Censure
Censure? quelle censure?
0C’est un jeu du chat et de la souris. Entre ceux qui revendique la censure et ceux qui la camouflent…
Il y a ceux qui se permettent de censurer (La Chine ou l’Iran pour ne citer qu’eux…) et il y a ceux qui déguise sa censure.
Google est bien décidé à lutter contre la censure. Et Twitter aussi. C’est une bonne chose. Mais on se demande où tout cela va aller. Entre les USA et la Chine qui ne cessent de se chercher, sans parler de l’Iran. Maintenant ce sont les sociétés qui s’y mettent. Là c’est Google et Twitter, deux acteurs majeurs du net d’aujourd’hui et sans doute de demain. Chacun dans son genre se défend de la censure. Je souhaite tout de même qu’ils y arrivent.
À contrario, dans les pays occidentaux, les gouvernements se payent le luxe de camoufler la censure. Je parle des différentes lois pour interdire tel ou tel site. Attention je n’ai pas de parti pris? Je critique seulement le système qui utilise la « cybercriminalité » pour censurer. Qu’on l’appelle HADOPI ou LOPPSI, j’appelle ça censure moi. Et je ne parle pas non plus des DRM? c’est une sorte de censure aussi.
Aucune censure n’est envisageable, et j’ai plaisir à voir la solidarité sur le net le monde très actif du libre…
LOPPSI ça suffisait pas…
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L’après Hadopi
Après HADOPI 1& 2, voilà que débarque LOPPSI.
LOPPSI : Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure
LOPPSI c’est cette loi dont on sait peu de chose (mais c’est déjà trop?). Elle se fait en catimini et va être proposée pour une première lecture au Parlement en Janvier ou Février prochain. Elle propose de bloquer les sites Web hébergeant des images pornographiques mettant en scène des mineurs. Mais le blocage des jeux d’argent illégaux en ligne va voire le jour. Sans compter que la liste pourrait croître encore.
Invoquer la sécurité intérieur pour parvenir à verrouiller Internet… en voilà une idée, qui n’est pas nouvelle!
Le « lobby Internet » c’est la bête noire du gouvernement. Ils considère Internet comme un lieu où prolifèrent pédophiles, racistes, extrémistes et autres terroristes en tout genre. Mais ironie du sort, nombre de députés et hommes politiques ont un blog, et même le p’tit dernier arrivé sur Twitter (puis reparti…), la mitraillette du gouvernement, l’assassin du web avec Brice Hortefeu… J’ai nommé Mr Lefebvre !
Mais au delà de ça, tout le monde s’y est mis à Internet. Et ceci de façon progressive. Au début c’était l’armée, les universités. Puis le public à commencé à faire son apparition (Grossièrement hein). Jusqu’à ce que chacun veuille y faire sa place. D’où le succès phénoménal des blogs, et plus récemment des plateformes sociales. On peut dire que chacun y a trouvé un intérêt certain. Ok je l’accord, certains ce sont des intérêts plus ou moins louables comme des sectes ou bien des propagandes racistes…
Mais faut-il répondre à la paranoïa par la paranoïa ?!
Prohibition 2.0
Bloquer les sites, espionner ses concitoyens. Comment en est on arrivé là?
Internet est aujourd’hui une nécessité au quotidien, voir une obligation pour nombre de personnes. Vecteur de communication, outil de travail, … Bref. Internet, on ne peut plus s’en passer. Le gouvernement met en place tout un réseau de site web destinés à facilité des démarches administratives ou aident à facilité les informations. C’est en faite un outils que l’on cherche à maîtriser et à exploiter. La censure c’est aussi une forme de désaveux. On arrive pas à contenir, le gouvernement se sent dépassé. Alors crack! par excès de vanité, plutôt que de chercher à établir un dialogue, on coupe.
Pas de négociation possible. C’est pourtant plus simple de demander à l’hébergeur de sucrer le site web, plutôt que de chercher à le bloquer… Et ça coûte bien plus cher.
Il faut aussi savoir une chose. Avec toutes les techniques actuelles pour contourner les filtrages et avoir des sites et navigations sécurisés, notamment avec un VPN ou avec TOR, l’État va encore donner un coup d’épée dans l’eau.
Les dirigeants doivent bien être au courant de ces technologies, on peut donc se demander donc la véritable finalité d’une telle loi !
La base de donnée selon Big Brother
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La base de donnée est d’habitude appréciée pour son utilité de classification et de centralisation des informations. Au fil des années son utilisation s’est accrue, notamment sur Internet.
D’ailleurs pour parler des bases de données et d’Internet, bon nombres de sites reposent sur ce système. Ainsi il existe des bases de données plus ou moins conséquentes qui font miroiter plus d’un… Et à l’heure où l’on parle du « droit à l’oubli« , il me semblait important d’éclaircir certains points.
Pour étayer mes propos, qui n’a jamais été amusé par taper son nom et son prénom dans une recherche Google ou sur le site 123people? Essayez…
Les bases de données incriminées
Souvent Facebook est critiqué pour la gestion de ses abonnées. Sa base de donnée d’utilisateur regorge d’informations plus ou moins détaillées sur environ 200 millions de personnes dans le monde. Dont peut-être 20 millions de français. Même s’il y a une prise de conscience de la population, Facebook utilise déjà la pub ciblée, et bientôt les sondages directs en fonction de diverses informations sur vous. Facebook est aussi utilisé par les entreprises et institutions public tantôt pour un recrutement, tantôt pour vérifier les congés maladies et autres (voir l’actualité).
Mais il n’y a pas que Facebook, d’autres bases de données se constituent à notre insu, comme les fichiers de police très souvent critiqué par la CNIL et les associations.
Et pire encore, l’armée et les RG s’invitent dans le débat au nom de la sécurité nationale, le dada des dirigeants pour parvenir à faire tout accepter.
Avant on assistait à la surveillance des réseau avec des projets tel que Big Brother (Royaume Uni) et plus récemment avec HADOPI.
Aujourd’hui on parle du très discret projet HERISSON pour « Habile Extraction du Renseignement d’Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées ». L’outil serait capable de référencer dans une base de données toutes les communications et les contenus véhiculés par tous les médias, en particulier Internet mais aussi : télévisions, radios libres, presse papier, livres,presse en ligne, sites web institutionnels, bases de données en ligne, réseaux sociaux, blogs et sites personnels, moteurs de recherche, annuaires, portail, agrégateurs d’actualités, flux RSS etc… Les services de chat IRC, mailing-list, forums, newsgroups, ou Peer-to-Peer sont également visés. Herisson doit ainsi pouvoir télécharger sur les réseaux FTP ou les réseaux P2P.
Vous l’avez compris, le droit à l’oubli ne concernera que les entreprises et les FAI, mais pas le gouvernement…
Je rajoute à la liste le fichier EDVIGE qui fut largement critiqué. Ou encore la prochaine loi LOPPSI qui est dans la même lignée liberticide d’HADOPI.
Enfin, on peut s’interroger quand on apprend que la NSA a aidé Microsoft à protéger son Windows 7…
Des solutions
Comment se mettre à l’abri? se désinscrire de Facebook est-elle la meilleure solution?
Il faudrait commencer par ne pas publier d’informations trop personnelles sur Facebook, faire bien attention aux photos que l’on publie, sans pour autant cacher ses opinions et sensibilité. On a tout le même le droit à une appartenance et surtout le droit d’expression.
La surveillance a toujours existé, seulement avec Internet, c’est un réseau ouvert et une source inépuisable d’information. Mais vous êtes maître de ce que vous écrivez sur Internet. Faites attention.
J’ajouterais qu’à force de terrer la population dans la peur, on va se diriger vers un mouvement incontrôlable. Que l’on cherche à lutter contre la pédophilie sur Internet ou encore la lutte contre le terrorisme, d’accord. Mais tuer systématique une liberté pour cette cause c’est privilégier le basculement de la population (les téléchargeurs en premier) vers des solutions de réseaux privés ou de réseaux sécurisés comme les VPN ou les réseau Bittorrent décentralisés (openbittorrent), voir même l’utilisation de proxy.
Je suis partisan du droit à l’oubli. Je ne cherche pas à me cacher, mais notre vie privée à le droit d’être respectée. Aujourd’hui on parle « d’extimité ». La population a eu besoin de se dévoiler, de se montrer et briser son quotidien. D’où la croissance exponentielle des réseaux sociaux. Maintenant il faudrait revenir à la raison et être bien conscient de ce que représente la traque de notre vie privée sur Internet.








