a bien un point positif, avec la future loi loppsi ou avec la récente loi hadopi, ces lois vont pousser de plus en plus de monde à sécuriser l’abonnement et sa connexion, même orange nous aide à créer un VPN et nous propose aussi une option à 2€/mois…
Ou bien il y a un schéma à la portée de tous : utiliser un proxy et la recherche en SSL de Google…
Par exemple utilisez hidemyass.com et https://www.google.com. Ce qui donne une recherche totalement sécurisée. En plus hidemyass propose d’autres proxy et du SSL. Profitez !
Pour un niveau plus élevé, vous pouvez aussi utiliser votre propre proxy sur un serveur (de type glyphe proxy) et ajoutez-y une sécurisation avec un .htaccess et .htpasswd. Ou encore, suivez le tutoriel de Korben pour faire un proxy sur Google appspot.
Google suprême
D’ailleurs en parlant de Google, j’en viens à parler des firmes multinationales qui cherchent à tirer profit du web, et chacun a sa manière bien à lui. Évidemment je vise Google, Apple et Microsoft en premier. Mais je ne parle même pas de Facebook et consorts. Ces derniers sont souvent dans l’actualité et dans critique, mais tout autant sacralisés pour leurs produits et services. Car oui il faut tout de même le reconnaître ils sont moteur d’innovation.
Et ils se livrent une bataille sans merci. A coup de plaintes, d’innovation et de stratégie. Apple opte pour toutes le décolinaisons désormais célèbres « i » come iPhone, « iPad ». Microsoft lui garde sa suprématie avec ses services en ligne (msn hotmail) et son système d’exploitation Windows. Tandis que Google lui milite pour du gratuit financé avec de la publicité (moteur de recherche) et se diversifie dans les système d’exploitation (tel Google Chrome OS ou encore Androïd). Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises !
Malgré le clivage et son appartenance à telle ou telle firme on assiste à une monétisation du web. Accès payant, publicité, Applications… tout est bon. Et ce qui me fait le plus peur, c’est sans doute l’arrivé des modèles payant pour la presse en ligne. On la voyait encore très peut mais désormais le times va passer au payant, Le monde aussi ou du moins en grande partie. Si l’effet domino se poursuit, quid de la presse indépendante et gratuite ? Enfin, je me suis risqué à parler de neutralité, puis de presse indépendante, mais savez vous que nous sommes à la 43ème place au classement mondial de RSF, voyez plutôt : classement_fr. Cette baisse est un lien de cause à effet depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. D’ailleurs récemment il appelle le patron du Monde pour éviter que Free ne rentre au capital du Monde, et que ce soit France Télécom qui rafle la mise.
Un Internet libre ou gratuit ?
J’aurais tendance à dire « les deux ». Mais il faut d’abord monnayer son abonnement auprès du FAI. Internet libre ? Vaste mot qui désigne tout autant la gratuité que la liberté d’échange ou encore la non-dépendance à une société privée.
Et en tout cas le problème est tranché au niveau Européen, voir International maintenant. Avec le traité ACTA par exemple. Tolérence zéro pour les pirates. Même un dealeur se la coule douce comparez aux « pirates ». Et que dire des pédo-nazis-vilain-méchants. Ils ont compris depuis longtemps que Internet est surveillé, traqué par Big Brother et savent même bien se cacher ou abuser des pays à législation plus « tendre ».
Résultat, l’internaut Lambda est encore pénalisé car il paye, se fais surveiller, on analyse ses faits et gestes sur des serveurs distants (car oui on laisse des informations de notre passage sur chaque site) façon data-mining (analyse des données très utilisée dans le maketing) et on trouve encore le moyen de nous dire que c’est pour notre bien, améliorer la maintenance, le SAV, etc…
Bref, à partir du moment ou tout se monnaye, peut-on encore parler d’un Internet gratuit et accessible à tous ? C’est pourtant un vecteur (un droit) primordial aujourd’hui pour la population mondiale. Mondialisation, quand tu nous tiens…
Heureusement Internet ce n’est pas que ça ! Il existe un multitude de projets libres, gratuits, et des ONG qui militent pour aider les pays en difficultés à avoir un accès à Internet. Bien entendu les industriels se frottent les mains. Mais Internet contribue à la liberté d’expression, l’échange d’information, de savoirs, leurs conservations, pour l’instant à moyen terme et volatile) et leurs accès. N’oublions pas que Internet est un réseau public. Ce sera le fin mot de l’histoire afin de garder une note positive
Enfin, je vous laisse méditer et interpréter à votre guise cette citation :
« Seul est digne de la vie celui qui chaque jour part pour elle au combat.«
Johann Wolfgang von Goethe
L’ordinateur nous appartient de moins en moins
12/05/10
L’ordinateur est un environnement à lui tout seul. Il accueille un ou plusieurs utilisateurs, permet de stocker des fichiers de toute nature classés dans des dossiers ou encore une personnalisation accrue de son espace personnel. En d’autres termes il est un lieu à priori rassurant et qui nous appartient.
Cependant, on peut déjà voire la dérive suivante – et c’est une question qui reste en suspend – le logiciel propriétaire impose son design, son fonctionnement, impose des barrières, etc… et peu de monde se tourne vers des distributions Linux qui sont bien plus diversifiées et paramétrables.
Soit, on connaît déjà et on fait avec, mais après ça ?
Le paradoxe c’est que d’ici la fin de l’année, Google va sortir son Google Chrome OS… basé sur Linux. On applaudi à deux mains pour l’initiative d’utiliser un Linux et donc les faire connaître au grand public. Il y a déjà eu quelques tentatives sur les netbooks mais le Linux est plutôt d’actualité sur les terminaux mobiles et les serveurs (70% des serveurs environ).
Mais il s’agit tout de même d’une dérive car ce nouveau système d’exploitation est basé uniquement sur le navigateur chrome de google et couplé à un noyau Linux. L’intérêt pour Google sera d’utiliser sa plate-forme d’application pour remplacer les logiciels, mais impossible à première vue d’installer de logiciel. Tout passe par le navigateur. C’est du moins les conclusions que je peux en tirer.
Relativisons !
Le succès est déjà annoncé, mais pour un certain secteur de marché seulement. Les nouveaux netbooks en sommes.
D’ailleurs il faut une fois de plus que le secteur informatique s’adapte à la mutation. La guerre est visiblement en route chez ubuntu avec Ubuntu Unity.
On assiste et on va assister à une déconstruction de l’ordinateur traditionnel. Nous sommes qu’au début de la mutation du cloud-computing ou encore de la dématérialisation. Et oui il y a un fossé en l’innovation et l’utilisation du produit fini. Même si les chemins sont toujours plus court grâce à Internet.
Quel avenir s’ouvre à nous ?
Les prémices du changement en matière de dématérialisation et de dépossession de l’ordinateur sont les logiciels propriétaires et le cloud-computing, le futur c’est leurs démocratisation et l’usage forcené du navigateur.
En revanche, j’espère de tout cœur que le logiciel libre saura se faire innovant et que l’ordinateur personnel et traditionnel restera d’actualité, à mon avis il a encore des beaux jours devant lui.
Quoi que…
Si on en croit les rumeurs sur le projet palladium, Microsoft nous réserve l’informatique contrôlé, vérolé et à sens unique. C’est même important de lire l’article sur le wiki de Korben pour bien comprendre.
Pour prouver la gravité de l’affaire, je vous renvoie aussi aux Big Brother Awards de 2002 dont Microsoft à vu la nomination de son palladium.
En résumé, il ne faut pas laisser le projet palladium s’imposer, ni même Google Chrome OS. Ces OS ont une utilité certaine mais je ne laisserais pas mes données personnelles au mains de Google et autres Big Brother Microsoft.
Quelles solutions ?
Tournez vous vers l’alternatif et informez vous avant d’acheter un ordinateur. Prendre le réflex maintenant c’est une victoire pour le futur
En conséquence je vous donne deux sites qui jugent les bons et mauvais vendeurs et constructeurs d’ordinateurs.
Parlez autour de vous de ce google Chrome, vous pouvez le tester car j’en ai déjà parlé ici. Je vous renvoie aussi à l’APRIL qui milite pour le logiciel libre.
Enfin, je fini par une note plus philosophie et peut-être introspective, mais avec un sens sur le sujet qui nous intéresse : la force du logiciel libre, et du Web 2.0 réside dans la collaboration, la solidarité et l’entraide. Conserver ces valeurs c’est préserver nos acquis technologiques.








