Le blog qui donne son avis sur Internet et le multimédia
Censure
Cette catégorie traite de la censure et du contrôle d’Internet.
Lutte contre la pédo-pornographie : où est le véritable danger ?
29/06/10

Mise à jour : j’ajoute une dimension « mondiale » à cet article en précisant (merci owni) que la lutte n’est pas seulement européenne, mais bien mondiale. D’ailleurs en Asie, la pédophilie et le tristement célèbre tourisme sexuel est prohibé, pourtant on a bien moins de mal à trouver un enfant pour relation tarifé dans la rue que sur Internet. Malgré tout ça, les différents gouvernements (notamment l’Indonésie) cherchent à mettre en place des filtres et une liste des « bons et des « mauvais » sites. Jusqu’où va aller ce vent de conservatisme ? On était plus tranquille au final quand Internet était encore peu maîtrisé par les politiques (que dis-je ils ne maîtrisent toujours pas…)
«Le Parlement européen veut vous enlever le droit de rechercher en toute intimité», écrit le moteur de recherche Ixquick en réaction à l’adoption de la “Déclaration écrite 29“, il y a deux semaines, au Parlement Européen. Cette une phrase lourde de sens. Au nom de la lutte contre la pédo-pornographie, les moteurs de recherche pourraient devenir des moteur d’indexation et d’archivage de vos adresse IP et vos recherches. Et à ixquick d’ajouter : « Chaque fois que vous utilisez un moteur de recherches courant, vos données de recherches sont enregistrées.
Les termes de votre recherche, l’heure de votre visite, les liens utilisés, votre adresse IP et votre identité d’utilisateur de cookies, tous sont enregistrés dans une banque de données. »
Un label inutile ?
Sachez pourtant qu’en terme de vie privée, ixquick sait de quoi il parle car en 2008 le moteur de recherche à reçu le label de protection des informations personnelles (« European Privacy Seal »). Le mieux c’est que à ce jour c’est le seul à avoir reçu ce label.
Derrière ces belles paroles, l’Europe tue d’une main ce qu’elle à construit de l’autre. Si la déclaration écrite 29 venait à devenir une loi, alors ce serait la mort d’un modèle. Le moteur de recherche tel que nous le connaissons deviendrait un vulgaire archiveur comme je l’ai écris plus haut. “Cette proposition ajoute une nouvelle brique à la société de surveillance, écrit Christian Engström, Et c’est encore pire à l’heure où l’on parle du droit à l’oubli.
Les sites pédophiles : un mirage ?
Et ce n’est pas tout. Encore au nom de la pédo-pornographie, on va traquer et espionner les citoyens (notamment avec la loi LOPPSI en France). Pendant ce temps, on s’écarte des vrais problèmes. Mais la réussite, il faut bien l’avouer, des gouvernements c’est de faire croire que le pédophile guette et sommeille derrière chaque jeune internaute. Pourtant il est bien vain de croire que des images et vidéos pédophiles sont accessibles en « 3 clics » comme pourront vous le soutenir des policiers et autres fonctionnaires de l’état.
L’industrie pédophile sait s’adapter à la technologie et aura toujours un coup d’avance si les gouvernements ne s’adaptent pas ou s’ils s’écartent des vrais problèmes. Cette industrie engrange des bénéfices, alimente bon nombre de « consommateur » et ceci au nez et à la barbe de tous. Car ils utilisent des réseaux souterrains privés. Google n’indexe pas ces réseaux. Au pire ils ne vont pas sur Internet. On voit ainsi les limites de Google. Google n’est pas le web, Google indexe seulement une énorme base de donnée de sites, de vidéos et d’images, mais seulement ceux qui lui ont demandé.
En tout cas, depuis des années que j’écume le web, jamais je ne suis tombé par hasard sur un site pédophile. Et heureusement ! Mais maintenant que va-t-on faire si l’on nous surveille sur les moteurs de recherche ? se tourner vers des solutions sécurisés… ceci va entraîner justement l’utilisateur lambda à sécuriser sa ligne, son accès à Internet, ses recherches et son surf. Du coup cette technologie va s’améliorer selon la demande. C’est déjà le cas avec le proxy, les VPN et la recherche sécurisée en SLL via google. Mais ça j’en ai déjà parlé, c’est le même lien de cause à effet qu’avec HADOPI.
La vérité est ailleurs
Pour comprendre un peu plus ce milieu obscure, je vous invite même à lire confession d’un pédophile, l’impossible filtrage du web édité par inlibroveritas, il est gratuit et très instructif. Cliquez sur le lien pour connaître une autre vérité. Je suis en train de le lire.
Non ! Le danger n’est pas derrière chaque clic. Si on écoutait Nadine Morano, sa donnerait ça :
Un discours alarmiste qui nous dit que le danger est dans la chambre de l’enfant à partir du moment où il à un ordinateur à sa disposition. Par nature, je m’aventure à dire que le prédateur sexuel est frileux, timide et malin. Ainsi on peut déduire simplement que le web est trop « exposé » pour lui. Il cherche plutôt dans son entourage proche. C’est plus simple, moins risqué et immédiat. Une étude souligne que le véritable « risque » pour un enfant vient de son vis-à-vis. C’est à dire souvent un enfant du même âge. Que ce soit des insultes, humiliations ou avances sexuelles. La vérité c’est que Internet essuie un acharnement médiatique et politique car il est gênant. La pédophilie est une excuse pour le verrouiller.
En conclusion, je trouve normal de lutter contre la pornographie infantile, mais pas de bafouer le droit à la vie privée sous ce prétexte. C’est qu’un écran de fumée, une manière déloyale de tuer la liberté sur Internet. C’est une malhonnêteté intellectuelle venant de l’Europe et des politiques. Et quand on pense que en Finlande, Internet à 1 méga est devenu un droit…
hadopiware, hadopiproof, hadipire ?
22/06/10
Avant tout, il est utile de rappeler ce qu’est cette loi… Il s’agit d’une riposte graduée qui vise à réduire le partage de fichiers soumis aux droits d’auteurs sur les réseaux p2p. La sanction va donc de l’avertissement au à la lettre recommandée, puis à la coupure de l’abonnement internet. Pourtant l’accès à Internet est considéré comme un droit. De plus, la loi créer une autorité indépendante, la HADOPI. La loi hadopi s’est constituée en 2 votes. D’abord rejetée au parlement, elle fut revotée. Puis censurée par le conseil constitutionnel, le gouvernement fit voter une deuxième loi pour compléter la première. N’oubliez pas non plus que cette loi se rajoute en plus des autres sanctions déjà prévues par la loi.
Cerise sur le gâteau, la loi hadopi prévoit un délit de défaut de sécurisation de sa ligne.Si vous en sécurisez pas votre ligne et que votre ip est reconnue coupable de téléchargement, la seule preuve sera de montrer les logs du logiciel de sécurisation (labellisé hadopi). On en sait pas plus pour l’instant sur ce logiciel. On sait en revanche que la HADOPI soustraite avec des entreprises chargées de sniffer les réseaux et ces même sociétés vont flasher les ip des vilains pirates.
Et ce qui est marrant c’est aussi de savoir que Orange a sortit un logiciel à 2€/mois il sécurise votre ligne. Ce même logiciel a déjà été victime de piratage. Et dans le même temps orange sort un mode d’emploi pour installer un VPN… J’en ai déjà parlé dans l’article précédent.
Alors en plus d’être ridicule cette loi est obsolète et va coûter très cher aux FAI, aux contribuables qui payent l’HADOPI et qui vont devoir payer le logiciel de sécurisation même pas interopérable.
Je vous dis qu’elle est obsolète car le logiciel de sécurisation ne sert à rien la plupart savent à peine ce qu’est le wifi ou comment mettre du wep ou du wpa. Et puis le temps du eMule c’est fini maintenant tout est décentralisé ou bien il existe le streaming et les warez.
Enfin, juste pour la partie fun, Google a son propre logiciel d’aircracking. Le même qui a servi a cracker le wifi via sa google car ? Pourquoi HADOPI l’a pas sanctionné ?
Toujours cette loi de l’argent et du lobby. C’est inutile de mettre en perfusion l’industrie musicale ou l’industrie du film qui ne sait pas s’adapter au marché actuel.
Et que dire des hommes politiques qui sont totalement incompétents mais critiquent Internet ? tout ça pour plaire au monarque élyséen…
Internet payant ou privé?
14/06/10
En l’état actuel des choses, il est légitime de dire que la neutralité du net est menacée. Internet lui-même est tout autant menacé par les multinationales qui cherchent à en tirer un certain profit. Petit tour d’horizon :
Quel avenir pour la neutralité ?
D’abord, la neutralité en général est l’absence de parti pris. La neutralité du web elle se définit comme « L’exclusion de toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau. Ainsi, ce principe garantit que les utilisateurs ne feront face à aucune gestion du trafic internet qui aurait pour effet de limiter leur accès aux applications et services distribués sur le réseau. » source
Vous l’avez donc compris, en lisant cette définition, on sait que l’Hadopi et la LOPPSI vont s’attaquer directement à la neutralité du réseau. Et ce ne sont surement pas les travaux de nathalie kosciusko morizet, Secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, qui vont y changer quelque chose. Cette politique n’est pas lisible. Comment chercher à véroller Internet d’un côté, et d’un autre lancer une consultation sur la neutralité du web et nous parler d’un droit à l’oubli. Sans oublier la récente polémique du Sénateur Masson qui à proposé une loi sur l’anonymat des bloggeurs. Et puis je ne résiste pas à vous faire partager cette vidéo très révélatrice de l’état d’esprit des politiciens qui cherche à légiférer sans connaître Internet
Je vais tout de même relativiser et dire que la neutralité n’est pas totalement menacée. Elle sera véritablement menacée quand les journalistes devront révéler leurs sources et quand il y aura un portail Internet unique (type dictature Chinoise). Remarquez que nous en sommes pas bien loin… avec le label idénum dont j’ai déjà fais un article ici ou encore la source officielle.
Existe-il un moyen d’outre-passer cette « censure » ?
Il y a bien un point positif, avec la future loi loppsi ou avec la récente loi hadopi, ces lois vont pousser de plus en plus de monde à sécuriser l’abonnement et sa connexion, même orange nous aide à créer un VPN et nous propose aussi une option à 2€/mois…
Ou bien il y a un schéma à la portée de tous : utiliser un proxy et la recherche en SSL de Google…
Par exemple utilisez hidemyass.com et https://www.google.com. Ce qui donne une recherche totalement sécurisée. En plus hidemyass propose d’autres proxy et du SSL. Profitez !
Pour un niveau plus élevé, vous pouvez aussi utiliser votre propre proxy sur un serveur (de type glyphe proxy) et ajoutez-y une sécurisation avec un .htaccess et .htpasswd. Ou encore, suivez le tutoriel de Korben pour faire un proxy sur Google appspot.
Google suprême
D’ailleurs en parlant de Google, j’en viens à parler des firmes multinationales qui cherchent à tirer profit du web, et chacun a sa manière bien à lui. Évidemment je vise Google, Apple et Microsoft en premier. Mais je ne parle même pas de Facebook et consorts. Ces derniers sont souvent dans l’actualité et dans critique, mais tout autant sacralisés pour leurs produits et services. Car oui il faut tout de même le reconnaître ils sont moteur d’innovation.
Et ils se livrent une bataille sans merci. A coup de plaintes, d’innovation et de stratégie. Apple opte pour toutes le décolinaisons désormais célèbres « i » come iPhone, « iPad ». Microsoft lui garde sa suprématie avec ses services en ligne (msn hotmail) et son système d’exploitation Windows. Tandis que Google lui milite pour du gratuit financé avec de la publicité (moteur de recherche) et se diversifie dans les système d’exploitation (tel Google Chrome OS ou encore Androïd). Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises !
Malgré le clivage et son appartenance à telle ou telle firme on assiste à une monétisation du web. Accès payant, publicité, Applications… tout est bon. Et ce qui me fait le plus peur, c’est sans doute l’arrivé des modèles payant pour la presse en ligne. On la voyait encore très peut mais désormais le times va passer au payant, Le monde aussi ou du moins en grande partie. Si l’effet domino se poursuit, quid de la presse indépendante et gratuite ? Enfin, je me suis risqué à parler de neutralité, puis de presse indépendante, mais savez vous que nous sommes à la 43ème place au classement mondial de RSF, voyez plutôt : classement_fr. Cette baisse est un lien de cause à effet depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. D’ailleurs récemment il appelle le patron du Monde pour éviter que Free ne rentre au capital du Monde, et que ce soit France Télécom qui rafle la mise.
Un Internet libre ou gratuit ?
J’aurais tendance à dire « les deux ». Mais il faut d’abord monnayer son abonnement auprès du FAI. Internet libre ? Vaste mot qui désigne tout autant la gratuité que la liberté d’échange ou encore la non-dépendance à une société privée.
Et en tout cas le problème est tranché au niveau Européen, voir International maintenant. Avec le traité ACTA par exemple. Tolérence zéro pour les pirates. Même un dealeur se la coule douce comparez aux « pirates ». Et que dire des pédo-nazis-vilain-méchants. Ils ont compris depuis longtemps que Internet est surveillé, traqué par Big Brother et savent même bien se cacher ou abuser des pays à législation plus « tendre ».
Résultat, l’internaut Lambda est encore pénalisé car il paye, se fais surveiller, on analyse ses faits et gestes sur des serveurs distants (car oui on laisse des informations de notre passage sur chaque site) façon data-mining (analyse des données très utilisée dans le maketing) et on trouve encore le moyen de nous dire que c’est pour notre bien, améliorer la maintenance, le SAV, etc…
Bref, à partir du moment ou tout se monnaye, peut-on encore parler d’un Internet gratuit et accessible à tous ? C’est pourtant un vecteur (un droit) primordial aujourd’hui pour la population mondiale. Mondialisation, quand tu nous tiens…
Heureusement Internet ce n’est pas que ça ! Il existe un multitude de projets libres, gratuits, et des ONG qui militent pour aider les pays en difficultés à avoir un accès à Internet. Bien entendu les industriels se frottent les mains. Mais Internet contribue à la liberté d’expression, l’échange d’information, de savoirs, leurs conservations, pour l’instant à moyen terme et volatile) et leurs accès. N’oublions pas que Internet est un réseau public. Ce sera le fin mot de l’histoire afin de garder une note positive
Enfin, je vous laisse méditer et interpréter à votre guise cette citation :
« Seul est digne de la vie celui qui chaque jour part pour elle au combat.«
Johann Wolfgang von Goethe
L’ordinateur nous appartient de moins en moins
12/05/10
L’ordinateur est un environnement à lui tout seul. Il accueille un ou plusieurs utilisateurs, permet de stocker des fichiers de toute nature classés dans des dossiers ou encore une personnalisation accrue de son espace personnel. En d’autres termes il est un lieu à priori rassurant et qui nous appartient.
Cependant, on peut déjà voire la dérive suivante – et c’est une question qui reste en suspend – le logiciel propriétaire impose son design, son fonctionnement, impose des barrières, etc… et peu de monde se tourne vers des distributions Linux qui sont bien plus diversifiées et paramétrables.
Soit, on connaît déjà et on fait avec, mais après ça ?
Le paradoxe c’est que d’ici la fin de l’année, Google va sortir son Google Chrome OS… basé sur Linux. On applaudi à deux mains pour l’initiative d’utiliser un Linux et donc les faire connaître au grand public. Il y a déjà eu quelques tentatives sur les netbooks mais le Linux est plutôt d’actualité sur les terminaux mobiles et les serveurs (70% des serveurs environ).
Mais il s’agit tout de même d’une dérive car ce nouveau système d’exploitation est basé uniquement sur le navigateur chrome de google et couplé à un noyau Linux. L’intérêt pour Google sera d’utiliser sa plate-forme d’application pour remplacer les logiciels, mais impossible à première vue d’installer de logiciel. Tout passe par le navigateur. C’est du moins les conclusions que je peux en tirer.
Relativisons !
Le succès est déjà annoncé, mais pour un certain secteur de marché seulement. Les nouveaux netbooks en sommes.
D’ailleurs il faut une fois de plus que le secteur informatique s’adapte à la mutation. La guerre est visiblement en route chez ubuntu avec Ubuntu Unity.
On assiste et on va assister à une déconstruction de l’ordinateur traditionnel. Nous sommes qu’au début de la mutation du cloud-computing ou encore de la dématérialisation. Et oui il y a un fossé en l’innovation et l’utilisation du produit fini. Même si les chemins sont toujours plus court grâce à Internet.
Quel avenir s’ouvre à nous ?
Les prémices du changement en matière de dématérialisation et de dépossession de l’ordinateur sont les logiciels propriétaires et le cloud-computing, le futur c’est leurs démocratisation et l’usage forcené du navigateur.
En revanche, j’espère de tout cœur que le logiciel libre saura se faire innovant et que l’ordinateur personnel et traditionnel restera d’actualité, à mon avis il a encore des beaux jours devant lui.
Quoi que…
Si on en croit les rumeurs sur le projet palladium, Microsoft nous réserve l’informatique contrôlé, vérolé et à sens unique. C’est même important de lire l’article sur le wiki de Korben pour bien comprendre.
Pour prouver la gravité de l’affaire, je vous renvoie aussi aux Big Brother Awards de 2002 dont Microsoft à vu la nomination de son palladium.
En résumé, il ne faut pas laisser le projet palladium s’imposer, ni même Google Chrome OS. Ces OS ont une utilité certaine mais je ne laisserais pas mes données personnelles au mains de Google et autres Big Brother Microsoft.
Quelles solutions ?
Tournez vous vers l’alternatif et informez vous avant d’acheter un ordinateur. Prendre le réflex maintenant c’est une victoire pour le futur
En conséquence je vous donne deux sites qui jugent les bons et mauvais vendeurs et constructeurs d’ordinateurs.
Parlez autour de vous de ce google Chrome, vous pouvez le tester car j’en ai déjà parlé ici. Je vous renvoie aussi à l’APRIL qui milite pour le logiciel libre.
Enfin, je fini par une note plus philosophie et peut-être introspective, mais avec un sens sur le sujet qui nous intéresse : la force du logiciel libre, et du Web 2.0 réside dans la collaboration, la solidarité et l’entraide. Conserver ces valeurs c’est préserver nos acquis technologiques.
Les caprices d’un président…
31/03/10
Ce n’est pas une nouveauté. Notre président est un capricieux de première et se croit tout permis ! Ses caprices ne s’arrêtent pas seulement au domaine des TIC… mais c’est un autre débat.
Pour l’heure, il faut bien reconnaître que chacune des lois votées, malgré l’avis défavorable de la CNIL ou du Conseil Constitutionnel (HADOPI a déjà été censuré fois) et allant à contre-sens des décisions de la commission européenne, Nicolas Sarkozy oblige les députés et sénateur de droite à aller dans son sens !
Non seulement les lois proposés et votés sont inacceptables sur le plan juridique, économique et éthique, mais en plus, la vie privée numérique est encore plus menacée. Et toutes les lois sont concernées par ce constat.
Ainsi, pour montrer l’obstination d’une seule et même personne, je vais vous exposer une loi révélatrice de cette machination…
Je veux parler de la loi audiovisuel. Qui est d’apparence si innocente.
En effet, le 4 Mars 2009, le Conseil Constitutionnel a validé le texte sur la réforme de l’audiovisuel. Alors que la publicité avait déjà disparu en partie de nos écrans. (Non je ne dis pas que Patrick De Carolis est de mèche avec Nicolas Sarkozy…)
Quels sont les effets de cette loi ?
Elle a pour objectif de supprimer la pub sur le service public, à l’exception de RFO. Fini donc la publicité sur les chaînes France 2, 3 et consorts.
« Bonne nouvelle enfin fini la pub au milieu d’un film passionnant » vont s’exclamer certains. Car vous avez déjà pu le remarquer, depuis le 5 Janvier entre 20h et 6h il n’y a plu de publicité. Et on va passer à des chaînes zéro pub d’ici le passage au numérique (2011).
Mais ça veut dire que les chaînes privés ont le monopole de la publicité sur la télévision… un premier cadeau à TFI.
Ensuite, « les présidents de France Télévisions, Radio France et de l’Audiovisuel extérieur de la France seront nommés par décret pour 5 ans, après avis conforme du CSA et accord des commissions parlementaires compétentes à une majorité qualifiée des 3/5ème. Le Parlement est également associé à la révocation des présidents. » On peut y voire une manière de museler les médias pire qu’en Russe ou en Italie. Et ce n’est pas tout.
Il faut souligner une mesure passée inaperçue mais qui est un cadeau aux industries cinématographiques et leurs copains les lobbys : « le Gouvernement pourra réformer par voie d’ordonnances la gouvernance du Centre national de la cinématographie (CNC) et le droit du cinéma, ce qui n’avait pas été fait depuis 1956. »
Et le meilleur pour la fin… Ben oui, la pub représente une manne financière non négligeable et ce manque à gagner doit être répercuté ailleurs !
« Tout ça va couter cher ! »
Il existe différentes mesures financières qui accompagnent la loi. La première c’est de ponctionner 0.9% du Chiffre d’Affaires des FAI. La deuxième mesure est d’indexer le financement du secteur public chaque année sur le taux de l’inflation.
De plus, l’assiette de la redevance est élargie à ceux qui contractent un abonnement auprès d’un opérateur internet.
Enfin, les chaînes privées qui ont une recette publicitaire de plus de 11 Millions se verront ponctionner entre 1.5 et 3% de cette recette.
Bien beau tout ça, mais le hic, c’est que personne ne veut encore mettre la main à la poche. Alors c’est le consommateur qui va payer. Comme à pu le dénoncer Xavier Niel, fondateur d’iliad (Maison mère de Free), ou encore, Yves Le Mouël, le directeur général de la Fédération française des télécoms (FFT). Je cite : « Nous protestons vigoureusement contre cette taxe discriminatoire. (…) C’est un impôt nouveau, unique au monde ! (…) Les opérateurs sont bien décidés à faire supporter cette taxe par le client, sur sa facture, ce qui n’est pas une bonne nouvelle, ni pour le pouvoir d’achat, ni pour le développement de l’économie numérique. »
Et au Ministre de la Culture Frédérique Mitterand de rajouter que si la taxe de 0.9% du Chiffre D’affaires sur les FAI était remplacée, ce serait encore et toujours à l’insu du porte-feuille du consommateur car c’est la redevance télé qui augmenterait.
Bref, vous l’avez compris, additionner le filtrage imposer par la LOPPSI et le financement de la HADOPI… et vous pouvez d’ors et déjà compter 5€ de plus sur votre abonnement Intrenet, plus la redevance audiovisuel.
Un dispositif « perdant-perdant pour le consommateur »
L’Europe, par la voix de Viviane Reding, commissaire européen, nous fait part de sa réaction :
« Non seulement cette nouvelle taxation des opérateurs ne semble pas compatible avec les règles européennes, mais elle vient frapper un secteur qui est aujourd’hui l’un des principaux moteurs de la croissance économique ». Bien dit
» De plus, le risque est grand que la taxe soit répercutée vers les clients, alors que nous cherchons précisément à faire baisser la facture des consommateurs, à travers la réduction des prix de terminaison d’appel ou la diminution des coûts des appels téléphoniques mobiles, des transferts de données ou des envois de textos en itinérance « . Merci Viviane ! Car ce ne sont pas que des mots. Une procédure déposée fin Janvier contre la « Taxe Télécom » suit son court. » une telle taxe constitue en réalité une charge administrative incompatible avec le droit européen » nous apprend-t-on.
Pour en savoir plus sur la loi et sa chronologie, Rendez-vous ici. Mais à mon avis, on est pas au bout de nos surprises. Une telle loi d’abord un cadeau de l’exécutif au lobbys, puis une façon de contrôler encore plus les médias car il faut ajouter à ça que le président du CSA est nommé par le Président de la Républque pour 6 ans, puis comptez aussi TF1 ou encore Le Figaro dont les PDG (respectivement Martin Bouyges et Serge Dassault sont des proches de Nicolas Sarkozy. Enfin, sachez aussi que le FSI (je vous invite à vous renseigner sur ce site) vient d’investir 7,5Millions d’€ au capital de Dailymotion. On peut le voire d’un mauvais œil.
Nous avons donc tous à y perdre. En plus de mettre la main à la poche, on s’attend à ce que la France soit condamnée. Si c’est la cas on payera d’une façon ou d’une autre. Et en plus, je craint une baisse de la qualité des services.









