Le blog qui donne son avis sur Internet et le multimédia
sinklife
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Article par sinklife
réseaux sociaux : les séniors de plus en plus actifs
2/09/10
Un étude nous apprend que près de 50% des 50 – 64 ans utilisent un réseau social. La tendance les chiffres ont doublés en un an et vont sans doute continuer de croître au fur et à mesure que cette tranche se met à l’informatique et au web. Cette même étude nous indique que 11% utilisent twitter. Bien-sur Facebook est toujours le média privilégié… quoique trop intrusif et trop « radio potin » pour cette catégorie.
Cependant, je pense qu’il n’y a rien d’étonnant au fait que les séniors cherchent à se mettre aux médias sociaux. Autant pour Twitter que pour Facebook, ou autre. En effet, ils découvrent le web pour certains, d’autres connaissent déjà son potentiel. Et l’un dans l’autre, il se tournent facilement vers les réseaux sociaux pour les même raisons que n’importe qui : rester en contact avec ses proches, se divertir, etc … Avec Twitter on rajoute la dimension « rapidité de l’information ».
Enfin, ils découvrent les réseaux sociaux professionnels. Ceux qui ont la cinquantaine et cherchent un nouveau souffle dans leur carrière se tournent vers Viadeo ou LinkedIn qui sont des plateformes performantes et des tremplins pour développer son carnet d’adresse.
Cette tranche d’âge est donc à ménager car ils apportent surement beaucoup à ces nouveau moyens de communiquer. Ils apportent le regard critique et l’expertise dont nous avons besoin.
la neutralité du web, une vraie tour de Babel
30/08/10

Mise à jour 2 : suite à un bug, j’ai du rééditer l’article
Mise à jour : Google négocie un accord avec verizon. Pour citer pcinpact : « L’accord voudrait laisser à Verizon, l’un des principaux FAI des États-Unis, le droit de favoriser la transmission de certains contenus si leur créateur a payé l’opérateur pour ce privilège. Les gros distributeurs de contenus, comme YouTube, pourraient donc accélérer l’accès de leurs utilisateurs. ». Reste à voir comment Google va répondre à ça…
La neutralité du web est en chantier en France et ailleurs dans le monde. C’est le cas des USA, de l’Autralie, de l’Angleterre, et plus récemment du Chili. À ce propos, tenez vous bien, le Chili est le premier pays à voter une loi en faveur de la neutralité des réseaux.
Alors qu’implique cette neutralité ? La consultation publique de la secrétaire d’Etat à Prospective et au développement de l’économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet est-elle un leurre du gouvernement ou véritable volonté d’avancer sur ce sujet ?
Au commencement…
Un web ouvert à tous et pour tous? Ce principe n’est pas le maître mot d’Internet au début. Le début d’Internet c’est plutôt un Internet privé, fermé, militaire (Arpanet etc…). Cependant la neutralité est un principe important du réseau public car il n’y avait pas non plus de régulation, la question ne se posait même pas.
Littéralement, la neutralité c’est l’absence de prise de partie dans des questions ou des différents. Donc la neutralité des réseaux c’est le respect de la source, le libre accès à tout contenu pour tout utilisateur du réseau. Et qu’importe le lieu ou le FAI utilisé !
Et patatra
Pourtant on remarque que la neutralité des réseaux n’est pas gagnée d’avance. Nous l’avons bien remarqué, d’une part il y a ceux qui légifèrent (députés et sénateurs) qui ne sont pas assez partial et compétents. Et d’un autre côté les FAI profitent de ce flou pour en faire à leur guise et ont tendance à oublier leur devoir de transparance comme Orange qui bride le protocole de voip utilisé par skype, ou encore Comcast au USA qui bride le protocole Bittorrent.
Je rajoute aussi que certains pays décident des sites à consulter pour leurs population, ce sont d’ailleurs des dictatures pour la plupart (Nyanmar, Chine, Iran, Pakistan, etc…).
Une pression sur les moteurs de recherche et autres acteurs du web
Une attention toute particulière est portée sur les moteurs de recherche et le FAI aussi. Les moteurs de recherche indexent et référencent des millions de liens. Ils peuvent décider donc de les déréférencer, il y a une dépendance car la majorité des Internautes utilisent Google, yahoo ou Bing pour trouver un site web et pour les webdeveloppeur pour se le faire référencer.
J’ajoute aussi la pression supplémentaire sur Google qui a annoncé il n’y a pas si longtemps que les sites web rapides seraient mieux référencés.
Quant aux FAI, mis à part un filtrage DPI qui porterait gravement atteinte à la neutralité, et même à nos libertés, on est relativement à l’abri car ils ne veulent (pour l’instant) pas trop se mouiller et encore moins payer pour du filtrage.
Puis que dire des navigateurs ? ils sont eux aussi directement impliqués et jouent de plus en plus un rôle central sur Internet. Je pense qu’ils sont neutres mais l’arrivée du chrome os est à surveiller de près. Comme ne pas privilégier ses services plus qu’un autre.
Il reste aussi les hébergeurs qui sont sollicités par les chasseurs de pirates. Les hébergeurs peuvent couper l’accès à un site sur requête d’un juge. Mais ils ont un statut assez protégé et compliqué à la fois. Cependant les cartes sont brouillées avec l’arrivée d’Hadopi, et de la Loppsi prochainement.
Légiférer, est-ce la solution ?
Il faut prendre garde à un Internet à deux vitesse comme le rappelle si bien La Quadrature du Net. Pousser la neutralité à l’extrême ce serait favoriser des sites web. Google est en mesure de le faire et c’est probablement en projet : « Google veut donc installer ses propres serveurs chez les fournisseurs d’accès, afin de stocker en cache ses contenus les plus populaires (vidéos de YouTube par exemple), pour alléger la charge sur le réseau » (source). Une autoroute du net après l’autoroute de l’information ?
Pour éviter tout désagrément de ce genre, il faudrait peut-être légiférer. Mais les lobbies ne sont pas non plus de cet avis. Eux qui commencer à s’attaquer directement aux sites web. Et légiférer c’est trouver forcément un régulateur ou un interlocuteur. l’ARCEP existe déjà et semble être à même d’endosser ce rôle. Quid de la neutralité du régulateur… Ou encore, quid de la neutralité des perlementaires…
Du ramdam et des hommes
Personne ne semble avoir le même avis sur la question. Il y a trop d’interlocuteurs et d’intervenants dans le débat. Ils sont pourtant nécessaires, mais le débat n’a pas lieu d’être, Internet c’est la neutralité. Mais le propre de l’homme c’est de se mettre des barrière… et de passer outre. Je ne vais pas énumérer la liste pour sécuriser sa connexion façon hadopiproof, j’en ai déjà parlé. L’important c’est aussi que le débat soit posé et alimenté. Tous els acteurs sont les bienvenues.
Apple, jeunesse et liberté
26/08/10

Je trouve bien triste que le jeune public (lycéens et étudiants principalement) se penche de plus en plus vers Apple plutôt que vers le libre. Seul le prix empêche de passer à un Mac plutôt qu’à un pc. Sans oublier que le choix de la facilité (pc prêt à l’emploi) empêche de passer à Linux car il faut faire une réinstallation. Je n’oublie pas non plus que parfois nous avons besoin de logiciels spécifiques ne tournant que sous Windows. Dans c’est cas là, il y a toujours une alternative libre. Une autre solution est de payer un ordinateur avec Linux déjà installé. Mais ça revient au même prix qu’un mac.
Pourtant Mac, mis à part la stabilité et l’ergonomie, c’est verrouillé, juste une mode couteuse et, osons le dire, encore plus puritain et big brother que Windows. J’ose le dire suite au brevet-spyware accepté il y a deux jours (l’info ici). Linux, donc avec le même noyau qu’un mac, est évidemment pas aussi abouti graphiquement et ergonomiquement, mais c’est gratuit, stable, sécurisé, sûr, contributif, paramétrable et respectueux.
Chacun défend ses valeurs, les miennes se basent sur le respect du client, de la vie privée, la stabilité d’un OS et éviter le consumérisme.
Le problème ne vient donc pas totalement du jeune étudiant qui cherche juste un ordinateur comme outil de travail pour pas trop cher. Le problème vient d’une part des structure pédagogiques qui ne poussent pas assez le public vers le libre, d’autre part, et bien sur en majeur partir, Apple et Windows verrouille le marché des ordinateurs. Le problème vient aussi du consumérisme irréfléchi. On nous propose du tout fait prêt à l’emploi pour éviter au client de réfléchir. Cependant, le marketing c’est l’offre et la demande. Le client demande à ne pas réfléchir ?
« Internet c’est du conformisme »
28/07/10
Internet vous sert tous les jours, ou presque. Il vous accompagne dans bon nombre de démarches : recherche en tout genre, consulter la météo, les infos, aller sur Facebook, etc… Mais il y a une dimension intéressante que Pierre Montagnier, statisticien en poste à l’OCDE, à soulevé durant une intervention à laquelle j’ai assisté (sur la fracture numérique en Europe). Pierre Montagnier nous dit : Internet est conformiste. Pour être précis : « Internet réduit le champ de recherche. C’est du conformisme ». Il cite pour exemple Wikipédia. Quand un collégien doit faire un exposé, il va sur wikipedia.
Il n’a pas tord le bougre ! Une recherche : Google ; Un réseau social : Facebook, Twitter ; Les informations : le site de votre quotidien ou sur le monde.fr. C’est ce schéma là en général.
Mais peut-être oublie-t-il deux paramètres : Internet n’est pas aussi restreint et les réseaux sociaux ont justement un rôle à jouer. Le réseau social est le conformisme et l’anti-conformisme confondu. Conformiste car il existe 2 ou 3 références et on y fait la même chose en même temps, et anti-conformiste car il permet de découvrir autre chose qui change le quotidien à travers les autres contacts. Par exemple un article publié sur un site méconnu mais tout aussi intéressant. C’est, je trouve, une grande force du web aujourd’hui même. C’est preuve de bon sens, d’anticonformisme et de liberté…
Pour résumer, Internet est conformiste pour ceux qui le sont déjà et ceux qui ne sont pas curieux. À bon entendeur…
« l’argent c’est le nerf de la guerre », et le gratuit ?
18/07/10

Depuis peu, on vient de savoir que c’est avast! Free Antivirus qui est l’antivirus le plus utilisé et détient 11.45% des parts de marché. Derrière lui, Antivir et AVG. Autrement dit, ce ne sont que des antivirus gratuits. Ils donnent une vraie leçon aux concurrents qui sont autres que Symantec ou Bitdefender, des éditeurs qui font payer leurs antivirus. D’ailleurs Symantec (l’éditeur de norton) ne voit pas d’un bon œil ce trio de tête. Créer et faire payer un logiciel qui est moins performant et moins apprécié qu’un logiciel gratuit. Est-ce la nouvelle tendance ?
Google, le gratuit et les autres
On voit bien que le gratuit est un modèle qui porte ses fruits. Cependant, le gratuit ne peut se faire que n grande partie par un financement… c’est un paradoxe. Google propose des services gratuits mais financés avec la publicité. On peut aussi citer Mozilla Firefox qui est le deuxième navigateur le plus utilisé, mais la fondation Mozilla est financée à 80% par Google. Bon nombre de logiciels gratuits doivent tout de même avoir du financement. Soit par des financeurs privés, soit par la publicité, soit par un logiciel gratuit et une version payante pour un service amélioré, ou encore, par un produit « vache à lait », c’est à dire un produit phare qui est vendu par une société et qui lui permet de financer un logiciel gratuit à côté. Enfin, il reste aussi le don et l’investissement humain. C’est ce dont bénéficie beaucoup Linux et le monde du gratuit.
L’interdépendance nécessaire ?
Un logiciel de qualité n’est pas nécessairement un logiciel payant. Et un logiciel gratuit n’est pas non plus forcément de qualité. Ça va de soi. Mais tout ça pour dire que chacun a peut-être besoin de l’autre. On peut prendre Mozilla pour exemple. Serait-il aussi performant s’il s’auto-finançait. Et si Internet Explorer n’investissait pas autant d’argent et s’appuyait sur la communauté du libre pour développer son logiciel, serait-il aussi peu plébiscite ? Ce ne sont pas des arguments qui prouvent l’interdépendance nécessaire, mais au moins le débat est lancé, et je précise que mon avis est tout autre.
La guerre ne fait que commencer
Le logiciel gratuit attire la convoitise. Efficace, simple à utiliser et performant, pas besoin de marketing, c’est une formule qui échappe aux sociétés privées. Alors elles peuvent être tentées par le rachat. La preuve en ai avec Sun qui a été racheté par Oracle. Sun, l’éditeur de OpenOffice, l’excellente suite bureautique gratuite. Le rachat permet de s’approprier la suite bureautique, j’espère qu’elle restera gratuite. Mais au delà de ces rachats, il y a derrière une véritable guerre du logiciel et du brevet logiciel. On peut tout de même comprendre que investir des milliers millions d’euros pour des logiciels qui sont égalés, voir dépassés par des logiciels gratuit c’est frustrant. Mais ils oublient de prendre en compte le paramètre humain. Nous ne voulons pas de marketing et de consumérisme inutile, nous voulons un logiciel stable, simple et répondant à un but précis. Alors heureusement qu’il existe ce contre-pouvoir entre logiciel gratuit, libre et logiciel payant, notamment via des systèmes de licences libres ou payantes.
Pour finir, je voudrais rajouter une chose qui me tiens à cœur de le dire, et qui doit se ressentir dans l’article. Tant que les sociétés nous prendrons pour des pigeons et ne prendrons pas en compte nos véritables desiderata, le logiciel libre continuera sa progression. Et même si on nous sortait un logiciel parfait, mais payant, je préfère avoir un gratuit qui tend à s’améliorer. Car c’est tout a fait anormal qu’une société nous fournissent à l’heure actuelle des produits qui ne sont pas toujours fini. La dépendance financière est bien entendu une donnée à prendre en compte, mais notre liberté de choix et la solidarité sont des armes qui sont les plus efficaces.
Le logiciel est un marché, ce n’est pas nouveau. Et le logiciel libre est un trouble fête…




